19.12.2009
Ce soir, je mange mon chat
C’est décidé, en bon citoyen écoresponsable que je suis, ce soir, je mange mon chat et je garderai le deuxième pour demain.
Il faut dire que j’ai de bonnes raisons. Des raisons s.c.i.e.n.t.i.f.i.q.u.e.s ! Selon les chercheurs, qui feraient mieux d’être des trouveurs*, anglais Robert et Brenda Vale, une machine à griffer présente une empreinte écologique de 0,15 hectare, soit l’équivalent d’une VW Golf. C’est dire s’il est grand temps de me débarrasser de cette source de pollution. Et attention, pas question de remplacer la présence amicale de ces horribles bestiaux écodestructeurs par l’affection jamais démentie d’un adorable poisson rouge : même eux consomment 0,00034 hectare de planète.
Et je ne vous parle même pas des chiens, qui, même de taille moyenne, ont un impact écologique équivalent à celui d’un 4X4 Toyota Land Cruiser, soit 0,41 hectare !
14:00 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : animal, écologique, chat, chien, domestique, empreinte, planète
07.08.2008
Un pavé dans la mare
Selon un communiqué de l’AFP, les rues d’Hengelo, une petite ville de l'est des Pays-Bas, vont être partiellement recouverte de pavés purifiant l'air.
Ces pavés contiennent du dioxyde de titane qui a la propriété de réagir photochimiquement (réaction chimique provoquée par la lumière) avec les oxydes d’azote responsables partiellement des pluies acides et du smog.
Pour les scientifiques de l'Université de Twente, il y a là matière à lutter contre la pollution et donc à améliorer la qualité de l’air. Selon le communiqué de l’Université, qui a l’air d’y croire dur comme fer, «Une averse de pluie et tout est propre».
Pas si simple …
Relevons d’abord que cette technologie qui consiste à introduire de l’oxyde de titane dans des revêtements de sol ou des peintures afin de les faire réagir avec les polluants de l’air n’est pas très nouvelle, que beaucoup d’autres groupes de recherche s’y intéressent et que des applications pratiques et même commerciales existent déjà. C’est en tout cas ce que le blogue des Urbanités de la RSR nous apprend.
Les Urbanités nous apprennent aussi que le Conseil d’état genevois «a préféré s’abstenir de promouvoir l’utilisation de ces nouveaux matériaux» car «des doutes [sont] apparus récemment sur les effets sur la santé de certaines substances lorsqu’elles sont exploitées sous la forme de nanoparticules».
Le moins que l’on puisse dire est que les précautions prises par le Conseil d’Etat genevois sont fondées.
Jugez plutôt.
L’Institut national de la recherche et de la sécurité (INRS) français révélait en mars 2007 que le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) venait de classer le dioxyde de titane cancérogène possible pour l'homme (catégorie 2 B) puisqu’il provoque le cancer du poumon chez l’animal.
Par ailleurs, lors du Nanoforum du 8 novembre 2007 [podcast] organisé par le Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) à Paris, Léon-Christophe Etile des Amis de la Terre remarquait à propos de matériaux de construction contenant du dioxyde de titane :
Le produit est pourtant déjà diffusé à grande échelle, alors que les risques n’ont pas encore été précisément évalués.
Pour sa part, William Dab, professeur d’hygiène et sécurité, concluait :
Nous sommes ici au coeur de notre problématique. Des dégâts d’un type nouveau pourraient surgir du fait de ces nouvelles technologies. Que convient-il de mettre en place pour s’en prémunir ? Nous n’avons pas la réponse.
«Pas la réponse», voilà qui est peu rassurant.
Si on ajoute à tout cela que les revêtements routiers ont pour fâcheuse tendance à s’user et à libérer des particules plus ou moins fines sous l’action du frottement des pneus, on si dit que les chercheurs hollandais sont bien enthousiastes.
