20.12.2009
10 milliards … des cacahuètes !
Alors que le Premier ministre de Tuvalu faisait remarquer que son île fond comme du sucre dans les eaux montantes et que la Conférence de Copenhague touchait à sa fin, on apprenait que les pays industrialisés s’engageaient à verser 10 milliards de dollars par an sur trois ans pour venir en aide aux pays pauvres faisant face aux conséquences du réchauffement climatique.
Une question se pose : 10 milliards de dollars, c’est quoi ? En vérité, ce n’est pas grand-chose. Jugez plutôt.
À tout émir, tout honneur, c’est exactement le cadeau que l’Emirat de Dubaï, en difficulté financière, vient de recevoir de son voisin l’Emirat d’Abu Dhabi.
11:00 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : échec, climat, conférence, copenhague, dollars, milliards, réchauffement
03.03.2009
Attention chaussée glissante
Si vous êtes passé, aujourd’hui, par la place de la Riponne, la rue de l’Université ou la place du Château, vous aurez remarqué que des grandes manœuvres s’y déroulent.
Non, non, rassurez-vous – ou ayez des regrets, selon votre degré d’amour pour la «grande muette» -, ce ne sont pas des hordes de soldats, mêmes miliciens, qui vont venir faire joujou avec leurs FAS, leurs chars ou autres gadgets virils, ce sont juste les 128 concurrents de la Red Bull Crashed Ice qui vont s’affronter sur une patinoire en pente longue de 400 mètres qui se prépare à relier l’esplanade du Château à la Riponne.
Le principe est simple, sur une dérupe recouverte de glace et parsemée d’embûches, quatre par quatre, des quidams équipés comme des hockeyeurs s’efforcent de descendre le plus vite qu'ils peuvent tout en restant le plus longtemps possible sur leurs patins. Frissons garantis !
17:04 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (36) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : lausanne, vitesse, publicité, glace, red bull crashed ice, red bull, crashed
02.02.2009
Fonds de poubelles
Après un référendum populaire cantonal et un refus de la taxe au sac en 2002, c’est le grand retour de ce moyen coercitif visant à appliquer le principe du «pollueur-payeur» à Lausanne. Un retour qui va se matérialiser mardi prochain au Conseil communal de Lausanne à l’occasion de l’étude de la motion «Elimination des déchets ménagers : l’application et l’introduction du principe du "pollueur payeur" ou principe de causalité, se fait attendre en ville de Lausanne.»
Le plus surprenant dans ce retour taxiforme est que le cadavre de 2002 est exhumé par … l’UDC et plus particulièrement le fin finaud Voiblet qui voit là l’occasion de faire payer à chacun les frais de l’élimination de ses déchets, d’alléger les finances communales et surtout de diminuer les impôts d’un montant équivalent, tout en se parant au passage d’un vernis vert.
19:46 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : consommation, conteneur, déchets, emballage, ordures, poubelle, recyclage
15.05.2008
Bonjour ozone
La pollution atmosphérique, c’est un petit peu comme le prêt-à-porter. Il y a la collection automne-hiver et la collection printemps-été. Après un hiver consacré aux particules fines, nous voici à la veille d’un nouvel été, un de plus, consacré à l’ozone.
Au fait c’est quoi l’ozone ? L’ozone, O3, est un composé de l’oxygène qui comporte trois atomes de cet élément, soit un de plus que celui du gaz qui nous permet de vivre et dont la formule est O2. Et c’est cet atome supplémentaire qui fait toute la différence. C’est cette structure qui confère à l’ozone ses propriétés oxydantes qui sont mises à profit dans la désinfection de l’eau potable ou de celle des piscines.
Par contre, lorsqu’on respire de l’ozone, ses propriétés oxydantes se manifestent désagréablement – c’est le moins que l’on puisse dire – sur notre système respiratoire : on enregistre une inflammation de ce dernier. Cette inflammation est bien évidemment particulièrement néfaste pour les personnes âgées et les petits enfants ainsi que pour celles qui souffrent de problèmes respiratoires.
