05.02.2010
Lausanne, la zone ?
Depuis un certain temps, le Conseil communal de Lausanne est submergé d'interventions en lien avec la sécurité ou, plus précisément, l'insécurité réelle ou ressentie. Il ne se passe plus une séance sans qu'il soit question de bagarres, avec ou sans couteaux, de mendicité, de toxicomanie ou de deal. Contre ce qui semble être une déferlante de violence en ville, chaque parti y va de son idée : engagement de policiers spécialisés dans la lutte contre les dealers, interdiction des armes aux abords des lieux de festivités nocturnes ou de la mendicité ou encore la très tendance vidéosurveillance.
Pour justifier leurs propositions, les conseillers communaux se basent le plus souvent sur des articles de journaux, sur des narrations de personnes de leur connaissance ou sur des expériences personnelles. C'est ainsi que l'on a entendu récemment un conseiller qui racontait avoir pris un taxi pour traverser la place Chauderon tant le passage sous route lui paraissait dangereux !
Soyons clairs : le fait divers ne l'est pas pour celui ou celle que le subit. Cependant, collectionner les coupures de presse, tout en ne fréquentant que peu, ou pas, les lieux dangereux, il est évident que l'on finit par s'exprimer sur des événements et un sujet que l'on ne maîtrise pas.
Pour savoir si Lausanne est devenu le Bronx que certains décrivent, j'ai choisi d'en toucher un mot à une personne concernée. C'est ainsi, qu'au cours de mes pérégrinations de conseiller, j'ai eu l'occasion de m'entretenir avec une jeune policière.
La représentante des forces de l'ordre m'a appris plusieurs choses. D'abord que l'on ne risque rien dans les parages des dealers car ils ont autre chose à faire. Ensuite que les marginaux qui fréquentent la Riponne sont peut-être bruyants, mais pas dangereux non plus. Enfin, que les bagarres au couteau ou non ont lieu essentiellement dans un cadre festif et alcoolisé. Mieux, selon elle, la solution résiderait plus dans la prévention que dans la répression. Mon interlocutrice a ajouté qu'en trois ans, elle n'a jamais utilisé aucune des armes à sa disposition.
Cette discussion n'est pas représentative, mais elle vaut autant qu'un fait divers monté en épingle par la presse ou les politiques.
- Articulet publié dans le Lausanne Cités du 4 février 2010.
- Crédit photographique : image empruntée à la bonne franquette à Lausanne Tourisme © LT/Muris Camo
Cet ari
09:57 Publié dans Sécurité | Lien permanent | Commentaires (58) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : armes, élu, danger, fait divers, insécurité, lausanne, police, presse, sécurité, ville


Trackbacks
Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://alainhubler.blog.24heures.ch/trackback/26457
Commentaires
Je partage entièrement votre avis M. Hubler, et vous remercie de soulever cette question très intéressante. Il est surprenant de voir le nombre de gens qui confondent faits divers et réalité.
L'angleterre est un des pays à garder une statistique très détaillée sur la 'criminalité'. A première vue, les résultats ont montré une augmentation des violences de 35% ces dernières années. Sauf qu'il n'en est rien. La police a changé la manière dont elle enregistrait ses données en 2002, créant cette illusion. Si l'on s'en réfère au British Crime Survey, une étude sérieuse menée depuis de nombreuses années et qui se base sur les rapports de gens ayant vécu des agressions, elle montre en réalité une baisse de 50% depuis 1995. (Ce rapport ne donne pas non plus une image complète, il ne ressense pas les cas de meutre.)
Comme quoi, se baser sur des faits divers pour généraliser est très dangereux...
Ref: http://www.guardian.co.uk/news/datablog/2010/feb/03/conservatives-crime-figures
Ecrit par : Nicolas | 05.02.2010
A une heure où Google s'allie au NSA, c'est pas le petit dealer de la Riponne qui m'effraie. Je me rappele d'une chose, dans le temps, les tâches de sécurité étaient réservées à l'Etat. Depuis que l'on privatise la police, faut bien dévelloper le buisness. Franchement, voir trois gorilles débouler dans mon wagon me fait plus peur qu'une bande de jeunes turbulents.
Depuis des années, la criminalité est en baisse. On a donc augmenté l'intolérance et incité les gens à déposer plainte pour un oui ou pour un non. Résultat, on utilise les conflits de voisinnage, les problèmes familliaux, les bagarres entre gamins, pour démontrer le besoin de sécurité.
Dans tout ça, je connais une chose qui fait bien monter les statistiques de la délinquance: l'augmentation de la pauvreté.
Je fume du thé, je reste éveillé, le cauchemar continue.
Oussama Babeuf
Ecrit par : Oussama Babeuf | 05.02.2010
Si ces questions auraient été pris au sérieux il y'a des années, le problème auraient peut-être réglé. Mais certain élus ont toujours préféré rigoler de ceux qui ne se sentait pas en sécurité.
Pour ce qui concerne la sécurité, ca me rapelle une amie qui prenait souvent le train et qui voyait souvent la présence des "gorilles" au heures d'écoles pour choper les fumneurs de joints mais qui n'en voyait jamais dans le dernier train. Lä où généralement ont lieu les problèmes et d'ailleurs là où elle s'est faite agressée.
"Dans tout ça, je connais une chose qui fait bien monter les statistiques de la délinquance: l'augmentation de la pauvreté."
Comme je le dis, ce n'est pas en alourdissant encore les frais sur la classe moyenne, que l'on va augmenter la pauvreté. On permet juste à ceux qui était limite dans la classe moyenne, de passer dans la classe de la pauvreté.
Et d'un autre côté ca doit faire plaisir à certain de la gauche qui eux considère un pauvre = gentille victime et riche = méchant égoiste. Du coup comme ils ne veulent pas "méchant égoiste" mieux vaut que les gens soient pauvres.
Et ce ne sera bien des années plus tard quand ces pauvres auront les moyens d'envoyer valser tous ces idéologistes que la gauche dira "l'argent ca pue et ceux qui ont de l'argent sont méchant et égoiste".
