31.12.2009
Que la lumière soit …
C’était il y a 130 ans, le 31 décembre 1879, Thomas Edison faisait pour la première fois la démonstration de son ampoule à incandescence, un système d’éclairage que l’on doit initialement au Britannique Joseph Wilson Swan.
Ces ampoules, dont les filaments furent parfois en bambou et qui avaient une durée de vie de 30 heures, révolutionnèrent la vie de l’époque : aux orties l’éclairage à gaz et les bougies ! Pendant longtemps ces ampoules utilisèrent des filaments en carbone, puis vinrent les ampoules actuelles à filament de tungstène.
Edison et Swan eurent quelques problèmes de rivalité. Le premier inventa le principe de l’ampoule à incandescence, mais c’est le second qui eut l’idée d’enfermer le filament dans une enceinte sous vide afin de lui éviter une combustion prématurée dans l’oxygène de l’air.
14:09 Publié dans Chronic Argo | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ampoule, éclairage, edison, incandescence, lampe, lumière, swan
25.12.2009
Noël des années soixante
Le remarquable site des archives de la TSR propose une série d’extraits d’émission de l’époque. On y trouve, en vrac, des conseils de l’époque pour les menus de fête, quelques exemples de jouets et de cadeaux à la mode, des astuces pour l’occasion, les cornets de Noël à l’intention des pauvres de Genève et l’allocution de Jean XXIII à l’occasion du Noël de 1962.
Cerise sur le gâteau la bûche : un dossier sur l'élégance pour les Fêtes de fin d'année.
À l’intention des enfants, on retrouvera avec plaisir – ou non – les aventures natales de Basile et Pécora dans les années septante.
- Crédit image : archives TSR
20:22 Publié dans Chronic Argo | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : archives, dossier, noël, tsr
04.11.2009
Soviet hot-dog
Elle errait dans les rues de Moscou à la recherche de nourriture et, peut-être, d’un peu d’affection. Ils la choisirent parce qu’elle était particulièrement calme et docile.
Elle, c’est Laïka : une chienne de deux ans et six kilos, croisée fox-terrier et husky, qui fut le premier être vivant a être mis en orbite autour de la Terre. C’était le 3 novembre 1957, il y a exactement 52 ans. La petite chienne au museau pointu avait subi un entraînement de forçat, impliquant des centrifugations, un apprentissage de la résistance au bruit, aux vibrations et au confinement.
Une véritable vie de chienne, comme celle de ses congénères moins connues qui allaient aussi, souvent, payer de leur vie les rêves d’étoiles des humains.
20:06 Publié dans Chronic Argo | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : chien, conquête, espace, laïka, spoutnik, urss
22.09.2009
Un tunnel en sursis
Il a été inauguré en avril 1964, il était destiné à fluidifier le trafic de ce «point noir» et devait faire de la place qui l’accueillait un «centre d’attraction pour automobilistes et pour piéton». Carrefour, le magazine de la TSR, nous fait revivre ses débuts.
Ce tunnel routier est celui de Chauderon, une construction infranchissable pour l’humain - dans quelque sens que ce soit - mais dans laquelle les voitures pénètrent comme dans du beurre et qui taillade impitoyablement une place qui aurait pu être belle.
Il faut dire que cela se passait à l’époque de la voiture triomphante et de la suppression des trams pour cause de perturbation de la circulation automobile qui était sur le point d'exploser pour cause d’Expo.
C’était l’époque, c’était une époque.
Mais les temps changent et à l’aube du grand chamboulement des transports publics qui porte le nom de code «Réseau PALM 2020», il est naturel de se poser la question du devenir de cette construction qui me semble être la plus grande en son genre à Lausanne.
En effet, à l’horizon 2020, aux heures de pointe, ce ne seront pas moins de 80 véhicules de transports publics qui emprunteront le Grand-Pont chaque heure. Il y a bien des chances que certaines d’entre-elles fassent arrêt sur le pont et il est certain que celui-ci sera fermé à la circulation automobile individuelle. Conséquence logique, la rue des Terreaux deviendra un cul-de-sac automobile et le tunnel sous Chauderon ne servira plus à grand-chose, sauf éventuellement au transit des bus.
