05.12.2009

Les chacals

chaletpolansky.jpgComme vous tous, sans doute, y a pas mal de choses qui me dégoûtent sur notre si petite planète. Ce ne sont sans doute pas les mêmes, mais passons …

Aujourd’hui il y a quelque chose qui me dégoûte particulièrement : les chacals. Oh ! Non, pas le canidé qui gambade en vivant sa vie de coyote en Afrique ou en Asie, mais vous tous qui vous délectez d’images turpides.

On croît les connaître les paparazzi qui attendent des longues heures sous un soleil de plomb, sous la pluie, sous la neige, perchés dans un arbre ou vautrés dans la boue pour arracher une photo de l’enfant d’une ministre, de la première vergeture d’un symbole sexuel ou de la dernière sortie éméchée et camée d’une chanteuse à la dérive.

On les connaît de réputation, mais on ne sait pas exactement ce qu’ils éprouvent, ni pourquoi ils font ce métier de fouille-merde. Probable que c’est simplement pour vivre.

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14.10.2009

Dans la peau d’un con

money.jpgJe ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais de mon côté, plus le temps passe, plus j’ai le sentiment que l’on me prend pour un con.

C’est en tout cas ce qui me vient à l’esprit, ce jour alors que je tombe sur deux dépêches. La première nous vient des Etats-Unis : «Les salaires des banquiers frisent à nouveau des records». On y apprend que les rémunérations de ceux qui font travailler l’argent tout seul vont dépasser celles de 2007 pour atteindre 130 milliards de dollars, en progression de 20% par rapport à l’an passé. C’était ce matin sur le coup de 8h00.

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14.09.2009

La cigarette du condamné

CigaretteCe soir, je fumerai ma dernière cigarette dans un établissement public. Cette dernière clope accompagnera un café qui clôturera un bon petit repas concocté selon les envies du chef de mon resto préféré. C’est lui qui choisit ce que je mange et ça nous fait plaisir à tous les deux. Dès demain, mon vice ne s’exprimera plus que dehors, loin des autres, loin du personnel qu’il est indispensable de protéger de mes miasmes.

Le clan de la prohibition et des hygiénistes a gagné le combat contre la fumée passive. Un combat très inégal et très populaire puisqu’environ deux tiers de la population suisse ne fume pas, ou plus. Le tabac est nocif, c’est un fait, mais la proscription laisse un arrière-goût amer de mégot froid. Ces relents nauséeux sont particulièrement intenses à Lausanne, la capitale mondiale des cigarettiers, qui accueille sur son territoire British American Tobacco (BAT) Suisse et le siège mondial de Philip Morris International. Des entreprises qui ont trouvé asile en Suisse et dans la capitale olympique pour échapper aux poursuites judiciaires qui s’accumulaient dans le pays de la statue de la Liberté suite à cinquante ans de mensonges sur les méfaits de la nicotine et des goudrons, entre autres.

02.08.2009

1er doute

alinghisuisse.jpgEn ce jour de fête nationale, je l’avoue, je dévie, je ne suis pas allé à Ouchy voir la parade du fleuron technologico-sportivo-financier et naval de notre très cher pays. Je me suis contenté de lire, de-ci de-là, les déclarations des gens qui comptent dans ce pays.

Je retiendrai deux orateurs : Doris Leuthard et Hans-Rudolf Merz, qui, plus ou moins en même temps qu’Alinghi 5 faisait tout oublier grâce, notamment, à son « concentré de technologie » et à ses assistances motorisées – une première qui en dit peut-être long ! – qui, disais-je, déclamaient leurs discours.

La première affirmait en substance que le « nous » doit l’emporter sur le « je » et que chacun allait devoir se serrer la ceinture pour les autres. Elle parlait de solidarité, mais on ne sait pas de qui cette solidarité allait venir et vers qui elle allait aller. Mais son credo semblait, selon l’Agence télégraphique suisse (ATS), « d'assurer “la cohésion de l'économie, du politique et de la société”». Plutôt inquiétant.

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06.06.2009

Délit d'appartenance

Une de 24 heures - 5 juin 2009Il suffit qu’une Ferrari rutilante soit garée devant un palace lausannois pour que n’importe quel passant jette un œil admiratif et envieux : son conducteur ou sa conductrice a réussi, il le montre et les gens le regardent.

La même voiture garée dans un camp de Gitans à Rennaz suscite suffisamment d’interrogations et de méfiance pour que la police et le quotidien 24 heures s’y intéressent. Les premiers vérifient les papiers des véhicules et les seconds en font leur une !

Et pourtant, il n’y a rien à voir, rien à dire, rien à faire, juste à … circuler ! Les véhicules sont en règle. Pas de quoi sortir le carnet à contredanses ou les menottes. Pas de quoi écrire un article.

Pourtant 24 heures l’a fait.

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14.03.2009

À plat ventre

sachseln.jpgAprès avoir voulu innover en introduisant un impôt dégressif et s’être fait tancer par le Tribunal fédéral, le demi-canton d’Obwald a accepté, en 2007, en votation populaire une soi-disant flat tax qui est très progressive pour les petits revenus et effectivement plate pour les hauts. Aujourd'hui, le petit demi-canton persiste à essayer d'attirer de riches contribuables et essaie une nouvelle sorte d’appât : la «zone à haute qualité d’habitation».

De quoi s’agit-il ? C’est très simple, les plus riches pourront tout prochainement construire dans des zones … non constructibles.