Ecrit par : DdDnews | 05.02.2010
Monsieur Hubler, finalement vous nous dites: pas de panique tout le monde il est beau, il est gentil et tout va bien. Le fait que le municipal de la police vous est politiquement très proche, n'influencerai t-il pas un chouiat votre analyse. Vos essayez de comprendre cette situation, c'est bien! Mais que votre analyse se base sur les dires d'UNE "politesse", n'est pas très sérieux, pas plus que certaine UNE des journaux. Vous écrivez "interdiction des armes aux abords des lieux de festivités nocturnes". Vous rigolez, le port d'arme est strictement limité a certains personnes ou personnel d'entreprises spécialisées, festivités ou pas! Le port d'armes est strictement réglementé est géré par l'administration, peut être que je me trompe? Cessont de banaliser, nous ne sommes pas au Texas et personne n'est autorisé a se promener dans la rue avec une arme pour sa "self-defense ou pour allumer quelqu'un" qu'il soit violet, gris, orange, d'en haut ou d'en bas! Mon analyse me dit que si nous avons une telle situation, c'est que la confiance en nos autorités et surtout en la justice du sursis à perpette est a dépoussiérer en tout urgence! N'est se pas le devoir du légistlatif?
La première fois est déjà de trop, point barre. Le cas des 2 "apprentis" tueurs relachés qui s'étaient trompés de victimes est incroiable!
C'est pas un jeu, et je me permet cette image, si il y a des vapeur d'essence et que vous jouez avec votre briquet "just for fun", ça vous pet à la gueule comme on dit, il n'y a pas de sursis, que vous soyez de gauche ou de droite! Continuez votre analyse et demandez l'avis d'une deuxième "politesse" expérimentée, moins jeune.
Le vrai problème est la justice, les meilleurs policiers ne servent à rien si la justice ne fait pas son travail. Arrêtons de leurs construire des palaces! Une justice efficasse au service des citoyens, pas des tasers.
Ecrit par : E.T | 05.02.2010
Si on s'en tiens aux chiffres de l'offstat plutot qu'aux interpretations de bistrot, Le nombre total de delits serait stable mais la part de delit avec violence a explosé. Et ces derniers sont evidement les moins acceptables.
En fait j'aimerais réllement comprendre pourquoi la gauche cherche systematiquement a cacher la merde sous le tapis et regarder ailleur plutôt que de chercher a y remedier pour le bien de la société dans son ensemble.
Ecrit par : Eastwood | 05.02.2010
"D'abord que l'on ne risque rien dans les parages des dealers car ils ont autre chose à faire"
Il convient tout de même de signaler que les dealers sont l'ultime maillon d'une chaîne dont l'autre extrémité est constituée par les cartels colombiens de la drogue, dont on connaît les méthodes et qui ont à leur actif nombre d'assassinats et de tortures.
Certes, les dealers lausannois ne tuent ni ne torturent, ce qui n'en fait pas pour autant de sympas et cools Africains avec qui pactiser. Le produit qu'ils vendent n'est pas du sucre en poudre mais une saloperie qui rend méchamment dépendant et dont le produit vient garnir les comptes en banque d'infects salopards.
Habitant moi-même dans une rue envahie tous les soirs par les dealers, je peux constater aussi que ceux-ci se saoulent, et occasionnent dès lors fréquemment du tapage et des déprédations. En outre, il n'est guère agréable, lorsque l'on rentre chez soi, de devoir traverser un groupe de blacks dealers de coke stationnés devant l'entrée de votre immeuble.
Le tiers-mondisme ne doit pas rendre aveugle.
Ecrit par : Cagli | 05.02.2010
Eastwood, je n'ai pas entendu la même chose à propos des chiffres. Avez-vous la référence à nous faire partager?
Ecrit par : Nicolas | 05.02.2010
nicolas .... faut lire "Le Matin", "20 Minutes" et "Blick am abend" !!!
Impardonnable !
Ecrit par : Vince | 05.02.2010
Nicolas:
http://www.fedpol.admin.ch/etc/medialib/data/kriminalitaet/statistik/kriminalitaet.Par.0013.File.tmp/PKS_08_fr.pdf
Et en particulier l'annexe F demontrant que les lesions corporelles intentionelles on presque doublé depuis 1999.
Vince,
Inutile d'étaler ton incompetence suffisante... Libre a toi de stigmatiser ceux qui lisent ces gratuits mais que ça ne t'empêche pas de taper "office federal de la statistique" dans google. Faut te donner l'url de google ou t'y arriveras tout seul ?
Ecrit par : Eastwood | 05.02.2010
Merci pour le lien, ça me semble très intéressant. Je me pencherai dessus dès que j'aurai un peu de temps.
Ecrit par : Nicolas | 05.02.2010
Finalement Monsieur Hubler vous posez une vrai question.
La réponse et OUI!
Monsieur le membre du légistlatif et maintenant?
Ecrit par : E.T | 05.02.2010
Merci Eastwood, merci beaucoup ... c'est quoi "url" ?
Ecrit par : Vince | 05.02.2010
Il n’y a que les zinzintellectuels de gauche et leurs affidés pour croire que l’insécurité est liée, à la hausse comme à la baisse, aux statistiques de la criminalité. J’avais, il y a bien des années, découvert cette « théorie » dans « Libération » et j’avais été rassuré en constatant que ses journalistes n’étaient en rien moins bêtes que les autres.
L’insécurité est fondamentalement un sentiment et, comme tous les sentiments, elle emporte sa part d’émotionnel, qui conduit à adopter des comportements nouveaux ou à modifier des comportements anciens, en vertu de la préoccupation du « au cas où »...
Ainsi, l’insécurité, c’est quand subitement, on ne part plus de chez soi sans fermer les deux serrures de la porte d’entrée, au lieu d’une ;
- c’est quand à onze heures, on va chercher sa fille chez une copine parce qu’on n’aime pas la savoir toute seule dans la rue à cette heure-là ;
- c’est quand les habitants d’un groupe de villas mettent en place un système de surveillance relié à la gendarmerie ;
- c’est quand le voisin demande de vider sa boîte aux lettres parce qu'il s’absente pour trois jours ;
- c'est quand une femme pense à tenir le sac où se trouve l'argent des paiements du mois du côté façade du trottoir plutôt que du côté rue ;
- c'est quand, tous les quinze jours, on apprend qu'un nouveau cambriolage a été perpétré dans un rayon de trois cents mètres autour de chez soi ;
- c'est quand un utilisateur du Bancomat scrute prudemment les environs avant de prélever de l'argent dans l'appareil…
On pourrait ainsi multiplier les exemples qui sont autant de mises en conditions de comportements banals de la vie quotidienne, non quantifiées par l'OFS, et qui sont à l'origine d'un malaise diffus mais presque permanent.