Dans ces conditions, on peut bien se demander ce que deviendra cet énorme trou et s’il est possible de le recycler, en quoi et comment ?
Recycler un trou ... pas simple !
- Crédit photographique : © Les archives de la TSR.
07:26 Publié dans Chronic Argo | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : automobile, chauderon, circulation, expo, grand-pont, palm 2020, tl
17.02.2009
La coccinelle a septante ans
C’est, en effet, le 17 février 1939 que Ferdinand Porsche présenta sa Volkswagen à Adolf Hitler qui était à deux doigts de déclencher la Deuxième guerre mondiale.
La sympathique voiture à moteur boxer - 4 cylindres à plat - refroidi par air, des caractéristiques qui lui confèrent une sonorité reconnaissable entre mille, était pourtant bien mal née puisqu’elle devait servir d’outil de propagande au führer du IIIe Reich pour qui l’industrie automobile constituait un des fers de lance de sa politique. Fabriquer des voitures pas chères, c’est bon pour le moral du peuple qui peut se les acheter, c’est bon pour la relance économique et cela permet aussi, moyennant quelques adaptations, de les utiliser comme véhicules militaires.
12:42 Publié dans Chronic Argo | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : beetle, coccinelle, cox, volkswagen, vw, käfer
11.08.2008
Le dernier tram
Alors que le m2 va bientôt embarquer ses premiers passagers, un petit retour en arrière s'impose. C'était il y a presque quarante-cinq ans, Lausanne disait adieux à son dernier tramway. Un tram de la ligne n° 7.
Voici une extrait du livre Les tramways lausannois 1896-1964 (ISBN 2-88 125-000-9) qui rapporte les faits de l'époque.
Les impératifs routiers liés à l'Exposition nationale suisse de 1964 exigeaient l'aménagement des principales artères de la ville. Le tramway n'avait plus sa place dans l'intense trafic qu'allait engendrer cette manifestation durant près de six mois. La dernière ligne de tram fut donc victime de l'Expo.
Primitivement prévue pour le 4 décembre 1963 déjà, la dernière course eut lieu le lundi 6 janvier 1964, jour des Rois.
Pour la chronique, signalons qu'une cérémonie officielle marqua l'après-midi du 6 janvier 1964, en présence des autorités communales intéressées et des représentants des Tramways Lausannois. Il y eut des discours et la fanfare de la compagnie interpréta différents morceaux. La dernière course officielle quitta La Rosiaz à 16 h 09. Elle était assurée par la motrice N° 171 (construite en 1932) tractant la remorque N° 127 (1931), toutes deux bondées. Une foule considérable assistait à l'événement le long du parcours. Le conducteur (M. Gaillard) et le contrôleur (M. Mercier) avaient revêtu des uniformes historiques des débuts de l'exploitation. Un public nombreux s'était massé sur Saint-François pour y accueillir les deux voitures ornées de fanions et de banderoles. «On n'a jamais vu ça!» répétait-on à la vue d'une telle foule ...
Et c'est ainsi que Lausanne dit adieu à ses trams. Pour l'anecdote, la toute dernière course quitta La Rosiaz à 19 h 37. La motrice 171 et la remorque 127 n'eurent plus qu'à regagner le dépôt une dernière fois (Prélaz dépôt, arr. 19 h 58 selon l'horaire). C'était la fin d'une ère qui avait duré soixante-sept ans, quatre mois et vingt jours. Les Tramways Lausannois avaient vécu.
Les réactions du public à cette disparition furent diverses. Interrogée au micro de la Radio Romande, une ménagère affirma préférer les trams, le trolleybus étant «plus anonyme». Dans l'ensemble, la population regrettait un élément quasi «folklorique» de la vie locale. Un lecteur de la Feuille d'Avis releva, non sans nostalgie, que certains pays avaient mieux compris le rôle du tramway.