15:27 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cancer, ciment, dioxyde de titane, oxydes d'azote, pollution, route
10.07.2008
Etes-vous juif ?
Voilà une des questions à laquelle la société zürichoise iGENEA affirme pouvoir répondre. En fait, cette société spécialisée dans la génétique généalogique propose, pour une somme variant entre 190 et 1030 francs, de déterminer si vous avez des «racines celtes, phéniciennes, juives ou germaniques» ou de lever cette interrogation fondamentale «peut-être que l’un de vos ancêtres était un belliqueux Viking?»
Vive la «science» de cette société qui, dès la première page, pose un jugement de valeur sur vos éventuelles origines !
Vive cette science qui permet, pour une somme plus ou moins modeste selon votre niveau de vie, de répondre à la question «D’où est-ce que je viens?», de lever le doute «J'ai été adopté(e). Qu'est-ce que vous me conseillez?», de «Trouv[er] des parents inconnus jusqu’ici, éloignés» et de dévoiler que «Hauri est égal à Howery».
Tiens, déjà par cette dernière révélation, directement issue du site de la société, une première question éthique se pose, est-ce le rôle d’une société scientifico-commerciale de révéler que Justin Howery est peut-être un cousin très éloigné du député écolo-libéral Jacques-André, qui lui a un "y" à la fin de son nom, alors qu’il a toujours crû être apparenté avec des Hamilton ?
Est-ce que «seulement avec un test d'ADN généalogique d'iGENEA vous accéderez, sans limitation dans le temps, à la plus grande banque de données d'ADN dans le monde» est vraiment rassurant ?
Est-ce que déterminer par des méthodes «scientifiques» ses origines et ensuite, très vraisemblablement, les révéler à sa famille est sans conséquences ?
Est-ce que, comme l’écrit le Cercle vaudois de généalogie dans son excellent article intitulé «Généalogie et génétique - vers une astrologie de l'ADN?», «A l’heure où le respect de la sphère privée constitue souvent un obstacle à la consultation de registres récents, les généalogistes hésitent de moins en moins à se tourner vers ces nouvelles techniques pour essayer de trouver un chaînon manquant» est souhaitable ? N’est-ce pas une façon «scientifique» de détourner les règles de protection des données ?
Est-ce que ces tests sont fiables ? Que nous apprennent-ils ? Quel partie du génôme investiguent-ils ? N'est-ce pas là une façon peu scientifique de faire resurgir la notion de «race» chez l'homme ? Comment se fait-il que Gentest, la société mère d'iGENEA propose aussi des tests de recherche en paternité ? Pourquoi et comment ces tests sont-ils possibles alors qu’en France, par exemple, seul un magistrat peut les ordonner ?
Que deviennent les liens familiaux autres que les liens «génétiques» ? Pourquoi privilégier les liens père-fils et mère-fille ?
Une série de questions auxquelles le généticien André Langaney, généticien et professeur à l’Université de Genève, répond de manière assez brutale mais claire : «pour retrouver le passé et prédire le futur, l’examen de l’ADN est la nouvelle charlatanerie».
Une foule de questions que Catherine Nash, maître de conférence en géographie humaine au Département de géographie de l’Université Queen Mary de Londres, développe dans un article fouillé développant dix raisons de se méfier de ces pratiques, dans lequel elle mentionne «[...] acheter un test équivaut en fait à encourager des entreprises et des généticiens, lesquels sont des acteurs importants dans les débats actuels sur la crédibilité scientifique et les conséquences sociales du langage qui assimile ethnicité, race et génétique.»
Une montagne de questions auxquelles le Cercle vaudois de généalogie a répondu en refusant l’offre d’iGENEA qui leur proposait pourtant 10€ en échange de chaque test commandé par l’intermédiaire de leur site Internet …
Merci à eux et à leurs ancêtres qui ne leur ont pas transmis le gêne de la cupidité.
