02.12.2007

Journée internationale pour l’abolition de l’esclavage


Slavery monument, ZanzibarPersonne ne le sait parce que personne n’en parle, mais le 2 décembre est la Journée mondiale pour l’abolition de l’esclavage. Cette date commémore la date de l'adoption par l'Assemblée générale de l’ONU de la Convention pour la répression et l'abolition de la traite des êtres humains et de l'exploitation de la prostitution d'autrui qui a eu lieu le 2 décembre 1949.

Cette commémoration me donne l’occasion de rappeler un billet que Lyonel Kaufmann a écrit à l’occasion de la sortie d’un livre, La Suisse et l'esclavage des Noirs, écrit par Thomas David, Bouda Etemad et Janick Marina Schaufelbuehl et paru aux éditions Antipodes en 2005.

C’est aussi, et malheureusement, l’occasion de rappeler que l’esclavage existe encore et que la Convention évoquée ci-dessus est loin d’être appliqué partout. L’esclavage domestique existe encore et toujours dans des pays du Moyen-Orient et du Golfe Persique, tels que Liban, les Emirats Arabes Unis ou l’Arabie Saoudite. En Bolivie et en Colombie, des enfants sont exploités dans des mines de charbon alors que le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Ghana ou le Soudan connaissent un esclavage coutumier. Même l’Europe n’est pas en reste puisque le Royaume-Uni et l’Allemagne connaîtraient encore des cas de servitude domestique, une forme «moderne» de l’esclavage.

Actuellement, l'Organisation internationale du travail (OIT) évalue à 25 millions le nombre de personnes vivant dans des conditions assimilables à de l'esclavage.

Pour en savoir plus sur l’esclavage, voici un dossier que France 5 consacre à ce thème pour les élèves, mais qui se révèlera utile pour tout un chacun.

Commentaires

C'est bien d'indiquer à nos amis africains qu'il faut maintenant commencer à balayer un peu devant leurs propres portes. Je vous rappelle aussi que la traite arabe a toujours été sous-estimée par rapport à la traite atlantique pour cause de "political correctness".
Mais vous êtes en progrès, M.Hubler.
En fait, ce que veulent les gens comme moi, et je ne suis sûrement pas aussi isolé que le blog 24 heures pourrait le laisser entrevoir (mais les autres ont autre chose à faire que d'écrire dans ce ...), c'est que la gauche prenne en compte les problèmes de sécurité et d'immigration, thèmes que les plus gauchistes d'entre vous ont ces dernières années abandonnés aux gens de droite. Il se passe qqch chez les socialistes tendance Galladé, Jositch et parait-il M.Killias, le criminologue.
A l'heure de la mondialisation, il n'y a pas de raison de donner des passe-droits à vos camarades sous le prétexte qu'ils viennent d'une "noble contrée" genre Venezuela, Cuba, etc...
Cette logique a amené certaines personnes de gauche à défendre vos pires ennemis, du côté de l'islam. Ces nobles camarades ne sont pas plus nobles que vous et probablement moins : eux défendent peut-être des intérêts strictement nationaux...
Pour le reste, si vous avez envie de vous battre pour plus de justice sociale ici, vous avez bien raison.

Ecrit par : Géo | 02.12.2007

Parler de l'esclavage et de la traite des noirs, sans vouloir rechercher comment les marchands se sont trouvés en posession de ces esclaves, qui cela soit dis au passant dure depuis plus de 3 millénaires; c'est aussi oublier que dans l'Affaire de l'Arche de Zoé se sont les parents qui ont donné leurs enfants aux responsables de cette association, sous prétexte qu'ils allaient construire une école dans laquelle ils pourraient apprendre 4 langues.
Les Tsiganes en Roumanie aussi vendaient leurs enfants ou les abandonnait dans les orphelinats, mais cela aussi est occulté par vos "camarades" journalistes, cela ne fait "bon genre".
Votre vision très particulière de la dénonciation, comme Jean Ziegler qui clame haut et fort qu'à Cuba tout va bien...est vraiment "criminelle" et cela cache bien des choses.

Mais QUOI ?

Ecrit par : Victor DUMITRESCU | 02.12.2007

Que voulez-vous dire ? Que les responsables de l'esclavage et de la traite des êtres humains étaient les "fournisseurs" et pas les marchands et les esclavagistes ?
En plus vous mélangez allègrement les époques, vous confondez traite (négrière entre autres) et trafic d'êtres humains. Cette confusion ne simplifie pas la discussion.
Pour ce qui concerne l'abandon des enfants Rroms, vous pouvez relire le billet que j'ai écrit sur ce sujet.
http://alainhubler.wordpress.com/2007/11/17/campulung-cernauti-auschwitz-vichy-geneve/
Dans ma signature un peu de lecture pour vous.

