17.07.2010
Et Brélaz devint antonomase métonymique
On ne compte plus les apparitions du syndic de Lausanne dans les dessins de Burki, ni ses évocations dans les articles de 24 heures.
Aujourd’hui, le plus «grand quotidien payant de Suisse romande suit avec attention l'actualité, qu'elle soit vaudoise, suisse ou internationale» passe la vitesse supérieure en antonomasant, en antonomisant, en atomisant, en faisant de «Daniel Brélaz» une antonomase, c’est-à-dire en faisant du nom propre du syndic de la capitale vaudoise un nom commun désignant un … maire.
C’est ainsi que l’on a pu lire dans La Julie de ce samedi «Le Daniel Brélaz de Bienne démissionne » en titre d’un article évoquant le départ du maire Hans Stöckli. L’article évoque ensuite toute une série de points considérés comme communs entre les deux chefs d’exécutif et une seule différence, mais de taille : le poids ! Pas certain que le maire de Bienne sera flatté et réciproquement.
Toujours est-il que c’est ainsi qu’en ce nuageux samedi de la mi-juillet, Daniel Brélaz a rejoint les poubelles, les Apollon, les Casanova et les … Tartuffe.
- Crédit image : Apollon du Belvédère, copie romaine d'un original du ive siècle av. J.-C. de Léocharès, musée Pio-Clementino
18:29 Publié dans Pipole | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : antonomase, daniel brélaz, hans stöckli
04.12.2009
Dis-moi où tu crèches
Grâce à l’outil Google Maps, il est facile de poser des repères afin de localiser les lieux de votre choix. Un exercice aisé mais un peu laborieux qui m’a permis de fournir une cartographie des conseillers et conseillères communaux de la ville de Lausanne au 29 novembre 2009.
En cliquant sur ce lien, vous pourrez découvrir la répartition géographique des élus lausannois.
En jaune on trouve les élus UDC, en bleu les Radicaux, en violet les Libéraux, en turquoise les Démocrates-chrétiens, en vert les Verts, en rose les Socialistes et en rouge les « AGt ! ».
Suite à une analyse, rapide mais pertinente, d’une personne à l’esprit de synthèse remarquable, voici ce que l’on peut dégager de cette géolocalisation :
- Il y a 3 axes d'habitation : horizontal sous-gare, horizontal centre et vertical Ouchy-CHUV
- La zone foraine est presque exclusivement habitée par la droite
- Les Verts habitent plutôt « en ville »
- Les UDC n'habitent pas l'hyper-centre
- L'hyper-centre est squatté par les Verts, les roses et les rouges
Et vous, quelle est votre analyse ?
P.S. Merci à celui qui m'a suggéré cet exercice.
10:08 Publié dans Pipole | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note | Tags : élus, cartographie, communal, conseil, lausanne
15.08.2009
Propos suggestifs
Or donc, un certain René Kuhn, futur ex-président de l’UDC de la ville de Lucerne n’a rien trouvé de mieux que de s’épancher sur son blogue et de disserter sur tout le mal qu’il pense des femmes suisses – de gauche surtout – et tout le bien qu’il pense de celles des pays de l’Est.
Quel imbécile !
Bien évidemment, la section UDC s’est empressée de se débarrasser de ce balourd qui, pour un motif bien futile, risquait de ternir – est-ce encore possible ? – inutilement l’image du parti qui se revendique fièrement, mais abusivement, de la « qualité suisse ».
20:19 Publié dans Pipole | Lien permanent | Commentaires (24) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : élégance, fabienne guignard, frivolités, glamour, guenilles, nouvelle revue, prl
29.07.2009
Vagal âme
Raté, pas de chance, Naboléon, le président hyperactif, va bien … pour l’instant.
La seule recommandation qui lui a été faite : prendre du repos.
Son Altesse présidentielle a, peut-être, choisi le tout bon moment pour tomber dans les pommes : la dernière étape du Tour de France, celle qui se termine sur les Champs-Elysées, celle dont l’audience s'est élevée à 3,6 millions de téléspectateurs. Belle performance médiatique que de cueillir ainsi au vol un tel cheptel qui ne demandait peut-être pas mieux.