Telle est la VRAIE insécurité. Un sentiment qui conduit à envisager des agressions et à prendre des précautions pour n'avoir rien à se reprocher, par la suite, "au cas où" justement. Et c'est ce sentiment qui, même si ce n'est pas dans des proportions insoutenables, contribue à empoisonner la vie des braves gens, en particulier des plus vulnérables évidemment.
Et ce ne sont pas les propos lénifiants d'une fliquette qui peuvent y changer quoi que ce soit ! Et pas non plus les phrases stupides du type "C'est pas le Bronx !" qui croient évacuer le problème en observant que c'est pire ailleurs.
Ecrit par : Scipion | 05.02.2010
Pour ce qui est des statistiques, pas besoin d'aller jusqu'à la Confédération. Ainsi les statistiques de la police vaudoise disponibles sur le site du canton nous apprennent qu'en dix ans (1999-2008)
- Les lésions corporelles graves sont passées de 19 à 35 (50 en 2007) soit 84 % d'augmentations
- Les lésions corporelles simples de 363 à 843, soit 232 % d'augm !!
- et le plus beau : les voies de fait de 392 à 1812 soit 462 % !!!
Comment un élu du peuple peut-il ignorer ces statistiques et continuer à insinuer que ce n'est que dans les fantasmes des gens que la violence augmente. Je vais vous apprendre quelque chose Monsieur Hubler : On peut être de gauche, voire d'extrême gauche (ce qui est mon cas) et ne pas supporter le dogmatisme qui aveugle votre parti.
Contrairement à vous, puisque vous avez besoin d'un policier pour jauger le niveau de l'insécurité à Lausanne, je sors, je bouge et beaucoup et Oui le passage sous Chauderon est devenu un coupe gorge. J'y passe environ trois fois par semaine en rentrant du cinema depuis le Flon et à huit heures du soir vous rencontrez : des bandes de jeunes, musique à coin et hurlant, des dealers par DIZAINE (ceux qui ne sont pas en train d'arpenter les rues en direction de Bel-Air, Saint-François et la Gare) qui occupent tout le sous-sol et la montée d'excalier de Chauderon guettant le passant et des clodos pour compléter le tableau. De plus, la semaine passée les grandes vitres de la bibliothèque étaient totalement brisées. Avez-vous vraiment besoin que l'on vous annonce un mort tous les jours pour admettre l'évidence. Cela vous géneraît-il d'envisager ne serait-ce qu'un seul instant que les gens dénonçant cet incroyable glissement vers le n'importe quoi ne sont pas tous forçément des inquiets facho et xénophobes ? Je parcours volontiers avec vous les rues du centre plusieurs soirs vers 20 heures avec vous pour enfin vous mettre le nez sur le caca, car le type de comportement qui consiste à nier et à stigmatiser devient de plus en plus insupportable.
Ecrit par : Dédé | 05.02.2010
"c'est quoi "url" ?"
Des fois que tu sois connecté à Internet et que tu saches te servir de Google - ouais, je sais ça fait déjà "beaucoup" de conditions - tu devrais pouvoir te dém...der tout seul, partageux !
Ecrit par : Scipion | 05.02.2010
"On pourrait ainsi multiplier les exemples qui sont autant de mises en conditions de comportements banals de la vie quotidienne, non quantifiées par l'OFS, et qui sont à l'origine d'un malaise diffus mais presque permanent."
Le problème avec l’insécurité c’est de savoir sur quoi elle est fondée.
Et c’est là que malheureusement on se rend compte que les médias et l’extrême droite ont des intérêts communs. Ils ont en effet très bien compris qu’il n’y avait pas meilleur vendeur que la peur. Du coup pour que celle-ci débouche sur une véritable insécurité propice autant à vendre de l’audience que des idées (ou des sauveurs) politiques, il leur faut à chaque jour remettre le métier sur l’ouvrage.
Voilà pourquoi, aujourd’hui, des simples constats de police font la une des journaux et des agressions et autres cambriolages (qui ont pourtant toujours existés) font l’objet de grands reportages.
C’est d’ailleurs la Tribune de Genève, l’autre samedi qui faisait deux pages sur l’insécurité à la gare Cornavin. Sauf qu’en lisant l’article, on se rendait compte qu’il était basé que sur un unique témoignage au sujet d’une tentative (!!) d’agression qui avait eu lieu il y a…quelques mois.
Par ailleurs, c’est sauf erreur le conseiller national André Reymond qui était tout fier de raconter que c’est après s’est fait attaquer à la gare (encore !) par un noir qu’il avait décidé de rentrer à l’UDC…
Alors oui, il vaut mieux prévenir que guérir. Oui, même si on est effectivement encore loin de ce qui se passe ailleurs dans le monde, le sentiment d’insécurité a augmenté. De là en faire un outil de propagande ou de vente, non !
Ecrit par : Vincent | 05.02.2010
J'avais dit que je n'intervenais plus chez Hubler parce que cela me paraissait le seul moyen d'éviter mon double malfaisant, mais je ne peux résister à féliciter Dédé pour son intervention. Cela fait des années que j'essaie de convaincre les gens de gauche qu'ils n'ont rien à gagner à nier le problème de la violence et de la délinquance. Et après tout, Karl Marx avait le plus profond mépris pour le lumpenproletariat, avec des arguments bien fondés. La révolution ne se fait pas avec la crapule, qui aurait par contre une certaine tendance à se vendre aux pires fascistes...
Ecrit par : Géo | 05.02.2010
Merci Scipion, merci beaucoup .... même les questions les plus basiques tu n'arrives pas y répondre. Je me demande bien pourquoi tu te lances dans des sujets qui te dépassent alors largement avec ton lénifiant discours haineux.
Ecrit par : Vince | 05.02.2010
"Je me demande bien pourquoi tu te lances dans des sujets qui te dépassent alors largement avec ton lénifiant discours haineux."
Je comptais sur toi pour le réfuter, mais bon, on n'est jamais déçu que par les gens qu'on a surestimés :o)
Ecrit par : Scipion | 05.02.2010
Merci à Dédé pour sa leçon. Hélas, tout n'est pas si simple et le chiffres cachent parfois des réalités pas si évidentes. Témoin cet extrait d'un communiqué de presse de la Police cantonale vaudois en 2005 :
"Avec l'entrée en vigueur, le 1er avril 2004, de la modification du Code pénal qui voit la poursuite d'office des violences conjugales, les interventions pour des délits tels que lésions corporelles et voies de faits, ont littéralement explosé." http://tinyurl.com/ydbvkuv
Autre chose, si les "clodos" et les "bandes de jeunes, musique à coin et hurlant" suffisent à faire de Lausanne un "coupe gorge", je comprends mieux votre position, même si je ne la partage pas.
