26.12.2009
Ouksé ?
La période des fêtes de fin d’année est particulièrement propice aux jeux de société ; surtout s’ils peuvent concerner toute la famille et être suffisamment acratopèges pour éviter les discussions oiseuses.
Vu l’âge supposé de mes lecteurs, j’ai évité de vous proposer une version électronique du Uno Moo, adapté aux tout-petits. Histoire d’éviter d’entretenir les bas instincts capitalistes de plusieurs d’entre vous, j’ai écarté un dérivé du Monopoly. Afin d’économiser un peu l’air de notre planète, j’ai banni le 1000 bornes. Pour ne pas froisser la susceptibilité de mes mâles lecteurs, j’ai exclu le Trivial Pursuit filles. Pour ménager vos neurones certainement entamée par les breuvages éthanolisés de Noël, je vous épargne le Scrabble ou le jeu d’échecs Lucky Luke.
Enfin, pour éviter de faire de la publicité gratuite à un certain hélicologiste opportuniste, j’ai proscrit Ushuaia. Et, comme il n’existe pas, j’ai dû faire l’impasse sur un jeu de rôle qui serait sans doute un succès : Bidochon’s world.
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02.12.2009
Oskar Freysinger’s rap
Les billets les plus courts sont probablement les meilleurs, donc place à la musique :
« Je vais devoir vivre avec ça »*
Un rap exclusif du conseiller national Oskar Freysinger qui sera sans doute le tube de cet hiver.

* Une oeuvre (que l'on peut télécharger librement) anonymement déposée dans ma boîte courriel par un(e) artiste en devenir. Merci à lui ou à elle.
11:37 Publié dans Ecouter, lire ou voir | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : choc, crainte, freysinger, minaret, musique, oskar, rap
03.10.2009
24601
24601, c’est le numéro de matricule du prisonnier Jean Valjean. C’est aussi, peut-être, le nombre de spectateurs qui auraient dû assister à la comédie musicale Les Misérables pour qu’elle s’achève ce soir dans les chiffres noirs.
Hier soir, à la minute où l’orchestre du Conservatoire de Lausanne et les comédiens chanteurs engageaient les premières notes de A la volonté du peuple, la chanson finale, j’étais à mille lieues de me douter que ceux qui allaient êtres remerciés par une standing ovation risquaient bien de voir une partie de leur salaire passer à la trappe.
La réalité rattrapait la fiction : Les Misérables allaient être traités comme tels.
Malheureusement, la réalité n’allait pas jusqu’au bout et s’arrêtait aux portes de la «bienséance». Malgré une sérieuse coupe dans leur salaire – peut-être presque un tiers, seuls les techniciens allaient taper du poing sur la table et obtenir quelque chose.
15:28 Publié dans Ecouter, lire ou voir | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : beaulieu, comédie, demierre, hugo, javert, les misérables, musicale
29.08.2009
Quelle grande gueule !
C’était ce matin même et déjà « Peccaux » propose une jolie petite vidéo du test des vannes de la centrale de Veytaux. Cet essai, réalisé par les Forces motrices Hongrin-Léman, a eu lieu ce matin et sert à vérifier qu’il est possible de vider le barrage rapidement en cas de problème.
Cela n'arrive que tous les 10 ans : un magnifique jet horizontal de 350 m de long. Mieux valait ne pas caboter dans les parages ...
19:04 Publié dans Ecouter, lire ou voir | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : léman, barrage, eau, essai, hongrin, jet, veytaux
28.03.2009
Et la démocratie, bordel !
Comme tous les matins, Watusi, très matinal et pétant la forme, s’approprie le sachet de thé commun pour se faire son petit-déjeuner. Nafle, gros dormeur fatigué en sera pour ses frais. C’est ainsi que commence cette pièce d’Oscar Castro et c’est ainsi qu’elle se terminera : le monde tourne en rond à défaut de tourner rond.
Watusi et Nafle sont deux clochards qui vivent de la récupération du vieux papier et de la ferraille. Pour transporter leurs trésors, ils utilisent une carriole qu’ils appellent la «Douloureuse». Pour sa part Sonajeras, le clochard étranger, passe son temps à mettre au point un système qui transformera la «Douloureuse» en machine volante. C’est à ce titre que les deux chiffonniers lui prêtent parfois leur «véhicule d’entreprise».
Outre le partage du sachet de thé, nos deux chineurs ont un problème à résoudre : qui doit tirer la «Douloureuse» ?
