30.08.2009

Pomme avec le bour

Delamuraz.jpgIls la tenaient pourtant la carte maîtresse. Le digne descendant d’un Jean-Pascal Delamuraz qui avait su s’imposer grâce à ce style inimitable qui caractérisait les Radicaux de la fin du siècle passé, un style inspiré de celui de la IIIe République française.

Le bour, c’est Broulis, celui qui a réussi à redresser les finances vaudoises sur le dos des employés du service public et parapublic et des communes à coups de trique. Mais avec une trique gainée de velours et maniée avec cette espèce de rondeur qui rappelle incontestablement le dernier conseiller fédéral vaudois.

Soit, il paraît qu’il est parfois colérique et que ses interventions devant le Grand conseil n’ont rien d’ébouriffant, mais il sait se révéler consensuel et est capable de naviguer avec la barre au centre. Deux qualités qui ne sont pas données en ces temps.

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10.12.2008

Ueli Maurer élu conseiller fédéral

Maurer conseiller fédéral



Et j'ajouterais :

C'est aux pieds du Maurer qu'on reconnaît les partis bourgeois.


04.12.2008

Maurer, Blocher ? Non, nein, no !

Ueli MaurerNul besoin de grandes explications, les deux clones n’ont pas leur place au Conseil fédéral.

Point barre !

Si vous êtes du même avis, il y a du travail.

Pour l’heure, au moins trois pétitions électroniques sont à signer :


  1. Celle des Verts

  2. Celle de Citoyen suisse

  3. Celle d’Ada Marra


« Pour plus de sécurité », il est prudent de signer les trois.

Ce billet n’appelant aucun commentaire, ils sont donc – et c’est la première fois – bloqués.

12.11.2007

Voiblet le fossoyeur


Claude-Alain VoibletJérôme Cachin rapporte dans La Liberté de ce jour les propos du Secrétaire général de l’UDC vaudoise Claude-Alain Voiblet. Propos recueillis hier à chaud après la déroute de la droite vaudoise :

Pour l’élection au Conseil d’Etat nous avions eu de la chance d’avoir des personnalités, cela n’a pas été le cas aujourd’hui. Le Parti radical et le Parti libéral sont faibles. Nous continuerons à progresser car nous ne sommes pas encore au bout de la grande mouvance dans l’électorat de droite.
Voilà une déclaration qui, à mes yeux, a valeur de déclaration de guerre aussi bien à l’interne qu’à l’externe. Pour le grand coordinateur de l’invasion brune en Suisse romande, la recette est claire. Il s’agit de mettre la barre A droite toute !. Il n’est plus question de s’encombrer d’un agrarien comme Parmelin, fut-il en phase terminale de blochérisation, pas plus qu’il n’est envisageable de s’acoquiner avec des partis moribonds et leur ancien conseiller d’Etat mal recyclé, Charles Favre. Désormais, il s’agit de poursuivre l’annexion, véritable Anschluss, de la Suisse romande. Il s’agit de lancer dans la guerre de conquête que mène le SVP en terres romandes des force vives, des personnalités fortes, pour terminer de dévorer, de phagocyter ce qu’il reste de la droite républicaine dans ce(s) canton(s).

Pour moi, il n’y a aucun doute, cette citation est limpide, le SVP a pour but de mettre en pièces la droite humaniste vaudoise et romande et ce qu’il reste de sa propre composante agrarienne s’il le faut. Et il faut bien reconnaître qu’elle semble en bonne voie.

Cette situation était prévisible, à force de côtoyer des chacals, on fini par se faire mordre, puis dévorer tout cru.

11.11.2007

Le naufrage de la droite vaudoise


Affiche Savary RecordonEn ce dimanche de deuxième tour des élections nationales 2007, les vaudois et les vaudoises avaient le choix entre deux couples de candidat-e-s sénateurs. Le ticket de droite était composé d’un représentant de l’aile économique ultralibérale du Parti radical, Charles Favre, et d’un agrarien en passe d’achever sa blochérisation, Guy Parmelin. Face à ces deux extrémistes d'un genre différent, mais complémentaire, la paire de gauche était composée de deux personnages particulièrement rassurants : la Socialiste Géraldine Savary qui allie un engagement syndical et politique de longue date avec un zeste de people glamour et le Vert Luc Recordon, ingénieur-physicien EPFL, docteur en droit, municipal de Jouxtens-Mézery, avocat brillant et orateur hors pair.

La droite n’aura pas fait le poids face à ce duo de choc qui, à en croire le résultat, incarne et reflète probablement mieux les préoccupations des vaudois que leurs adversaires. Les préoccupations environnementales et sociales priment sur les désirs de repli sur soi et de libéralisation économique outrancière. Les vaudois et les vaudoises ont plébiscité le ticket rose-vert en lui attribuant pratiquement 57% de leurs suffrages, ne laissant au duo bourgeois que 40% de leurs voix, éjectant ainsi le Parti radical qui possédait un siège de sénateur depuis la nuit des temps (150 ans).

A mon sens, la vague rose-verte trouve son origine dans une discipline de vote rigoureuse à gauche et à l’effet rebutant du candidat SVP pour les électeurs démocrates-chrétiens qui ont préféré le centre-gauche à l’extrême droite.

Ce résultat devrait inspirer un peu de modestie au SVP qui a tendance à se comporter comme s'il évoluait en terrain politique conquis et chez les Radicaux dont le bouillon électoral a peut-être pour origine sa mésalliance avec le parti de Christophe Blocher et le choix d’un candidat maison beaucoup trop marqué à droite pour beaucoup de leurs électeurs. C’est d'ailleurs ce que pressentait déjà vendredi le président des Radicaux Claude-André Fardel dans les colonnes du Temps :

(...) si le siège radical est perdu dimanche «il faudra se poser beaucoup de questions».
Gageons que ces questions vont trouver des réponse qui laisseront des traces.

Pour ce qui concerne la gauche de gauche, le travail s'annonce essentiel : s'assurer que l'important report de voix des forces A Gauche toute ! aura des conséquences pratiques en matière d'écologie, de protection et de cohésion sociale et de solidarité. Parce que leur engagement pour un canton plus solidaire et plus écologique, on a la faiblesse d'y croire ...