- Crédit photographique : Biophoto Associate/S.P.L./Cosmos
12:02 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (43) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : adn, généalogie, génétique, gentest, igenea, origine, race
27.12.2007
Lutte contre le terrorisme : science ou scientologie ?
Demain, en plus de votre passeport - biométrique, bien entendu - vous devrez prouver que vos intentions sont nettes et sans bavures pour monter à bord d’un avion à destination des Etats-Unis. Selon le magazine en ligne Crash aérien, les étasuniens sont en train de mettre au point des capteurs capables de détecter les mauvaises intentions des passagers. Ces capteurs, non invasifs - on est soulagé - sont censés mesurer les anomalies du rythme cardiaque ou de la respiration, les sueurs intempestives et les changements des expressions du visage. Toutes ces mesures, qui ont lieu en temps réel, sont possibles sans que les personnes mesurées ne s’en rendent compte.
Le projet qui porte le doux nom de PHI pour Project Hostile Intent (prévision d’intentions hostiles) est développé par le Human Factors Division de l’U.S. Departement of homeland security (DHS). Au vu des résultats des premiers essais, Larry Willis, le directeur de ce projet, se déclare « prudemment optimiste» sur l’avenir de cette technologie. Pour lui, ce procédé «a le potentiel pour révolutionner le dépistage et les processus d’interrogatoire accompagnant les contrôles d’accès aux frontières et aux installations sensibles.»
Selon le calendrier fixé par les promoteurs du projet, des essais devraient être effectués sur certains points d'entrée des USA comme les aéroports et les frontières dès 2012.
Si le DHS se montre relativement confiant, des scientifiques interviewés par le New Scientist se montrent plus sceptiques. Ainsi, le Dr Kerstin Dautenhahn de l'Université Herdfordshire au Royaume Uni, spécialiste des interactions homme-machine, déclare «Je ne peux imaginer qu’un tel système puisse avoir un taux de succès raisonnable». Peter McOwan, chercheur en informatique au Collège Queen Mary de l’Université de Londres, est plus direct. Il affirme «C’est juste quelque chose comme Minority Report, ils ont regardé trop de films de Tom Cruise».
Il n’empêche que le Département d’Etat étasunien continue ses recherches sur son système digne des fantasmatiques détecteurs de mensonge ou de la foutaise électrométrique du scientologue Ron Hubbard. Tout cela ne serait pas bien grave si les étasuiniens ne risquaient pas d’utiliser un jour cet outil pour faire revêtir la combinaison orange de Guantánamo à de parfaits innocents.
20:25 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note
16.12.2007
Et si le ciel nous tombait sur la tête ?
Les Gaulois, à l’image d’Astérix, avaient peur que le ciel leur tombe sur la tête. Ils avaient tort, mais ne le savaient pas. Plus de 2000 ans après, les habitants de la planète Terre ne se font plus le moindre souci de cet ordre. Ils ont peut-être tort, mais ils ne le savent pas.
Exactement 50 ans après la mise en orbite du premier satellite artificiel, le Spoutnik 1, notre espace ressemble de plus en plus à une poubelle. Une poubelle qui se remplit régulièrement des débris des satellites que l’Homme envoie dans l’espace pour communiquer, surveiller, découvrir, se diriger ou encore guerroyer.
Le CNES révélait qu’au 1er janvier 2005 on trouvait 1124 objets en orbite géostationnaire dont seulement 346 étaient des satellites opérationnels. Aujourd’hui, Fernand Alby, responsable des activités «débris spatiaux» au CNES, Jacques Arnould, chargé de mission pour les questions éthiques au CNES et André Debus, chargé de mission pour les questions de protection planétaire au CNES publient La pollution spatiale sous surveillance. Un livre qui nous apprend que seulement 6% des objets d’origine humaine recensés dans l’espace sont des satellites en fonction. Un livre qui nous informe du fait que l’espace compte plus de 4500 tonnes de matériaux envoyés par l’homme. Matériaux filant à des vitesses de plusieurs kilomètres par seconde et susceptibles de percuter des satellites en fonction ou de faire leur retour sur la surface de la Terre sans être totalement brûlés lors de leur rentrée dans l’atmosphère.