L’ozone est un gaz très paradoxal : en l’absorbant, il nous protège, du rayonnement ultraviolet dans la stratosphère, alors que, comme nous venons de le voir il est toxique au niveau du sol. Indispensable en haute altitude et indésirable dans la troposphère.
En altitude, l’ozone est formé par la réaction photochimique entre les molécules d’oxygène. Au niveau du sol, l’ozone est produit essentiellement à partir des composés organiques volatils (COV) et des oxydes d’azote, les fameux NOx. Et, devinez quoi, les COV et les NOx sont produits par la circulation automobile et les activités industrielles.
On pourrait croire que les améliorations technologiques soient capables de diminuer les émissions de ces polluants précurseurs de l’ozone. Il n’en est cependant rien. C’est en tout cas ce que relève l’Office fédéral de l’environnement qui reconnaît que « l’augmentation du trafic réduit ces efforts quasiment à néant ».
En attendant que l’on envisage peut-être, une fois, un jour … ou l’autre de diminuer le trafic, vous pouvez toujours regarder les cartes animées montrant les taux d’ozone jour après jour. Vous constaterez d’un air perplexe que les normes OPair sont systématiquement dépassées année après année.
Un petit conseil : si vous avez des problèmes respiratoires, si vous êtes trop jeune, trop vieux, asthmatique, évitez de trop respirer …
13:57 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : air, asthme, ozone, pollution, respiratoire, trafic
25.04.2008
Du gaz ? De l’air !
La politique est souvent difficile, voire, parfois, conflictuelle et ingrate. Cependant, de temps en temps elle procure des petits plaisirs. Même s’ils sont modestes, ils n’en font pas moins du bien.
Après la séance du Conseil communal de Lausanne où je me suis fait traiter de poujadiste – parce que je défends la cause des commerçants opposés à la city-taxe – et d'opportuniste ou de « communiste à la mémoire courte » – parce que je m’étonne que la Municipalité de Lausanne participe à la grande mascarade politico-économique des J.O. de Pékin –, j’ai trouvé excessivement agréable la séance de l’Association de communes de la région lausannoise pour la réglementation du service des taxis.
Cette association – qui réunit les communes de Lausanne, Pully, Belmont, Epalinges, Paudex, Le Mont, Crissier, Prilly, Renens, Ecublens, Chavannes-près-Renens et Bussigny-près-Lausanne – a pour but de mettre sur pied une réglementation du service des taxis sur le territoire des communes associées, d'appliquer cette réglementation et d'en contrôler le respect.
Hier soir, se tenait la séance semestrielle du Conseil intercommunal qui réunit des élu-e-s délégués par chacune des communes de l’association. Cette séance m’a donné l’occasion de déposer une motion demandant au Comité directeur de l’association d’étudier les moyens permettant de faire en sorte que la flotte des taxis de la région lausannoise s’oriente dans les meilleurs délais vers l’usage de véhicules à gaz naturel.
Eh bien, figurez-vous que cette motion a été acceptée à l’unanimité. À l’unanimité ! Une chose qui ne m’était jamais arrivée tant certains politiciens ont tendance à s’opposer, par principe à toute proposition émanant de la gauche de la gauche.
Dans ces conditions je n’ai qu’une chose à dire : merci aux membres du Conseil intercommunal et bonne étude au Comité directeur.
Voici le texte de la motion* en question.
Motion : « Du gaz ? De l’air ! »
Les émissions de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques, sont, en Suisse en grande partie imputables au trafic automobile. La pollution automobile et la production de gaz à effet de serre est étroitement liée au type de carburant utilisé.
Selon une étude de l’EMPA et de l’EPFZ publiée en novembre 2007 et portant sur la comparaison des différents modes de propulsion des véhicules automobiles, il apparaît que :
Les plus propres sont les voitures à gaz naturel. Leurs émissions de CO2 sont de 21 pour-cent inférieures à celles des voitures à essence et de 11 pour-cent à celles des voitures Diesel et ce sont aussi elles qui contribuent le moins à la formation d’ozone.