13:35 Publié dans Ecouter, lire ou voir | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : doris naclerio, et la démocratie bordel, michel gilliéron, oscar castro, pascal schopfer, politique, pulloff
15.02.2009
L’insulte en politique
Eau de bidet, moule à claques, mauvais berger, sautiche, maroufle, j’saut’dedans, fleur de Mazas …
Autant d’insultes découvertes grâce à un courriel de mon ami C. P. de L., qui en a d’ailleurs, au passage, profité pour me traiter gentiment de «plouc». Grâce à lui, j’ai eu l’occasion de prendre connaissance d’un site hébergé par l’Université de Bourgogne et consacré à l’insulte en politique. Ce site est issu d’un projet, placé sous la direction de Thomas Bouchet, Matthew Leggett, Jean Vigreux et Geneviève Verdo, qui se présente comme une approche interdisciplinaire de «l’assaut verbal en politique et a pour objectif principal d’éclairer, selon un angle inhabituel, quelques questions importantes sur violence et politique, cultures et pratiques politiques, parole et politique.»
Voici donc une petite sélection de ce que j’ai pu lire en me baladant sur le site, qui se double d’un livre, de cette étude dont le titre est L'assaut verbal en politique. L'insulte en Europe et en Amérique latine, de la fin du XVIIIe siècle à nos jours.
Commençons par une petite définition : selon les chercheurs, l’insulte en politique est un acte de communication réputé porter atteinte par la violence à la réputation d’un individu, d’un groupe, d’une institution dans la sphère publique.
15:54 Publié dans Ecouter, lire ou voir | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : assaut, injure, insulte, politique, verbal, violence
21.11.2008
L'argent bête
A la demande générale d'un pisse-froid qui intervient très souvent sur ce blogue, qui n'a pas trop apprécié - tant pis pour lui - le trait d'humour de mon dernier billet et qui, du coup, en déduit que je n'ai rien à dire en cette période de crise financière, voici une petite vidéo qu'il ne va sans doute pas apprécier.
Cette petite vidéo est déjà très répandue sur la Toile, mais je la partage quand même, car elle tient de la fable. Je laisserai bien entendu à chacun le soin d'y associer la morale de son choix.
P.S. Merci à Diane et à Les mots ont un sens.
20:23 Publié dans Ecouter, lire ou voir | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : argent, crise, économie, finance
09.11.2008
La loterie du cheval mort
Voici une fable qui court sur la Toile depuis quelque temps. Une fable qui a atterri dans ma boîte aux lettres électronique déposée par un homonyme qui se reconnaîtra et que je profite de remercier au passage.
Une fable accompagnée d’un commentaire laconique, mais amplement suffisant : «à méditer».
Once upon a time, le jeune Bob vivait au fond du Nebraska.
Un jour il décide de devenir riche, lui aussi. Pour démarrer, il choisit d’acheter un vieux cheval à un cowboy. Il emprunte sans difficulté 500 dollars à la banque du coin, qui aime par dessus tout les jeunes gens audacieux ; il verse au cowboy la totalité de la somme empruntée, et ce dernier lui promet la livraison, ferme, du canasson pour le 10 du mois.
Las ! Une semaine plus tard, le cowboy vient voir Bob pour lui annoncer une mauvaise nouvelle: le cheval est mort. Bob, qui est encore un pied tendre, lui dit alors :
- No problem, man ! Tu me rends mes 500.
- Gosh ! lui répond le cowboy, c’est que je ne les ai plus. J’ai été obligé de les refiler à ma sœur, pour qu’elle aille se soigner.
Bob, qui mûrit vite, réfléchit et lui dit :
- All right, chap ! Je prends quand-même le cheval.
- Le cheval ? Pour en faire quoi ?, lui demande le cowboy, très surpris (il ne sera jamais riche).
Bob lui répond avec assurance :
- Je vais le vendre en montant une loterie. Pour un cheval, je suis sûr de trouver tout un paquet de gens qui tenteront le coup.
Le cowboy s’étonne :
- Tu ne peux pas faire une loterie avec un cheval mort !
Petit clin d’œil de Bob :
- Pourquoi veux-tu que je dise que le cheval est mort ?
Deux mois plus tard, le cowboy croise Bob, chemise de grande classe, lunettes de soleil, montre étincelante et chaussures de cuir fin. Aussitôt, il lui demande :
- Alors ? Ta loterie, ça s’est passé comment ?
- Super ! lui répond Bob. J’ai vendu 500 tickets à 3 dollars la mise. Du coup j’ai fait mes premiers 1000 dollars de profit !
- Mais ... Tu n’as pas eu de réclamations ?
- Si, bien sûr. De la part du gagnant. Mais on s’est arrangé : je lui ai rendu sa mise.
Aujourd’hui, Bob vend des produits structurés chez Goldman Sachs.