Tous ces objets qui traînent dans l’espace sont pour l’instant irrécupérables en raison de la vitesse à laquelle ils évoluent. Ils compromettent le lancement de nouveaux satellites et constituent une menace pour ceux qui sont actuellement en fonction, qu’ils soient habités ou non.
Et pourtant, on continue de mettre sur orbite des objets sans savoir comment les récupérer. L’espace deviendra-t-il une grande poubelle infréquentable ?
La question se pose.
14:25 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.06.2007
Tomates, OGM et psychiatrie
Quand j’ai entrepris, il y a un certain temps, des études de biologie, j’étais motivé par le désir de comprendre un peu mieux le secret de la vie. Inutile de dire que, comme tous les autres biologistes, je n’ai pas été totalement satisfait …
Aujourd’hui, avec les récents développements des sciences de la vie, je me demande si je n’aurais pas dû entreprendre des études de médecine et plus particulièrement de psychiatrie pour comprendre, non pas le mystère de la vie, mais pour comprendre ce qui se passe dans le cerveau de ceux qui manipulent la vie.
Parce qu’il faut bien parler de psychiatrie lorsque l’on apprend par la presse que de récentes manipulations génétiques effectuées par des chercheurs israéliens ont permis de mettre au point des tomates qui ont le goût de citron ou de rose. Il faut aussi parler de psychiatrie lorsque l’on apprend que la majorité des cobayes qui ont goûté ces tomates OGM ont préféré leur goût à celui des «vraies» tomates. Il faut toujours parler de psychiatrie lorsque l’on apprend, en plus, que ces tomates manipulées renferment deux fois moins de lycopène. Lycopène qui est une molécule antioxydante responsable de la couleur rouge de ce fruit et dont les propriétés chimiques ont pour conséquence de protéger de certains cancers ceux qui en absorbent.
Choisir de manipuler la nature pour créer des tomates qui n’ont plus le goût de tomates et qui n’en ont plus les effets bénéfiques pour la santé et les préférer aux vraies est manifestement du ressort de la psychiatrie.
- Crédit image : jalb sous licence Creative Commons.
14:36 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
19.05.2007
Tournesol à l’Agroscope
En 1964, dans le film «Tintin et les oranges bleues», Félix Fernandez dans le rôle du professeur Tournesol s’enflammait : «Je crois qu’il n’est pas trop ambitieux de dire que, dans une dizaine d’années, nous ferons pousser dans le sable non seulement des oranges bleues (...), mais toutes les grandes cultures indispensables à la vie de l’homme (...), le blé (...), la pomme de terre ...».
En 2008, l’Université de Zurich et l'EPFZ comptent planter du blé génétiquement modifié afin de tester sa résistance au mildiou en plein champ. Mais, selon le gratuit 20minutes, «Les scientifiques souhaitent mesurer si le blé génétiquement modifié a un effet sur les organismes vivants dans le sol ou les insectes. Un croisement entre du blé et une plante sauvage permettra de tester la transmission des propriétés du génie génétique aux plantes.»
Ben voyons ! Et les scientistes voudraient que l’on soit rassurés. Ils désirent tester l'éventuelle transmission des gènes de ce blé à d'autres espèces et son effet sur l’environnement, en plein champ et au milieu de vignes expérimentales mais non transgéniques! Une première question que l’on peut se poser est la suivante : qui paie cette étude et quel est son but exact. Un élément de réponse se trouve dans le bulletin n°27, décembre 2006, de StopOGM :
«D’après la Wochenzeitung du 23 novembre 2006, les experts du PNR (Programmes nationaux de recherche, ndlr) ont maintenant éliminé le principal projet qui traitait exclusivement de biosécurité. Le projet rival, proposé par une équipe de l’EPFZ dans laquelle on retrouve les techniciens qui avaient développé le blé kp4 disséminé à Lindau en 2004, a donc la voie libre pour utiliser une bonne partie des fonds de ce PNR et développer un blé transgénique résistant au mildiou... comme le kp4. Le moratoire ne sera pas du temps perdu pour tout le monde. Mais en saura-t-on davantage sur les risques que présentent les OGM ?»