C'est presque sans s'en rendre compte que Lausanne fut donc amenée à renoncer aux services de ses tramways. On n'entend plus le fracas du 7 dévalant l'avenue de Béthusy, on ne voit plus le tram du Jorat monter le Bugnon, on a perdu l'habitude des coups de sonnette à Saint-François, du sable projeté dans les rails, des voyageurs de midi entassés jusque sur les marchepieds ...
Le tramway, symbole d'une époque ? Pourquoi pas ? Une époque heureuse, où, selon la formule, on savait prendre le temps de vivre ...
12:07 Publié dans Chronic Argo | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : prélaz, rosiaz, tram, tramway, tramways lausannois
04.06.2008
Les Pieds Nickelés ont cent ans
C’est le 4 juin 1908 que Croquignol, Filochard et Ribouldingue ont vu le jour dans L’Epatant.
Ces trois gaillards n’étaient pas vraiment politiquement corrects pour l’époque. Ni maintenant d’ailleurs. Ce sont des petits voyous, des aigrefins, des crâneurs et des fainéants un peu ivrognes … mais bien sympathiques à mes yeux. Ce sont des anti-héros subversifs, immoraux et en complet décalage avec la morale bourgeoise de l’époque. Des personnages que l’on aimerait bien voir renaître de nos jours.
Les trois héros de Louis Forton, qui seront adoptés à sa mort par Perré, Badert puis, en 1948, par Pellos, sont nés à l’époque des Bécassine, c’est-à-dire à l’époque de la littérature «bien pensante» pour les jeunes.
Les trois petit filous, qui ne sont pas à proprement parler des exemples pour la jeunesse française de l’époque, deviendront néanmoins des gloires nationales icônes du système D cher aux Français.
Une sorte de revanche dont l’apothéose sera symbolisée par l’épisode dans lequel ils deviennent Ministres de la République française. Comme quoi, la petite délinquance peur mener au pinacle de l’Etat. Bien que, souvent, cela soit plutôt le contraire.
Si comme moi, vous aimez ces trois canailles, vous pouvez vous amuser à générer de vraies fausses couvertures des albums de leurs aventures.
Bon anniversaire et santé les gars !
- Crédit image : couverture empruntée chez Matthieu Chevrier.
12:57 Publié dans Chronic Argo | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bande dessiné, bd, forton, l'epatant, pellos, pieds nickelés
12.01.2008
Hillary vainqueur de l’Everest et exclu du CAS ?
Hier, Sir Edmund Hillary, le premier homme à avoir atteint le sommet de l’Everest, a rejoint son camarade de cordée le sherpa népalais Tensing Norgay qui l’a précédé sur le toit plus haut que le plus haut toit du monde il y a une vingtaine d’année.
L’alpiniste néo-zélandais né le 20 juillet 1919 à Tuakau en Nouvelle-Zélande est décédé le 11 janvier 2008 à Auckland, toujours en Nouvelle-Zélande.
Entre-temps, l’alpiniste a vaincu l’Everest le 29 mai 1953 et le Pôle Sud le 4 janvier 1958 tout en gravissant une dizaine d’autres sommets himalayens.
Ce que l’on sait moins, c’est cette anecdote qui m’a été rapportée par C. P. de L., mon envoyé spécial auprès du CAS : Sir Edmund Hillary aurait été membre du Club alpin suisse (CAS) section Diablerets.
Ce que l’on sait encore moins, c’est que l’alpiniste néo-zélandais aurait été exclu de la section Diablerets du CAS parce qu’il n’aurait pas payé ses cotisations.
Mais ce que la section Diablerets du CAS ne savait pas, c’est qu’Hillary était dans l’impossibilité de payer sa cotisation car il était dans l’Himalaya sur le point de vaincre Chomolungma, la déesse de l’univers en tibétain. Le CAS aurait peut-être pu se douter que, même à l'époque, le service public n'était pas assez développé pour assurer les virements internationaux depuis l'Everest et que Sir Edmund Hillary avait peut-être autre chose à faire que de payer sa coti !