13:20 Publié dans Ecouter, lire ou voir | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bourse, cheval mort, crise, fable, loterie, produits structurés
29.09.2008
La boîte à outil de la contestation
Les altermondialistes, les anticapitalistes, les paysans sans terre, les antispécistes, bref tous les mouvements sociaux de lutte contre l’ordre établi ont maintenant leur … bible éditée depuis peu en livre de poche : Guérilla Kit. Un bouquin dont le sous-titre «Ruses et techniques des nouvelles luttes anticapitalistes» en dit long sur le contenu.
Derrière l’auteur Morjane Baba se cache un collectif, né dans les chemins de la résistance, qui a mis sur pied un véritable guide pratique du parfait contestataire. Ce traité est destiné aussi bien aux débutants qu’aux altermondialistes à court d’imagination.
Ce véritable «Manuel des Castors Juniors» des luttes sociales propose mille et une recettes pour arriver à semer le maximum de tohu-bohu dans tous les secteurs de la contestation et de la désobéissance.
Si l’ouvrage se termine par des fiches recettes aussi bien expliquées de celle de notre Betty Bossi nationale, il comporte une première partie qui rappelle les hauts lieux et les grands moments de la contestation mondiale et une deuxième constituée d’un dictionnaire des termes militants.
Parmi les actions subversives historiques, on relèvera quelques-unes dont certaines sont assez étonnantes. Pour commencer, la très amusante «catapulte à nounours», utilisée pour la première fois en 2002 lors du sommet des Amériques à Québec, qui consiste à bombarder les policiers d’ours en peluche. Pour suivre, le très doux «kiss-in», lors duquel des personnes de même sexe se font des gros bisous en public pour lutter contre l’homophobie. Pour continuer, le très propagandiste raid d’avions en papier utilisé pour la première fois en 2000 par les forces zapatistes. Et, pour terminer, la très efficace grève du sexe des femmes de Sirte, au Sud de la Turquie qui, privées d’eau courante, étaient obligées de trimbaler des jerricans d’eau à journées faites. Une technique inspirée de Lysistrata d’Aristophane.
Parmi les recettes pratiques, on apprendra, entre autres, comment manier la faux anti-OGM, comment organiser un piquet de grève, comment faire perdre 2000 euros à un Mc Do, comment fabriquer un pochoir, comment faire du théâtre vidéosurveillé, comment empêcher l’expulsion de sans-papiers ou encore comment fabriquer une bombe de peinture téléguidée.
Bref un livre que tout ministre de la sécurité publique devrait interdire et que tout policier ayant un minimum de conscience professionnelle devrait impérativement lire dans les meilleurs délais.
Mais aussi un livre qui ne manque pas d’humour que l’on doit probablement pouvoir se procurer à la Librairie Basta !
BABA Morjane (2008), Guérilla kit, Paris : La Découverte/Poche, 279 pages.
07:17 Publié dans Ecouter, lire ou voir | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : altermondialisme, anticapitalisme, antimondialisation, guérilla kit, guide, manuel, morjane baba
24.01.2008
Pétrole et écrans de fumées
Sans parler du spam, on reçoit souvent des courriels pour nous informer de choses et d'autres. Souvent l'intérêt de ces courriels est, pour le moins, discutable.
Et puis, il arrive que quelqu'un nous envoie une information, un lien d'un intérêt tout à fait évident. C'est exactement le cas de ce courriel de Frédéric qui m'informe ainsi :
Si vous êtes un peu préoccupé par le prix du pétrole, la guerre en Irak et en Afghanistan, le renforcement de la surveillance technologique, la diminution des libertés individuelles, la guerre contre le terrorisme, les attentats d'Al-Quaïda, la qualité et le contenu des grands médias ... (n'en jetez plus !!!)
Je vous recommande le visionnement de ce film très instructif et stimulant qui a l'ambition d'articuler ces thématiques de manière très sérieuse (anciens ministres, chercheurs, journaliste, etc.). Il s'adresse à la tête plutôt qu'aux tripes, ce qui permet davantage au spectateur de tirer ses propres conclusions. A vous de tirer les vôtres, en gardant un peu de distance, bien sûr.
Il dure certes presque aussi longtemps qu'un épisode de votre série américaine préférée (50 minutes), mais si vous le visionnez jusqu'au bout, vous aurez des choses très intéressantes, en phase avec les changements actuels, à cogiter ...
Merci Frédéric pour ce lien vers un film pour mieux comprendre le monde actuel et bon visionnement à celles et ceux qui prendront la peine, ou le "plaisir", de voir ce film.
Oil, Smoke & Mirrors
envoyé par ReOpen911
06:59 Publié dans Ecouter, lire ou voir | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note