Prendre du repos ?
12:45 Publié dans Pipole | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : lipothymie, malaise, malaise vagal, repos, sarkozy
28.02.2009
Tabula rasa
C’est l’histoire d’un mec qui pendant ces huit dernières années a été l’homme le plus puissant du monde. Un homme que tous les lèche-bottes qui ont quelque responsabilité politique ou économique dans ce monde rêvaient d’accueillir à leur table, à moins que ce ne soit l’inverse.
Un homme qui avait pour philosophe préféré Jésus-Christ dont il connaissait par cœur la table des commandements, même s'il ne les mettait pas souvent en pratique.
Un homme qui à une époque, mais avant sa conversion au protestantisme méthodique, ne se faisait pas prier pour rouler sous la table. Une conversion qui aura des conséquences politiques puisqu’il imposera une séance d’étude biblique avant que ses ministres ne se mettent autour de la table pour parler des choses sérieuses.
13:33 Publié dans Pipole | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bush, dallas, imprévoyant, incapable, retraite, table
03.08.2008
Swiss made
On connaissait la Garde suisse pontificale et les Cent-Suisses de Charles VIII. On savait bien que, pendant de longues années, la Suisse avait fourni des mercenaires aux Britanniques, à l’Espagne ou à la Prusse, mais surtout à la France. On avait bien entendu dire qu’à la Renaissance, les «combattants salariés» suisses étaient réputés pour leurs capacités militaires et pour leur habitude de guerroyer accompagnés de musiques.
Au total, ce sont plus de 2 millions de Suisses qui servirent des monarques étrangers et c’est Joëlle Kuntz, dans son excellent L’histoire suisse en un clin d’œil qui nous explique les raisons pour lesquelles les Suisses vendaient leurs forces militaires. Citation :
Il y a la violence de garçons dont les trop étroites vallées ne peuvent supporter les rixes ou les révoltes. […] Il y a l’intérêt de l’establishment local d’exporter toute cette violence potentielle et même d’en tirer revenu. Il y a, dans ce pays qui s’est volontairement restreint, des forces mâles en trop.
Ce que l’on savait moins, c’est que Nicolas Sarkozy, lorsqu’il est en vacances au Cap Nègre et qu’il fait son footing matinal, se fait accompagner de gardes du corps dont l’un arborait, le 1er août dernier - jour de la Fête nationale suisse - une magnifique casquette rouge à croix blanche.
Ce que l’on ne saura jamais c’est si le gorille présidentiel est un descendant – professionnellement parlant – d’un membre d’une «bataille suisse» qui satisfait son patriotisme à travers son couvre-chef. Si cette touche Swiss made est un clin d’œil du président de l’Union européenne au petit pays d’irréductibles par bodyguard interposé. S’il faut voir une métaphore dans ces couleurs suisses qui courent derrière le président du grand pays voisin.
Ou, peut-être, s’agit-il simplement d’un pur hasard. Cela serait bien décevant.
Personnellement j’opte pour le porte-flingue Swiss made pas très discret mais oh combien efficace !
12:20 Publié dans Pipole | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cap nègre, fête nationale, garde du corps, gorille, mercenaire, sarkozy, suisse
11.07.2008
Immigration choisie
Avant-hier, dans l’émission «Esprit critique» de France Inter, Carla Bruni-Sarkozy a annoncé qu’elle venait de se faire naturaliser française et qu’elle n’attendait plus que son passeport.
Ah bon, mais on fait, comment acquiert-on la nationalité française ?