Pour les mesures, j'en vois deux :
1) Réintroduction de la clause du besoin (pour les bistrots-discothèques)
http://alainhubler.wordpress.com/2009/09/19/violences-urbaines-un-debut-de-solution/
2) Interdiction de toute arme. Il y a bien un conseiller communal qui veut les interdire le soir, près de lieux de loisirs. Autant généraliser, moi en tout cas cela me sécuriserait de savoir que personne n'est armé dans ma ville, mon canton, mon pays, etc ...
Etes-vous d'accord avec ça ?
Ecrit par : Alain Hubler | 05.02.2010
"Ainsi les statistiques de la police vaudoise disponibles sur le site du canton nous apprennent qu'en dix ans (1999-2008)
- Les lésions corporelles graves sont passées de 19 à 35 (50 en 2007) soit 84 % d'augmentations
- Les lésions corporelles simples de 363 à 843, soit 232 % d'augm !!
- et le plus beau : les voies de fait de 392 à 1812 soit 462 % !!!"
Bon d’accord, il y a des chiffres qui ne trompent personne, même si dans ma jeunesse j’ai assisté (presque toujours de loin) à de nombreuses bagarres dont certaines à coup de couteau ou de bouteille brisée et je n’ai jamais vu arriver les flics. Aujourd’hui, on les appelle au premier coup de poing.
Par ailleurs, les chiffres cités par Dédé sont peut-être impressionnants au niveau de l’augmentation mais au niveau du nombre, j’ai de la peine à être effrayé, désolé !
Mais bon, c’est vrai que ça augmente méchamment.
Et puis vous savez quoi, le nombre de meurtre de banquier en tenue vinyle par une maîtresse cupide a augmenté de 100 % ces derniers 10 ans….Effrayant non ?
Ecrit par : Vincent | 05.02.2010
"Et c’est là que malheureusement on se rend compte que les médias et l’extrême droite ont des intérêts communs. Ils ont en effet très bien compris qu’il n’y avait pas meilleur vendeur que la peur. Du coup pour que celle-ci débouche sur une véritable insécurité propice autant à vendre de l’audience que des idées (ou des sauveurs) politiques, il leur faut à chaque jour remettre le métier sur l’ouvrage."
Les médias rapportent ce qu'il se passe et si, dans le monde d'aujourd'hui, il se passe énormément de choses qui favorisent l'extrême-droite, c'est de toute évidence que la droite courbe et les gauches bobo, caviar, Marrakech et alternatives, sont infoutues d'y remédier. Alors, c'est peut-être avec ces crétins et bouffons qu'il faudrait voir...
Un exemple : lors des législatives de mars 2008, en Italie, les gauches alternatives de la coalition arc-en-ciel se sont effondrées (perte de 70 sièges de députés et sénateurs sur 70). De nombreux électeurs communistes ont passé à la Ligue du Nord, et par la suite, ils ont expliqué qu'ils avaient refusé de voter pour "le parti des étrangers et des tapettes"(frocci, en v.o.).
Alors c'est de la fautàqui si la Ligue a progressé ? Faut pas charrier. Adressez-vous donc aux vrais responsables, ceux qui sont incapables de prendre en compte les vraies préoccupations du vrai peuple.
Ce peuple qui d'un même mouvement est parfaitement capable de souffleter l'Islam et tout l'establishment politico-mediatico-religio-syndicalo-droit-de-l'hommiste de la Confédération.
Ecrit par : Scipion | 05.02.2010
Vous posez la question: "Lausanne, la zone ?"
La réponse est OUI
A quoi sert de sortir des communiqués de 2005! Nous vivons en 2010!
2ème essais
Ecrit par : E.T | 05.02.2010
"Autre chose, si les "clodos" et les "bandes de jeunes, musique à coin et hurlant" suffisent à faire de Lausanne un "coupe gorge", je comprends mieux votre position, même si je ne la partage pas."
Je n'écris pas spécialement pour vous, Hubler, mais vous devriez tout de même lire mes considérations sur ce qu'est le "vécu de l'insécurité" par les gens ordinaires.
" moi en tout cas cela me sécuriserait de savoir que personne n'est armé dans ma ville, mon canton, mon pays, etc ..."
Et pour être "sécurisé", vous prévoyez des scanners corporels tous les cent mètres, ou vous misez tout sur le légendaire sens civique des voyous, harengs, peaux-rouges, brigands, racailles, truands et gangsters ?
Ecrit par : Scipion | 05.02.2010
Hubler@ Réintroduction de la clause du besoin. Pour une fois je suis d'accord avec vous. Et quand on a besoin, faut pas se gêner.
Ecrit par : Géo | 05.02.2010
" 2) Interdiction de toute arme. Il y a bien un conseiller communal qui veut les interdire le soir, près de lieux de loisirs. Autant généraliser, moi en tout cas cela me sécuriserait de savoir que personne n'est armé dans ma ville, mon canton, mon pays, etc ...
Etes-vous d'accord avec ça ? "
J'espère que vous ne parlez pas de la police. Car les truands eux s'en tape des lois qui interdiraient les armes.
D.J
Ecrit par : D.J | 05.02.2010
Monsieur Hubler,
Je vous remercie d'avoir pris la peine de me répondre, c'est toujours ça ! Je rectifie volontiers : les faits décrits dans mon premier message (que j'observe tous les soirs ou je passe dans ce sous-voie) ne suffisent effectivement pas à en faire un coupe-gorge dans le sens ou nous ne dénombrons certainement pas une gorge coupée tous les soirs. Par contre ils contribuent à créer un sentiment de zone de non-droit ou tout peut se passer sans que cela n'émeuve plus que ça un élu comme vous accroché à son dogme.