De cette façon, le demi-canton d’Obwald introduit une nouvelle inégalité crasse entre les habitants «normaux», soit de seconde zone, et les habitants «de haute qualité», soit de première classe. Le critère retenu pour séparer le bon grain de l'ivraie étant, bien entendu, l’épaisseur du porte-monnaie.

À l’heure ou ceux qui ont essayé de nous faire croire que l’enrichissement par la fructification, automatique et sans efforts, du capital était la voie à suivre sont en train de se faire rembourser leurs divagations financières par l’argent du travail, on ne peut pas dire que le Grand conseil d’Obwald fasse preuve de pudeur.

Ainsi donc, demain, les riches Obwaldiens auront leurs quartiers réservés qu’ils ne manqueront pas de faire vidéosurveiller, histoire d’éviter que les habitants des «zones à basse qualité d’habitation» ne viennent piétiner leurs pelouses.

Après la mise en place de tels avantages pour les pairs de Madoff & Co, que pourra bien faire de plus le gouvernement obwaldien ? On se le demande. Mais comme ils semblent capables de tout, on voit bien les conseillers d'Etat Urs Wallimann, Hans Wallimann, Hans Matter, Niklaus Bleiker, Esther Gasser Pfulg et Hans Hofer se mettre en quatre et proposer de tondre les pelouses et de tailler les rosiers des «inestimables habitants de haute qualité» qu’ils auront réussi à attirer dans leur petit demi-canton.

Dans le demi-canton d’Obwald, s’il y a une industrie qui est à la pointe, c’est bien celle de la brosse à reluire et en matière de sport, le léchage de bottes fait figure de sport cantonal !


  • Crédit image : photographie empruntée sur le site de Sachseln.

08.03.2009

IWC : la marque de montres machiste

Publicité IWCPublicité IWCMise au point importante : après enquête - que j'aurais dû faire avant - il apparaît que ces publicités sont des contrefaçons. Toutes mes excuses à mes lecteurs et à IWC pour m'être laissé berner de la sorte ...

Je croyais avoir à peu près tout vu - quelle prétention ! - en matière de publicités sexistes, mais je dois bien reconnaître que la société International Watch Co Shaffhausen fait feu de tous bois. L'entreprise fabrique probablement de belles montres, possède certainement des horlogers de grand talent, mais devrait bien vite se débarrasser du sombre crétin qui lui sert de publiciste.

Preuve en est ce florilège que j'ai reçu dans ma boîte courriel (merci Claudine), aujourd'hui, jour de la Journée internationale des femmes.

Les bras m'en tombent, c'est sans commentaire. Un chose est sûre, si leurs mouvements fonctionnent aussi bien que les connexions neuronales de celui - cela ne peut pas être celle, tout de même ! - qui a concocté ces publicités, vous risquez bien de ne jamais être à l'heure avec une telle montre au poignet.

A vous de juger ...

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26.01.2009

Michelito : un sale gosse

michelito.jpgQu’est-ce qui peut se passer dans la tête du petit Michelito, le toréador «prodige», lorsqu’il met à mort un taureau toro d’un coup sec et précis de son épée ?

Je n’en ai pas la moindre idée, mais une chose est certaine, c’est que le petit Michelito Lagravère, un gamin franco-mexicain âgé de 11 ans, qui en est déjà à plus de 60 victimes à quatre pattes, a dû avoir le temps d’y réfléchir puisqu’il a commencé sa carrière à l’âge de … 6 ans. À moins que sa célébrité dans le monde de ceux qui trouvent agréable, élégant, gracieux et tellement «etno-culturel» le fait de jouer avec la vie et la mort d’un animal l’ait grisé à un point tel qu’il l’a prise pour une absolution morale de ses crimes.

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17.01.2009

Ça craint

StephanEicher.jpgJe ne sais pas trop ce qui se passe dans ce bas monde, mais j’ai la conviction que «ça craint». Probablement une des conséquences de cette saleté de crise qui guette au tournant et qui a été sciemment et irresponsablement tricotée par une bande de requins pour qui seul compte le maximum de pognon en un minimum de temps.

Toujours est-il qu’à l’heure où je tapote ce billet, il ne se passe pas un seul jour sans manifestations de plus en plus odieuses d’intolérance, de xénophobie et d’exclusion. Aucun milieu, aucune collectivité, aucun cercle ne semble épargné.

Je ne parlerai pas du conflit israélo-palestinien dans lequel le simple fait de vouloir essayer de comprendre la situation vous fait passer soit pour un antisémite terroriste, soit pour un sioniste islamophobe. Je me contenterai d’évoquer juste deux «détails».

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25.12.2008

Père Noël, t'es viré !

Pochette du CD "Charlie Hebdo saute sur Noël et bouffe le nouvel an !"C’est tout ce que mérite le gros bonhomme rouge et blanc en cette journée de Noël. Comme il n’existe pas, je peux me permettre, hein ? Et puis de toute façon, il faut bien trouver un coupable, un souffre-douleur. Pour certains, ce sont les étrangers, pour moi ce sera le Père Noël. C’est de saison et ça ne nuit à personne.

Toujours est-il que, juste avant Noël, j’ai trouvé dans la presse deux informations qui m’ont fait bondir. Deux cadeaux pourris qui, fin décembre oblige, ne peuvent que tomber de la hotte du gros barbu conducteur d'attelage de rennes.

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