Selon le portail vie-publique.fr, il y a quatre voies :
- par le «droit du sang» : est considéré comme français tout enfant dont au moins l’un des deux parents est français ou devient français;
- par le «droit du sol» : devient automatiquement français, l’enfant qui est né en France. Pour l’enfant né en France de parents étrangers, la nationalité devient de plein droit à 18 ans;
- par la procédure dite de «naturalisation» : un étranger majeur, résidant habituellement sur le sol français depuis au moins cinq ans peut demander à être naturalisé. Cette durée de résidence peut être réduite à deux ans si le demandeur a accompli avec succès deux années d’études dans un établissement d’enseignement supérieur français ou s’il a rendu, ou peut rendre, «des services importants à la France». Dans tous les cas, depuis la loi «Sarkozy» du 26 novembre 2003 sur la maîtrise de l’immigration, au séjour des étrangers en France et à la nationalité, il doit justifier de son «assimilation à la communauté française» lors d’un entretien individuel. Celui-ci évalue «selon sa condition» sa bonne connaissance de la langue française et des droits et devoirs conférés par la nationalité française. Le candidat doit aussi faire preuve de bonnes moeurs;
- par le mariage : depuis la loi du 24 juillet 2006 relative à l’immigration et à l’intégration, un étranger unit à un conjoint français depuis quatre ans, peut demander à acquérir la nationalité française par déclaration. Le délai est porté à cinq ans lorsque le demandeur ne justifie pas avoir résidé de manière ininterrompue pendant au moins trois ans en France à compter du mariage ou, en cas de résidence à l’étranger, lorsque son conjoint français n’était pas inscrit au registre des Français établis hors de France. Le demandeur doit également avoir un niveau de connaissance de la langue française suffisante, «selon sa condition».
Nul doute que la première dame de France aura acquis la nationalité française par la voie de la «naturalisation».
Cela signifie que, grâce à la loi de son époux, elle a dû passer un entretien individuel pour justifier de son assimilation à la communauté française. Ce genre d’entretien doit être beaucoup plus agréable et moins stressant pour quelqu’un qui demeure à l’Elysée que pour quelqu’un qui habite le quartiers des Minguettes en banlieue lyonnaise.
Cela signifie aussi que la candidate Carla a démontré qu’elle faisait preuve de bonnes mœurs. N’en déplaise à une certaine presse people qui essaye, mais n’ose pas toujours, de faire passer la chanteuse-épouse de président pour une dangereuse mangeuse d’homme peu fréquentable.
À moins qu’il ne suffise d’être Madame la Présidente pour que tout se passe dans la plus parfaite harmonie et que l'entretien individuel ne soit qu'une formalité agrémentée d'une petite bière tasse de thé et de petits fours.
Dans tous les cas une chose est certaine, les marchands de maculature sont avertis, la chanteuse présidentielle a fait preuve de bonne mœurs. Tenez vous le pour dit !
11:55 Publié dans Pipole | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : carla bruni-sarkozy, naturalisation, people, presse
13.10.2007
Et Micheline éclipsa la forêt
J’en étais encore à essayer de comprendre ce qui pouvait bien justifier la présence d’un énorme plan de cannabis sur le stand du SVP vaudois lorsque ce dernier se vida brusquement. Plus personne ne s’intéressait à la stupéfiante arme de propagande de ceux que l’on appelait naguère les agrariens et qui s’acheminaient du coup, avec leur verdure, vers le bide.
J’aurais dû m’en douter : deux conseillers d’Etat, un ancien conseiller aux Etats et une ancienne conseillère nationale, un bonne louche de deputé-e-s sortants, une cargaison de candidat-e-s et une myriade de militant-e-s socialistes. Du jamais vu, cela cachait donc quelque chose … ou plutôt quelqu’un.
La présidente de la Confédération, Micheline Calmy-Rey, en personne, venait de surgir sur la place de Palud et de reléguer du même coup le végétal d’extrême droite au rang de candidat au compost. Elle était là, toute souriante, accompagnée d’un seul collaborateur avec une discrète oreillette. Elle était là, la conscience tranquille, pas comme d’autres. Elle était là … mais pourquoi au fait ? Elle était là probablement pour donner un coup de fouet à la campagne de la candidate vaudoise au conseil des Etats Géraldine Savary.
Donner du punch à ma campagne ? C’est en tout cas ce qu’à dû se dire Daniel Brélaz, le syndic de Lausanne qui n’a pas de parenté avec le cultivateur d’herbes folles expérimentales, qui avec l’agilité, la souplesse et la détente du chat de sa cravate s’est propulsé dans le champ des photographes de presse. Verdict de la réussite de l’opération : demain et lundi dans la presse pour l’aspect photographique et dimanche 21 octobre pour la tournure électorale de cette opération.
23:00 Publié dans Pipole | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note