P.S. Je constate que, dans votre profil, vous avez supprimé la première partie de de votre devise qui était : "Travai, patrie, famille".
C'est prudent. Saviez-vous que c'était la devise du régime de Vichy qui a remplacé un temps le "Liberté, égalité, fraternité" ?

Ecrit par : Alain Hubler | 03.12.2007

Monsieur Hubler votre art de faire diversion, en passant du père noël, à l’esclavage en passant par Béjart, etc, dérange. Vous n’êtes pas simplement un gauchiste, vous êtes un politicien qui soutient l’idéologie communiste. Quelqu’un a écrit « Le communiste bénéficie toujours de l'impuissance du souvenir. La propriété collective des moyens de production, qui est l'âme même - si l'on peut dire - ou l'armature de tout socialisme, inclu l'asservissement de tous les travailleurs et en particulier des plus humbles à l'appareil de l'Etat et à la minorité qui le commande, parce qu'elle ne peut s'exercer sans corollaire.
Le communisme a beau proclamer sans vergogne au monde que l' Etat est non seulement maître chez lui des moyens de production mais des travailleurs eux-mêmes, personne ne s'aperçoit que le système de l'esclavage, au sens le plus strict du mot, pèse encore sur des centaines de millions d'êtres humains. Rien n'est changé depuis Varron le vieil écrivain romain, qui divisait les instruments de travail en trois catégories« l'espèce parlante (les esclaves), l'espèce à voix inarticulée (le bétail), l'espèce muette (les véhicules) ». La situation s'est plutôt fortement aggravée depuis lors, puisque l'esclavage antique, spécifiquement agricole, était astreint au rythme alternatif des tensions et des détentes saisonnières que la technique moderne a éliminé ».

Vous voyez l 'Etat comme cette grande fiction sociale à travers laquelle chacun essaie de vivre aux dépens de tous les autres.

Le communiste bénéficie toujours de l'impuissance du souvenir, C’est se qui rend votre discours irrecevable. Faite d’abord votre autocritique et après vous pourrez donner des leçons au monde.

L’esclavage, la torture, toute ces horreurs sont inacceptables et ne sont que le fait d’êtres humains.

Pour votre information: Http://www.vodeo.tv/5-31-4347-zek-l-internationale-du-goulag.html?PARTID=8175&visu=4347


http://www.vodeo.tv/5-31-4347-zek-l-internationale-du-goulag.html?PARTID=8175&visu=4347

Ecrit par : E.T | 04.12.2007

"Le communiste bénéficie toujours de l'impuissance du souvenir"

Un autre document à regardé avec intérêt.

http://www.vodeo.tv/5-68-4683-staline-le-tyran-rouge.html?visu=4683

Il ne faut pas avoir peur de regarder dans le rétroviseur de l’histoire messieurs les popistes/communistes. Comment est-il possible de soutenir encore au 21 siècles et sans sourcilier une telle idéologie? Attention danger, c'est grave.

Ecrit par : E.T | 04.12.2007

Monsieur E.T Anonyme,
Vous parlez de totalitarisme et vous trouvez que le fait que j'aborde des sujets variés sur mon blogue vous dérange ! Vous avez un drôle de sens de la liberté. Ceci dit, même s’ils sont sans rapport avec ce billet, je vous remercie pour vos liens.
Il est toujours édifiant de voir les conséquences du totalitarisme. Quel qu’il soit, d’où qu’il provienne.
Il est juste dommage que vous fassiez une fixation sur les régimes totalitaires communistes et que vous oubliiez tous les autres.
Pour revenir au communisme, j’aimerais vous rassurer. Les valeurs que je défends sont le bien commun (d’où communisme) donc un service (au) public fort et répartiteur de richesses ; plus d’égalité donc moins de discrimination (raciales, sexuelles, etc.), une économie à laquelle chacun contribue selon ses capacités et selon ses besoins et, c’est vrai, une propriété privée limitée ou compensée par l’impôt ; une écologie sociale et un frein au productivisme qui a survécu à l’URSS et finalement la démocratie.
Par contre, je condamne toute forme de dictature et de totalitarisme, même celles visant à mettre en pratique les valeurs énoncées ci-dessus.
Voilà, j’espère avoir été clair et limpide.

Ecrit par : Alain Hubler | 04.12.2007

Pour ma part, je l'ai écrit un peu plus haut :
"Pour le reste, si vous avez envie de vous battre pour plus de justice sociale ici, vous avez bien raison."
Qui est vraiment contre cela ?

Ecrit par : Géo | 04.12.2007

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