Si le gaz naturel n’est pas le combustible miracle qui évite toute pollution, il semble cependant être actuellement celui qui permet d’économiser au maximum les ressources de la planète et la planète elle-même.
Du point de vue des réserves de gaz naturel, Les SIG de Genève relèvent :
Le gaz naturel est issu de gisements souvent liés, mais pas toujours, aux réservoirs pétroliers. C’est donc une énergie fossile. Toutefois, contrairement au pétrole, la découverte de nouveaux gisements continue et les réserves de gaz sont aujourd’hui supérieures aux réserves de pétrole.
Le gaz est aussi mieux réparti géographiquement et n’exige pas d’installations de raffinage compliquées.
Une fois extrait du sol, on débarrasse le gaz de la vapeur d’eau, du soufre et de certains hydrocarbures lourds qu’il contient. Puis il est acheminé par gazoduc ou méthanier vers les stations où il est comprimé.
Par ailleurs, plusieurs grandes villes voient leurs taxis s’équiper de véhicules à gaz naturel. Parmi elles, citons les villes d’Allemagne, dont Berlin.
Du point de vue du coût d’exploitation, un véhicule à gaz permettrait d’économiser, selon Gazmobile, environ 700 francs par année pour 15'000 kilomètres.
Enfin, et ce n’est pas à négliger, par son Service du gaz, la Ville de Lausanne commercialise du gaz naturel et met à disposition 5 stations de remplissage en ville.
Pour toutes ces raisons, la présente motion demande que le Comité de direction de l’Association de communes de la région lausannoise pour la réglementation du service des taxis :
étudie les moyens permettant de faire en sorte que la flotte des taxis de la région lausannoise s’oriente dans les meilleurs délais vers l’usage de véhicules à gaz naturel.
Lausanne, le 24 avril 2008 Alain Hubler
*Une motion qui fait suite à la réponse donnée par la Municipalité de Lausanne à une question écrite posée par ma collègue de parti Andréa Eggli
- Crédit photographique : Ville de Lausanne.
07:14 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : carburant, gaz, ozone, pollution, taxi, voiture
17.04.2008
Couchepin le misérable et Al Gore le durable
C’est un peu ainsi qu’étaient présentés, hier, dans la presse le Président de la Confédération et le Prix Nobel de la Paix 2007 qui étaient venus inaugurer la nouvelle chaire de «développement durable» de l’EPFL.
Il faut dire que Pascal Couchepin a été assez maladroit pour venir en hélicoptère à cette Journée de la recherche de l'EPFL, alors qu’Al Gore, nettement plus malin, a jugé plus adapté de se déplacer en voiture hybride.
Dame ! Pour une journée consacrée à la création d’une unité d’enseignement dédiée au réchauffement climatique il fallait bien cela. Même si cette unité est financée par la banque privée LODH avec laquelle Al Gore a quelques affaires au travers de la société Generation Invest Management, une société active dans «l’investissement durable». Même si les entreprises durables dans lesquelles ce fond investit ont pour noms Roche et Nestlé, entre autres.
Mais disons-le tout net, la promenade en hélicoptère de Couchepin nuit au réchauffement climatique alors que Roche et Nestlé sont des modèles d’écologie.
Des modèles d’écologie et d’éthique ... à un ou deux détails près.
À l’actif de Roche, on mentionnera le stockage de 150 000 tonnes de déchets chimiques à Bonfol entre 1961 et 1976 et le stockage à Hagenthal-le-Bas (France) en décharge illégale, avec d’autres industries chimiques bâloises, de 600 tonnes de nitrobenzène et autres produits de synthèse de colorants entre 1950 et 1960.
On ajoutera pour la bonne bouche qu’en 2007 les laboratoires Roche, BASF et Aventis ont été condamnés à 8,5 millions de dollars au Brésil pour constitution de cartel, entente sur les prix des vitamines et concurrence déloyale.