Quoi que vous puissiez en croire, je suis réellement très préoccupé par le sort de mes semblables, je serais toujours du côté des plus faibles, des oubliés de la croissance, des victimes du capitalisme triomphant, de ceux qui veulent abolir le secret bancaire, de ceux qui se délectent des cris des pleureuses criant au vol de données bancaires, de la pauvreté organisée, de l'exploitation des clandestins MAIS JE N'ACCEPTERAIS JAMAIS QUE MES SEMBLABLES SOIENT VICTIMES DE VIOLENCE AVEREES SANS QUE QUICONQUE BOUGE LE PETIT DOIGT ET PIRE LES NIENT DANS LEUR SOUFFRANCE par peur de perdre des parts de marché politique ou par refus de remettre en question les dogmes qui les rassurent. Voici des exemples concrets de cette violence qui empoisonne de plus en plus la vie de ceux qui veulent encore vivre normalement :
- Le fils (17 ans) de ma marraine s'est fait agressé à coup de couteau par une racaille dans un bal de jeunesse à Echandens au mois de novembre. Transporté d'urgence au CHUV, il a été sauvé d'extrême justesse (et rien dans les journaux Monsieur Hubler)
- Le fils de 18 ans d'une de mes collègues, apprenti-charpentier, s'est fait tabasser dans le train Lausanne Morges à 7 heures du matin car il n'avait pas de cigarette à offrir à un jeune... Il a fini aux urgences de l'Hôpital de Morges et depuis a arrêté son apprentissage et ne sort plus de chez lui. (Et rien dans les journaux Monsieur Hubler)
- J'ai personnellemnt été agressé aux bains des Paquis à Genève par une bande de 6 jeunes il y a deux ans. Couteau sous la gorge, renversé, humillié pendant plus d'une demi-heure. Coups, vol et les flics qui vous disent que vous étiez au mauvais endroit au mauvais moment. (Et rien dans les journaux Monsieur Hubler)
Je vous en offre d'autres sur demande.
Que des jeunes tels que Vincent et Vince pensent qu'ils vont changer le monde alors que dans dix ans ils auront mis leurs enfants en école privée parce que franchement "ça devient n'importe quoi" et rouleront en 4X4 après s'être payé une maison loin de la ville et de ses tourments, j'en ai connu des dizaines et je ne leur en veux pas car j'étais pareil à leur âge (je n'ai quand même que 45 ans !) et que c'est le propre de la jeunesse de croire à un monde meilleur.
Mais VOUS Monsieur Hubler, un élu du peuple, comment pouvez-vous encore nier la montée de la violence à coup de petits discours politicarts, mesquins et dévalorisants pour ceux qui vous ont fait confiance.
Je vous demande pas de régler le problème mais de l'admettre car vous savez quoi ? On ne peut commencer à trouver des solutions que lorsqu'on admet un problème.
Quand à votre proposition de légifération concernant les armes, elle ne démontre qu'une chose, c'est que vous êtes déconnecté de la réalité car les lois n'ont jamais arrêté ceux qui n'ont pas grand chose à perdre.
Bonne soirée
Ecrit par : Dédé | 05.02.2010
Monsieur Hubler,
les armes à feu sont déjà réglementées et ne sont pas encore un véritable problème en Suisse, mis à part les armes factices qui ressemblent trop aux vraies, à tel point qu'il a fallu en interdire la vente pour éviter que des gamins ne se fassent tirer dessus par la police.
Les armes blanches sont un problème à peu près insoluble, malheureusement. Vous ne pouvez réglementer la vente de cutters, de ciseaux, de couteaux suisses, militaires ou non, avec tire-bouchon ou non...
Et avant que l'agression à l'arme blanche ne se soit produite, vous ne pouvez pas déduire que l'adolescent de 14 ans qui la transporte négligemment dans sa poche de veste à 22h soit autre chose qu'un idiot distrait, n'est-ce pas ?
Monsieur Hubler, avez-vous des enfants qui ont eu entre 14 et 20 ans, dans ces 10 dernières années ?
Parce que j'ai du batailler ferme, de longues heures, plusieurs fois, pour faire comprendre à ma fille que d'avoir un cutter dans son sac à mains à 14 ans ne la protégerais jamais de rien, bien au contraire. Et que je suis pas encore certain qu'il n'y en ait jamais eu dans ses affaires, même si elle a fini par me faire croire qu'elle m'avait compris...
Monsieur Hubler,
prenez congé un mercredi après-midi, restez discrètement debout près d'un groupe d'ados sur le toit de la Fnac s'il fait beau, ou dans le centre Métropole s'il pleut, et écoutez-les. Vous entendrez ce qu'ils ne disent d'habitudes ni à leurs parents, ni à leurs professeurs, ni à la Police, ni aux politiciens. C'est passionnant, à vous redonner le sourire et la foi en un avenir radieux, vous verrez, si vous faites cet effort...
Monsieur Hubler,
les statistiques sont des chiffres sur le papiers. Malheureusement, une vaste majorité des citoyens de cette ville de Lausanne ont une connaissance proche qui à été ou a bien cru être victime d'une agression gratuite, qui ont eu peur. C'est subjectif, la peur, contrairement aux statistiques.
La peur, c'est savoir qu'à certaines heures dans certains endroits de cette ville, le pire peut vous arriver. Alors qu'avant, vous n'y pensiez pas.
De plus, même les moins peureux changent très vite d'avis quand 10 excités sont à moins de 50 mètres d'eux... Et après l'avoir vécu, même sans conséquences, ils aimeraient bien éviter de se retrouver dans cette situation.
Dernière chose, j'en ai déjà trop dit : Vous vous souvenez de ces comédiens qui jouaient des scènes de violence en ville pour voir si la population réagissait ?
Ecrit par : Greg | 05.02.2010
Monsieur Hubler, les propos de la policière m'interpellent: "on ne risque rien dans les parages des dealers car ils ont autre chose à faire". Avez-vous déjà descendu la rue de Bourg après 21h? C'est une heure raisonnable, non? C'est l'heure où l'on va/sort du restaurant. C'est l'heure où l'on va/sort du cinéma. C'est l'heure où l'on prend simplement plaisir à se promener parce que jusqu'à pas si longtemps, "c'est beau une ville la nuit" comme l'a dit Bohringer.
Or, dans ce qui est, (ou ce qui fut, c'est selon) la rue commercante la plus prestigieuse de la ville, une bonne quarantaine de noirs sont postés tous les 5 mètres, vous hélent, vous approchent, vous touchent, donc envahissent grossièrement votre espace personnel, et vous proposent leur dope. Et cela ce n'est pas du fait divers, c'est un sentiment objectif d'insécurité!
Je précise qu'âgé de 35 ans, je n'ai ni le profil d'un agent immobilier-flambeur-cocaïnomane, ni d'un jeune baba à la recherche d'herbe pour son samedi soir.