Décidément, et à plus forte raison au pied du plus haut sommet du monde, on est vraiment peu de chose.
Bon, d'accord, tout cela n'est peut-être qu'une rumeur alpine, mais ça change des rumeurs impériales ou sarkoléoniennes de nos voisins français.
- Crédit photographique : © Keystone
- En savoir plus sur le site de la RSR.
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02.01.2008
Charlot ne voulait ni conquérir ni diriger personne
Charlie Chaplin est mort il y a à peine plus de 30 ans. C’était le 25 décembre 1977 à Corsier-sur-Vevey. Etrangement, au lendemain de Noël, et à l’exception notable du Matin Dimanche, la presse romande n’en a pratiquement pas parlé. Surprise, c'est Le Devoir, un journal indépendant et catholique québécois, qui propose le meilleur article rétrospectif. Pour ce quotidien : « L'occasion est belle de rappeler la feuille de route de ce génie du cinéma doublé d'un humaniste. »
Et pourtant, ce monstre du cinéma avait des choses à dire et il les a dites. Pour ma part, je retiendrai de sa faramineuse carrière la fameuse scène finale du film Le Dictateur.
Cette scène d’anthologie est surtout bourrée d’humanisme. Et même si elle est un peu trop colorée de scientisme et de religion, elle conserve beaucoup de son actualité.
La voici en image et en texte traduit (ou VO). Nul doute que l’on y reconnaîtra des traits de caractère appartenant à des personnes de notre époque.
Espoir... Je suis désolé, mais je ne veux pas être empereur, ce n’est pas mon affaire. Je ne veux ni conquérir, ni diriger personne. Je voudrais aider tout le monde dans la mesure du possible, juifs, chrétiens, païens, blancs et noirs. Nous voudrions tous nous aider si nous le pouvions, les êtres humains sont ainsi faits. Nous voulons donner le bonheur à notre prochain, pas lui donner le malheur. Nous ne voulons pas haïr ni humilier personne. Chacun de nous a sa place et notre terre est bien assez riche, elle peut nourrir tous les êtres humains. Nous pouvons tous avoir une vie belle et libre mais nous l’avons oublié.Crédit photographique : © Time Magazine
L’envie a empoisonné l’esprit des hommes, a barricadé le monde avec la haine, nous a fait sombrer dans la misère et les effusions de sang. Nous avons développé la vitesse pour nous enfermer en nous-mêmes. Les machines qui nous apportent l’abondance nous laissent dans l’insatisfaction. Notre savoir nous a fait devenir cyniques. Nous sommes inhumains à force d’intelligence, nous ne ressentons pas assez et nous pensons beaucoup trop. Nous sommes trop mécanisés et nous manquons d’humanité.
Nous sommes trop cultivés et nous manquons de tendresse et de gentillesse. Sans ces qualités humaines, la vie n’est plus que violence et tout est perdu.
Les avions, la radio nous ont rapprochés les uns des autres, ces inventions ne trouveront leur vrai sens que dans la bonté de l’être humain, que dans la fraternité, l’amitié et l’unité de tous les hommes.
En ce moment même, ma voix atteint des millions de gens à travers le monde, des millions d’hommes, de femmes, d’enfants désespérés, victimes d’un système qui torture les faibles et emprisonne des innocents.
Je dis à tous ceux qui m’entendent : Ne désespérez pas ! Le malheur qui est sur nous n’est que le produit éphémère de l’habilité, de l’amertume de ceux qui ont peur des progrès qu’accomplit l’Humanité. Mais la haine finira par disparaître et les dictateurs mourront et le pouvoir qu’ils avaient pris aux peuples va retourner aux peuples. Et tant que des hommes mourront pour elle, la liberté ne pourra pas périr. Soldats, ne vous donnez pas à ces brutes, à une minorité qui vous méprise et qui fait de vous des esclaves, enrégimente toute votre vie et qui vous dit tout ce qu’il faut faire et ce qu’il faut penser, qui vous dirige, vous manœuvre, se sert de vous comme chair à canons et qui vous traite comme du bétail.