Pour Nestlé, on a l’embarras du choix. On retiendra juste que le géant de l’agro-alimentaire détient 17 % du marché mondial de l’eau en bouteille, qu’il en est le number one et que, selon le WWF, ce marché consomme 1,5 million de bouteilles en plastique chaque année.
On retiendra aussi que la société a commercialisé en Afrique un «aliment lacté Gloria», contenant de la matière grasse végétale, destiné «à des consommateurs à faible pouvoir d’achat ». Selon ses parents, ce lait serait peut-être responsable du décès du petit Henri-Joël, un bébé camerounais mort en 2001.
Al Gore le durable et Couchepin le misérable. Un peu réducteur, non ?
- Crédit photographique : Juampe López sous licence Creative Commons.
21:06 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : al gore, couchepin, développement durable, epfl, investissement, nestlé, roche
23.02.2008
La pénitence de la Coop
Qui n’a pas vu la dernière publicité de deuxième acteur du commerce de détail en Suisse ? Qui n’a pas vu ces pleines pages qui affirment : «Pour mieux préparer l’avenir : bilan CO2 neutre pour Coop» ?
Grâce à cette campagne, tout le monde sait que la Coop est très soucieuse de et très engagée en faveur de l’environnement. Tout le monde sait qu’entre 2006 et 2007 la société a diminué – en Suisse – sa production de CO2 de plus de 10%. Mais tout le monde sait aussi qu’il est illusoire d’arriver à une production de dioxyde de carbone nulle, cela est bien évident et c’est là qu’intervient le deuxième acteur : le WWF avec lequel la Coop a conclu un partenariat par lequel «les deux partenaires s'engagent à œuvrer ensemble pour la protection de l'environnement.»
C’est là aussi qu’intervient le fonds de compensation CO2, doté, en 2006, d’1,5 million de francs (2% du bénéfice net 2007) destiné à compenser les émissions de CO2 pour atteindre le fameux « bilan CO2 neutre ».
Ces deux actions, outre l’éclat publicitaire et médiatique qu’elles confèrent au géant du détail, me laissent un goût amer dans la bouche et me font irrésistiblement penser aux pénitences de l’Eglise catholique romaine. Ces pénitences qui permettent de réparer les mauvaises actions, de réparer le mal une fois qu'il est fait.
Pourquoi suis-je si dur et suspicieux à l’égard de l’autre géant orange ? C’est simple, j’ai failli croire à la réelle volonté de la Coop de s’engager sur la voie, exceptionnelle pour une telle entreprise, de l’exemplarité écologique.
J’ai failli y croire jusqu’à cette après-midi au moment où j’ai découvert sur les rayonnages de l’une de ses succursales des asperges vertes du Mexique, des tomates cherry et des framboises du Maroc et des avocats de la Dominique. Inutile de dire que tous ces produits qui peuvent pousser en Europe – quand c’est leur saison – seront intégralement compensé par des pénitences et des coups de publicité.
19:35 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
09.01.2008
Le Caloptéryx éclatant élu animal de l’année
On connaissait la Personnalité de l’année désignée chaque année par l’hebdomadaire Time Magazine depuis 1927. Depuis 2004, Pro Natura désigne l’animal de l’année.
Si l’objectif du magazine américain est de désigner la personnalité qui a le plus marqué l’année, pas forcément en bien d’ailleurs, celui de Pro Natura est plutôt de proposer un candidat qui saura sensibiliser le public à un problème environnemental particulier.
C’est ainsi qu’après le lièvre brun (2004), le lézard agile (2005), le bouquetin (2006), l’ombre commun (2007), le caloptéryx éclatant est devenu l’animal de l’année 2008.
Le caloptéryx éclatant est une libellule de 4 à 5 cm de longueur, vivant à proximité des étangs et des cours d’eau à débit lent bordés de roselières ou d’aunes.