Cette situation est scandaleuse. Il y a tout juste 10-15 ans, les jeunes babas étaient considérés comme le summum de la rebellion et de l'incivilité. Aujourd'hui c'est du n'importe quoi et il y a encore des gens qui minimisent, voire nient les problèmes et s'étonnent du triomphe de l'udc.
Ecrit par : De Kooning | 06.02.2010
"Or, dans ce qui est, (ou ce qui fut, c'est selon) la rue commerçante la plus prestigieuse de la ville, une bonne quarantaine de noirs sont postés tous les 5 mètres, vous hèlent, vous approchent, vous touchent, donc envahissent grossièrement votre espace personnel, et vous proposent leur dope."
Soit ce que vous dites est exagéré - ce que je n'ai aucune raison de croire - soit on doit s'interroger sur les motifs - on devrait peut-être dire les mobiles -, qui conduisent à tolérer l'intolérable, puisqu'il suffirait certainement de cent cinquante policiers, pour une partie d'entre eux "banalisés" et mêlés aux passants, pour boucler le périmètre - les rues et passages adjacents étant en très petit nombre (quatre en tout, si je ne m'abuse) - et procéder à la plus fructueuse des rafles...
Et si, un jour, des citoyens exaspérés décident de faire eux-mêmes le ménage, plutôt que de les fustiger, on se souviendra de Thomas Hobbes : "Le droit que, par nature, les humains ont de se protéger eux-mêmes, quand personne d'autre ne peut le faire, ne peut être abandonné par aucune convention." Ca peut peut-être se plaider, devant un tribunal...
Ecrit par : Scipion | 06.02.2010
"Soit ce que vous dites est exagéré - ce que je n'ai aucune raison de croire" -> c'est exagéré. Aucun dealer n'a jamais touché un passant. Ils vendent de l'illégal, mais ils ne sont pas cons!
Ecrit par : Nicolas | 06.02.2010
"...c'est exagéré."
T'es à qui, toi ?
"Aucun dealer n'a jamais touché un passant."
Alors, dans ce cas, il fallait dire : c'est TRES, TRES, TRES excessivement exagéré !
Et ça remet complètement en cause mon "plan de rafle". Merci Nicolas.
Tssssssss...
Ecrit par : Scipion | 06.02.2010
J'aime beaucoup comment Scipion a toujours raison, et comme toutes les interventions sauf les siennes sont ridicule.
Ecrit par : Nicolas | 06.02.2010
Et moi, j'adore les trolls qui n'ont rien de mieux à faire que de parler de moi et de la nature de mes prestations, mais qui n'ont pratiquement rien à dire de leur contenu.
En vertu de quoi, je tiens le témoignage de De Kooning pour vrai - et c'est là que réside l'essentiel - en n'excluant pas qu'une fois ou l'autre, il ait été touché par un dealer subsaharien plus câlin que les autres, qui lui aura pris le bras ou posé une main sur l'épaule.
Ecrit par : Scipion | 06.02.2010
"Puisqu'il suffirait certainement de cent cinquante policiers, pour une partie d'entre eux "banalisés" et mêlés aux passants, pour boucler le périmètre - les rues et passages adjacents étant en très petit nombre (quatre en tout, si je ne m'abuse) - et procéder à la plus fructueuse des rafles..."
Ça a l'air si facile, si discret, si efficace, si évident qu'on s'étonne que la drogue illégale continue à être vendue un peu partout dans le monde.
J'ai imaginé à quoi pouvait ressembler la rue de Bourg avec 150 policiers, dont certains banalisés, "mêlés" aux passants ... Il n'y a pas à dire, ça c'est de la tactique. Le jour où le Cdt Hagenlocher prendra sa retraite, il faut absolument que vous postuliez, Scipion.
Ecrit par : Alain Hubler | 06.02.2010
"J'ai imaginé à quoi pouvait ressembler la rue de Bourg avec 150 policiers, dont certains banalisés, "mêlés" aux passants ..."
Ah ouais, et concrètement, ça a donné quoi ? Vous qui êtes un élu du peuple, votre avis serait intéressant à connaître par le détail...
"...qu'on s'étonne que la drogue illégale continue à être vendue un peu partout dans le monde."
Je connais un peu la rue de Bourg, ça ne fait pas spécialement penser à partout dans le monde, mais à une simple rue de la casbah d'Alger. Sans les caches et les passages entre maisons...
Ecrit par : Scipion | 06.02.2010
"Il n'y a pas à dire, ça c'est de la tactique. Le jour où le Cdt Hagenlocher prendra sa retraite, il faut absolument que vous postuliez, Scipion."
Vous aussi, puisque manifestement, vous avez mieux à proposer !
Ecrit par : Scipion | 06.02.2010
Propositions formulées quelques commentaires plus haut.
Ecrit par : Alain Hubler | 06.02.2010
"Propositions formulées quelques commentaires plus haut."
Pour boucler deux cents mètre d'une rue étroite et cravater tout ce qui se trouve de type négroïde entre les deux extrémités ? Je n'ai pas trouvé. Même en cherchant bien.
Mais ça m'a permis de constater que vous n'avez pas répondu à la question de savoir si vous comptiez sur le civisme des racailles pour déposer les armes.
Ecrit par : Scipion | 06.02.2010
Comme je ne compte pas sur la civilité des fascistoïdes pour respecter le 261 bis.
Ecrit par : Alain Hubler | 06.02.2010
C'est "négroïde" qui chatouille vos chastes oreilles ?
Ca n'a strictement rien de raciste ! A la différence de "fascistoïde", qui pourrait être péjoratif, voire insultant pour qui n'a pas le cuir tanné par dix ans de polémique.
"...pour respecter le 261 bis."
Et sachez que personne n'est plus attentif que moi à ne pas franchir la ligne... blanche*. C'est tellement rigolo de slalomer entre les piquets de cette pitrerie du Code pénal.
* puisqu'il faut l'appeler par son nom :o)
Ecrit par : Scipion | 06.02.2010
Ce qui est limite, c'est surtout de déclarer qu'il faut "cravater" toute (toute !) personne de couleur noire. C'est cela qui est discriminatoire Scipion.
Ecrit par : Alain Hubler | 06.02.2010
Nicolas: vous avez raison: les dealers vendent de l'illégal mais ne sont pas cons. Le problème c'est qu'ils se sentent visiblement en mesure d'agir en relative impunité. Passés les désagréments d'une nuit au poste, ils remettent cela une fois à l'air libre. De plus, ils sont attentifs à ne pas être pris en flagrant délit, ce qui justifie d'être conduit en cellule.
