24 Heures

28.01.2009

Histoire d’être au courant

lavey.jpgCet après-midi, j’ai été convié à un séminaire destiné aux employés de Services industriels de la ville. Au menu : «L’ouverture du marché électrique suisse». Une ouverture qui fait suite à l’entrée en vigueur de la LApEl au 1er janvier 2008 et qui est effective depuis le 1er janvier 2009 pour les «clients éligibles», soit les gros consommateurs.

Le contenu de ce séminaire comportait une partie consacrée aux fondements de cette ouverture : pourquoi le marché s’ouvre-t-il ? Quel est le cadre réglementaire en Suisse ? Puis une deuxième partie que l’on peut qualifier de plus pratique : quelles sont les règles du «jeu» ? Qui est concerné ? Quelles sont les prochaines étapes qui nous attendent d’ici 2014 ?

Un séminaire dense et de qualité que je ne saurais vous résumer ici, en quelques mots. Mais un séminaire fort utile pour un conseiller communal lambda qui est déjà, et sera encore concerné, par cette «ouverture». Et un billet qui me donne l’occasion de remercier Jean-Yves Pidoux, le municipal en charge des Services industriels d’avoir pensé à «déniaiser» ses commissaires des finances et de la gestion sur ce délicat sujet.

Je tiens cependant à aborder un ou deux points précis de cette après-midi.

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13.08.2007

Arithmétique solaire


Centrale photovoltaïque de la PontaiseJ’aime bien m’adonner parfois à des petits calculs, théoriques certes, mais qui me donnent des ordres de grandeur de l’énergie que l’on consomme ou que l’on peut produire.

Hier, je suis tombé sur la revue Lausanne déchiffrée. Cette revue statistique m’apprend que la ville de Lausanne s’étend sur un territoire de 54,8 kilomètres carrés et que 6 % de cette surface est constituée de bâtiments.

Aussitôt je me dis : « Et si on couvrait tous ces toits de panneaux solaires photovoltaïques identiques à ceux que l’on trouve sur la toiture des tribunes nord du Stade de la Pontaise ? ». Cette installation, qui a valu le Prix Solaire Suisse et le Prix Solaire Européen à la ville de Lausanne, offre une puissance de 65 kW pour une surface de 570 mètres carrés et produit 63‘000 kWh chaque année. Son coût total a été de 1 million de francs.

Si on se base sur les caractéristiques techniques de cette réalisation et si on admet – au pif, je vous l’accorde - que la moitié de la surface de bâtiments de ville de Lausanne sont susceptibles d’être équipée de panneaux photovoltaïques en toiture, on obtient par de simples règles de trois les valeurs suivantes :

Surface de capteurs : 1,65 kilomètres carrés
Puissance : 187 MW
Production électrique annuelle : 182 GWh soit 12 % du mouvement total d’énergie des Services industriels de la Ville de Lausanne ou 47 % de l’électricité produite par la centrale hydro-électrique « au fil de l’eau » de Lavey. Pas mal, non ?
Il y a tout de même un hic, le coût de l’installation qui se monterait, toujours en extrapolant sur la base de celle du Stade de la Pontaise - ce qui est du bricolage, je l’avoue - , à 2,9 milliards de francs.

Par comparaison, une centrale nucléaire d’une puissance comprise entre 800 à 1600 MW est estimée à un montant compris entre 4 et 6,5 milliards de francs suisses. La production d’électricité par panneaux solaires délocalisée sur les toits lausannois reviendrait donc, à la construction, environ trois fois plus cher que celle assurée par une centrale nucléaire. Cette solution aurait des avantages énormes : elle supprimerait la production du combustible nucléaire, le traitement des déchets et le démantèlement du réacteur en fin de vie …

Alors, jouable, pas jouable ou un Hubler totalement à l’Ouest ?