Ne donnez pas votre vie à ces êtres inhumains, ces hommes machines avec une machine à la place de la tête et une machine dans le cœur.
Vous n’êtes pas des machines.
Vous n’êtes pas des esclaves.
Vous êtes des hommes, des hommes avec tout l’amour du monde dans le cœur.
Vous n’avez pas de haine, sinon pour ce qui est inhumain, ce qui n’est pas fait d’amour.
Soldats ne vous battez pas pour l’esclavage mais pour la liberté.
Il est écrit dans l’Evangile selon Saint Luc « Le Royaume de Dieu est dans l’être humain », pas dans un seul humain ni dans un groupe humain, mais dans tous les humains, mais en vous, en vous le peuple qui avez le pouvoir, le pouvoir de créer les machines, le pouvoir de créer le bonheur. Vous, le peuple, vous avez le pouvoir, le pouvoir de rendre la vie belle et libre, le pouvoir de faire de cette vie une merveilleuse aventure.
Alors au nom même de la Démocratie, utilisons ce pouvoir. Il faut tous nous unir, il faut tous nous battre pour un monde nouveau, un monde humain qui donnera à chacun l’occasion de travailler, qui apportera un avenir à la jeunesse et à la vieillesse la sécurité.
Ces brutes vous ont promis toutes ces choses pour que vous leur donniez le pouvoir : ils mentaient. Ils n’ont pas tenu leurs merveilleuses promesses : jamais ils ne le feront. Les dictateurs s’affranchissent en prenant le pouvoir mais ils font un esclave du peuple.
Alors, il faut nous battre pour accomplir toutes leurs promesses. Il faut nous battre pour libérer le monde, pour renverser les frontières et les barrières raciales, pour en finir avec l’avidité, avec la haine et l’intolérance. Il faut nous battre pour construire un monde de raison, un monde où la science et le progrès mèneront tous les hommes vers le bonheur. Soldats, au nom de la Démocratie, unissons-nous tous !
15:52 Publié dans Chronic Argo | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note
26.12.2007
Le « détail de l’histoire » a 10 ans
Le 26 décembre 1997, le leader du Front national Jean-Marie Le Pen était condamné pour «banalisation de crime contre l’humanité» et «consentement à l’horrible».Le 6 décembre, il avait fait allusion pour la deuxième fois au «détail de l’histoire» que constituaient selon lui les chambres à gaz nazies. Ces propos révisionnistes avaient été prononcés lors d’une conférence de presse tenue à Munich en compagnie de Franz Schönhuber, journaliste, écrivain, ancien Waffen SS et ex-patron des Républicains, un parti ultra nationaliste d’outre-Rhin. Cette conférence de presse avait pour objet la présentation d’une biographie écrite par Schöenhuber : Le Pen le rebelle. Les propos pour lesquels Le Pen a été condamné sont les suivants :
Je ne dis pas que les chambres à gaz n’ont pas existé. Je n’ai pas pu en voir. Je n’ai pas étudié spécialement la question. Mais je crois que c’est un point de détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale.Pour ma part, je pense préférable - et de loin ! – de se souvenir de la fin du texte du film d'Alain Resnais Nuit et brouillard. Un texte écrit par Jean Cayrol et dit par Michel Bouquet.
Il y a nous qui regardons sincèrement ces ruines comme si le vieux monstre concentrationnaire était mort sous les décombres. Qui feignons de reprendre espoir devant cette image qui s’éloigne comme si on guérissait de la peste concentrationnaire. Nous qui feignons de croire que tout cela est d’un seul temps et d’un seul pays et qui ne pensons pas à regarder autour de nous et qui n’entendons pas qu’on crie sans fin.
Nuit et brouillard 1/2
Nuit et brouillard 2/2
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