Combien de fois dans ma jeunesse -en 1990 seulement - ai-je été conduit au poste de la gare pour le seul méfait de m'attarder dans le hall central... A cette époque, tout ce qui avait 15-18 ans, les cheveux par dessus le col de la chemise et une clope au bec était systématiquement interpelé par les deux flics de la gare (un jeune nerveux et un vieux un peu bedonnant, comme pour voir l'évolution chez le flic), puis conduit au poste pour y vider ses poches et y rester un moment. Sans autre motif. Ah c'était le bon temps...)
Quant à moi et mes proches, je peux vous assurer que les dealers en ville vous approchent à coups de "Yeah man" "How are you", vous touchent l'épaule, vous tendent une main à serrer et vous suivent quelques mètres ! Le plus sordide est de voir l'inverse: une jeune femme visiblement toxicomane, hagarde, suivre comme un chien à distance un de ces dealers dans une ruelle...
Foutez tout ça dehors! Signez les accords de réadmission et qu'on nous débarrasse de ces nuisibles ! C'est tout à l'honneur de la gauche que d'empoigner ces problèmes ! Pour cela faut-il déjà les reconnaître...
Ecrit par : De Kooning | 06.02.2010
"Ce qui est limite, c'est surtout de déclarer qu'il faut "cravater" toute (toute !) personne de couleur noire. C'est cela qui est discriminatoire..."
De Kooning parle d'"une bonne quarantaine de noirs (...) postés tous les 5 mètres" - ce qui, soit dit en passant, correspond très exactement à la longueur de la rue -, le bon sens, plus qu'un choix discriminatoire, conduit donc à interpeller prioritairement les Subsahariens... Mais bon..., quand je parle bon sens, c'est forcément dans sa version facho...
Maintenant si le trafic de stupéfiant se traduit désormais par une seule nuit au poste, plus confortable que les taudis originels des dealers, ça explique pourquoi le commandant de la police renonce aux rafles. Ce qui nous ramène à ce brave Hobbes, qui s'y connaissait bien avant la lettre, en "droits des humains".
Ecrit par : Scipion | 06.02.2010
"Ça explique pourquoi le commandant de la police renonce aux rafles." Renonce aux rafles (je trouve intéressant et révélateur cet usage d'un terme très connoté, mais bon), mon oeil, au contraire, avec Celtus Plus, elles redoublent et même si je suis particulièrement sceptique sur l'efficacité réelle et en profondeur de cette opération, il faut bien reconnaître qu'elle porte ses fruits en surface :
---
Communiqué de la Police de Lausanne du 23 décembre 2009
Bilan intermédiaire positif du groupe Celtus Plus dans la lutte contre le trafic de cocaïne en rue
Après 35 jours d’activités, le bilan du groupe Celtus Plus est extrêmement positif avec 154 personnes déférées, dont 36 trafiquants interpellés et incarcérés. Pour obtenir ces résultats, les effectifs du groupe Celtus ont été doublés afin notamment d’augmenter le nombre d’arrestations en flagrant délit. Par ailleurs, les patrouilles de policiers en uniforme ont été renforcées afin d’assurer une présence visible dans les différents points névralgiques du centre ville. Tous les résultats enregistrés ainsi que les retours positifs donnés par la population et par les commerçants démontrent l’efficacité de ces actions.
Afin de lutter plus efficacement contre le trafic de cocaïne à Lausanne, le groupe Celtus dédié à la lutte contre le trafic de rue a été renforcé avec 2 inspecteurs de la Police judiciaire et 4 agents issus des rangs de Police-secours. Tous ces policiers, qui avaient déjà été formés dans ce contexte particulier du deal en rue, ont par conséquent pu travailler sur le terrain immédiatement de façon efficace. Le groupe Celtus Plus, qui compte donc 12 policiers en civil, s’est focalisé sur le flagrant délit en rue. Après 35 jours d’activités, ils ont réussi à déférer 154 personnes, ce qui représente le tiers des résultats annuels du groupe de base Celtus, dont 36 trafiquants interpellés et incarcérés. De plus, au cours de ces opérations, 18 personnes ont été arrêtées pour d’autres activités que le trafic de stupéfiants.
Par ailleurs, dans l’objectif de mener également une action dissuasive, les effectifs des agents en uniforme de Police-secours et des postes de quartier ont été réorganisés afin de renforcer une présence visible et soutenue dans certains secteurs clefs de la ville. Les différents contrôles réalisés par ces policiers ont permis l’interpellation de 144 personnes qui ont fait l’objet de diverses dénonciations.
Tous les résultats enregistrés, l’observation sur le terrain ainsi que les retours positifs donnés par la population et par les commerçants démontrent clairement à la fois l’efficacité et la pertinence de cette opération.
Le corps de police de Lausanne
---
Cela dit, Scipion, je suis certain que vous étiez au courant de cette opération, mais qu'est-ce que cela fait du bien à vos théories de laisser croire que les rues sont remplies de dealers.
Ecrit par : Alain Hubler | 06.02.2010
Plus facile encore à boucler que la rue de Bourg : le passage piéton sous la place Chauderon. Il s'y trouve en moyenne une bonne quinzaine de dealers. Bon, ce sont aussi peut-être des blacks qui aiment cet endroit au point d'y stationner pendant des heures à la nuit venue, s'éclipsant parfois quelques minutes pour y revenir, et l'oeil constamment aux aguets.
.
Lausanne, ville colorée...
Ecrit par : Cagli | 06.02.2010
Vous êtes désespérant Hubler. Politicaille quand tu nous tiens. Je renonce donc à perdre mon temps à tenter de vous faire entrer dans votre petite tête que les gens dénonçant le pourrissement de la situation à Lausanne ne sont pas tous des fachos, extrémistes xénophobes. Mais au prochain gros pépin, je viendrais vous demander des comptes, directement, face à face. Je vous avais fait confiance par mon vote, vous ne le méritiez pas.
Ecrit par : Dédé | 06.02.2010
"Cela dit, Scipion, je suis certain que vous étiez au courant de cette opération, mais qu'est-ce que cela fait du bien à vos théories de laisser croire que les rues sont remplies de dealers"
Venez donc vous balader du côté de Chauderon le soir venu... Surtout en fin de semaine, vous serez édifié.
Ecrit par : Cagli | 06.02.2010
"Le bilan du groupe Celtus Plus (...) est de: 154 personnes déférées, dont 36 trafiquants interpellés et incarcérés."