Ce chasseur ailé doit son nom à sa coloration bleu-vert chatoyante. Si Pro Natura a retenu cet insecte comme animal de l’année, ce n’est pas seulement en raison des qualités intrinsèques de la bestiole, mais aussi et surtout pour rappeler que son habitat est menacé. En effet, selon l’organisation environnementale : «Environ 90% des cours d’eau en Suisse ne sont plus libres d’évoluer de manière naturelle : ils sont enfermés artificiellement sous terre, canalisés ou retenus.»
Pro Natura en appelle donc aux responsables politiques pour qu’ils fassent respecter les lois en vigueur sur la protection des cours d’eau (loi sur l'aménagement des cours d'eau, loi sur la protection des eaux, loi fédérale sur la pêche) et afin que ceux-ci retrouvent l’espace et les débits convenables qui leur appartiennent.
Pour faire connaissance avec le petit animal ailé, le mieux est de visionner la vidéo mise en ligne par l’organisation de défense de la nature.
- Crédit photographique : © Pro Natura, Prisma/ Klaus Honal
12:59 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
05.01.2008
Moins de e-déchets toxiques avec Greenpeace
L’organisation écologiste ne fait pas que faire du zodiac autour des baleiniers japonais. Heureusement pour elle d’ailleurs, car certains esprits chagrins et de mauvaise foi seraient capables de l’accuser de contribuer inutilement au réchauffement climatique.
L’organisation édite aussi un guide pour acheter le matériel électronique le moins sale possible pour l’environnement. Elle a même ouvert un blogue qui permet un accès aisé à cette documentation qui peut se révéler fort utile le jour où vous voudrez ou devrez acheter un nouvel ordinateur, téléphone portable ou console de jeux.
À moins que vous ne renonciez, au moins pour un certain temps. Comme je le fais avec mon portable dont la batterie rend l’âme et que les vendeurs me suggèrent de ne pas remplacer pour acquérir un nouveau modèle de téléphone pour rien …
Greenpeace nous apprend aussi, qu’en 2004, 183 millions d'ordinateurs et 674 millions de téléphones portables ont été vendus dans le monde. À ce taux-là, il est responsable d’acheter les produits les moins polluants possible.
Le 6eme guide pour une high-tech responsable attribue un zéro pointé à Nintendo et est consultable ici. En plus, vous pouvez même envoyer un mail aux directeurs des entreprises pour les encourager à faire des efforts pour produire des ordinateurs plus verts.
16:08 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
17.07.2007
Festival de la Cité et tri des déchets
Michelle s’interrogeait sur la véracité des chiffres du volume des déchets produits par la Lake Parade à Genève. En se basant sur le guide des éco-manifestations en Poitou-Charentes – la région de Ségolène Royal – qui affirme qu’une manifestation génère 500 grammes de déchets par participant, elle arrivait à un total de 50 à 100 tonnes de déchets pour le 100 à 200 milles participants de la Lake Parade.
Le problème est que les chiffres officiels mentionnent seulement 14 tonnes, soit entre 3,5 et 7 fois moins ou encore entre 70 et 140 grammes de déchets par spectateur. Alors question : le guide des éco-manifestations exagère-t-il ou les Genevois minimisent-ils le volume de déchets de la Lake Parade ?
Lausanne propose aussi des grandes manifestations, dont le très prisé Festival de la Cité qui vient de se terminer et qui a réuni cette année 120'000 spectateurs. La direction du Festival et la ville de Lausanne mettent un soin particulier à récupérer et à trier les déchets. C’est ainsi que la zone du Festival est littéralement couverte de postes de tri et sillonnée par des « recycleurs » chargés de débarrasser les tables de leurs déchets et de les trier.
Pour en savoir un peu plus sur la question de chiffres, je vous transmets ici ceux concernant l’édition 2005 du Festival de la Cité dont la cuvée 2007 vient de se terminer.
Spectateurs : 110'000Moralité, les chiffres du Festival de la Cité semblent confirmer ceux de la Lake parade. Affaire à suivre.
Déchets divers : 12,2 tonnes, soit environ 110 grammes par spectateur
Verre : 900 kg 18 sacs de PET et 5 sacs d’aluminium (gros sacs ou petits sacs ?)
12:09 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