Voyez quand je parle d'immunité relative: sur 154 trafficants, seuls 36 sont derrière les barreaux. Franchement, tout le monde peut les voir ces attroupements aux aguets etc.
Ma mère agée de 63 ans peut vous dire où voir les types faire leurs transactions:
- à Bel-Air et place Chauderon
- à la rue de l'Ale et derrière, rue de la Tour. Là, je ne laisserai jamais ma fille se promener seule la nuit!
- sur la passerelle du métro qui surplombe la place de l'Europe
- à St-François une fois la nuit bien entamée, sous les arches de l'église aux arrêts de bus
- à Ouchy une fois les beaux jours revenus?
Ces accords de réadmission, aboutiront-ils un jour ou c'est le sale boulot de l'udc?
Et qu'on retrouve enfin la relative insouciance à Lausanne du début des années 1990 !
Ecrit par : De Kooning | 06.02.2010
M. De Kooning, est-ce bien sérieux de traduire ce bilan : "154 personnes déférées, dont 36 trafiquants interpellés et incarcérés." en 154 trafiquants ?
Ecrit par : Alain Hubler | 06.02.2010
Monsieur Hubler, je vous l'accorde, ce n'est pas sérieux d'avoir écrit "trafficants" au lieu de "trafiquants". Absolument.
Alors reprenons: "154 personnes déférées, dont 36 trafiquants interpellés et incarcérés." Les 118 autres personnes faisaient partie d'un groupe égaré de Pro-Senectute qui, cherchant à se rendre à une conférence "Connaissance du Monde", s'est retrouvé dans le panier à salades, l'ayant malencontreusement pris pour un car Marti.
Ecrit par : De Kooning | 06.02.2010
Aach herr De Kooning,
Vous être sacré provocator... Vous tres bien zavoir que leuten wie herr Hubler plus defendre la klasse oufrière depuis vielle zeite. Lui defeendre immigrierte illegal, dealer und abusatooren de aide social et betite banditen.
Regardez sein kopf, lui même a l'air de bedit banditen.
Ecrit par : Gunther | 06.02.2010
Peut-être se réfugient-ils dans les villes parce qu'il y est moins facile de les canarder ?
"Alors que quelque 39 000 renards étaient encore abattus en 2000 dans
l’ensemble de la Suisse (7 300 dans le canton de Berne), ce chiffre ne s’élevait plus qu’à 35 000 environ en 2007 (5 500 dans le canton de Berne). Et si le nombre de renards retrouvés morts (victimes de la route, causes naturelles de décès) dans la même période a légèrement augmenté, la mortalité totale a par contre tendance à diminuer, ce qui explique l’importante population de renards."
Réponse du grand conseil bernois à l'interpellation d'un député udc qui demandait une augmentation de la chasse aux renards. Ce qu'il y a d'étrange, c'est qu'on a déjà vécu ça. Lors de l'épidémie de rage, les chasseurs ont tué le maximum possible de renards. Cela a aggravé l'expansion de la rage, parce qu'en tuant un renard, on en fait venir d'autres, qui se déplacent plus et donc propagent plus l'épidémie. De plus, l'année d'après, les campagnols ont tellement proliféré qu'il a fallu semer du poison dans les prairies. Ce qui a provoqué une hécatombe d'oiseaux de proie...
On ne peut pas vraiment dire que les responsables de la gestion de la faune soient particulièrement fûtés...
Ecrit par : Géo | 07.02.2010
Pas de doute, les élections auront lieu dans une année, et... La campagne à commencé. C'est le deuxième municipal POP, à Lausanne en 15 ans, et chaque fois... On finit par se poser des questions, face à une telle négation. J'y reviendrais, mais en temps voulu et ailleurs.
Ecrit par : Pontaisard | 07.02.2010
L'invasion de Lausanne par les dealers de coke est due pour une large part à l'ouverture à la chaîne de boîtes de nuit, rendue possible par l'abolition de la clause du besoin à l'initiative de la droite du Grand Conseil au nom de la liberté de commerce et d'entreprendre, et donc à l'invasion de la ville par des milliers de clubbeurs chaque fin de semaine. On parle de 30'000 personnes de plus à Lausanne chaque week-end. En admettant que seulement 5% de celles-ci consomment de la coke, cela nous fait 1'500 clients pour les dealers. Sans compter les clients locaux. Ce qui explique la foison de dealers pour satisfaire toute cette clientèle.
Et s'il n'y avait que les dealers : bagarres, déprédations et tapage nocturne ont également été croissant au fur et à mesure de l'ouverture des établissements de nuit. N'importe lequel des milliers d'habitants du centre-ville en témoignera. Ici à nouveau, imaginons que seulement 5% des clubbeurs cognent, cassent et font du boucan...
Il est illusoire de penser que les forces de police puissent être en nombre suffisant pour contrôler et juguler le problème. Le rétablissement de la clause du besoin serait infiniment plus efficace.
Ecrit par : Cagli | 07.02.2010
Merci M. Hubler, le rétablissement de la clause du besoin semble être effectivement une des bonnes pistes.
D'ordre plus général, me vient une observation sur un raisonnement que l'on entend souvent:
-"Tous les dealers sont africains", dit l'un.
-"Fasciste! Raciste! Nazi de la pire espèce, Waffen SS!" Dit l'autre...
Si tous les fumeurs n'attrapent pas le cancer du poumon, 95% des malades atteints d'un cancer du poumon sont des fumeurs !
Il en est de même avec les Africains, n'en déplaise à M. Naki: Si tous les Africains ne sont pas des dealers (soyons sérieux), tous les dealers vus dans les rues lausannoises sont africains.
Crier au racisme et à la xénophobie dessert la cause de tous ceux qui se battent pour plus de compréhension entre les peuples et de sérénité. Que des amalgames soient ensuite faits par les uns ou les autres n'est que le résultat du pourrissement de la situation.
A vous tous un bon dimanche et un bon appétit.
Ecrit par : Rosine | 07.02.2010
On ne manquera pas de faire remarquer ajourd'hui à tous ceux qui nous disent que la justice ne marche pas, que la police ne fait pas son travail (et donc qu'il y a un fort sentiment d'insécurité) que l'assassin de Montbenon, un mineur, a pris quatre ans de prison ...
Ecrit par : Nicolas | 16.03.2010
Peine de 4 ans qui correspond à un "permis de tuer"!
Ecrit par : Y-diot | 16.03.2010
Écrire un commentaire