Bref, il s’agit plus de business que de sécurité. Parlons alors un peu commerce. Quels sont les avantages des OGM pour les paysans et les consommateurs. À l’occasion d’un chat du journal Le Monde, Gilles-Eric Séralini, un scientifique critique professeur à l’Université de Caen, apporte quelques éléments de réponse.
Sur les avantages des OGM pour le consommateur :
«Pour l'instant, il n'y en a pas. Les deux types de plantes développés depuis vingt ans dans l'environnement sont là pour pouvoir absorber des désherbants sans mourir (près de 75 % des sojas et maïs OGM) et pour produire un insecticide (25 %, surtout dans le maïs). Et le maïs et le soja représentent plus de 80 % des OGM.»Sur le rêve de lutter contre la faim dans le monde avec les OGM :
«Ces intérêts sont loin du consommateur. Ils risquent d'amplifier la famine dans le monde, car ce sont des produits alimentaires sous brevets. Les pays pauvres manquent, par exemple, de médicaments parce que ce sont des produits sous brevets. Contrôler de la même manière l'alimentation est très grave.»
Ce qui se trame dans les champs pulliérans n’est donc pas du tout anodin et Suzette Sandoz, l’ancienne conseillère nationale libérale a raison de relever, avec un sourire, «Mais j’aime autant que ce soit testé chez nous qu’ailleurs; comme ça, je pourrai les surveiller depuis mon jardin».
Mais il y a un problème de taille, vous savez, vous, Mme Sandoz, comment on «surveille» des OGM disséminés en plein champ ?
- Crédit photographique: happy via sous licence CC.
- «Les OGM pari à trois inconnues»: un condensé du Monde diplomatique (octobre 2006).
13:12 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.04.2007
Les nanotechnologies au service de la barbarie
Dans son blogue, le Dr Jean Martin esquisse une réflexion sur cette technologie du futur en plein développement. Son billet m’a mis la puce à l’oreille, si l’on peut dire.
C’est ainsi que je suis tombé sur un article du Monde, daté du 9 décembre 2006, dans lequel il est question des applications militaires des nanotechnologies. En voici quelques extraits :
A Cambridge, aux Etats-Unis, 160 personnes y travaillent dans un lieu, l’ «Institute for Soldier Nanotechnologies», créé il y a trois ans par des équipes du Massachusetts Institute of Technology et auquel participent des partenaires industriels tels Dupont, Partners Healthcare et Raytheon. Le centre a reçu un contrat du département de la défense de 50 millions de dollars pour cinq ans.
«Nos chercheurs veulent transformer l'uniforme de coton et les lourds gilets pare-balles en un assemblage de systèmes intégrés composés de nanoparticules qui se trouveront dans l'uniforme, les casques, les gants et protégeront les soldats» explique Franklin Hadley, porte-parole de l'ISN.
(…)
Une autre équipe a développé des structures moléculaires capables de s'ouvrir et de se fermer quand elles reçoivent une impulsion électrique. Des millions de ces molécules, associées entre elles, pourraient se transformer en muscles supplémentaires pour donner aux soldats «plus de force pour porter ou sauter».
(…)
L'uniforme du futur de l'armée américaine pourra également soigner automatiquement les hémorragies, les fractures, éviter les infections.
Ce genre d’applications a pour but d’ouvrir notre «civilisation» à la guerre perpétuelle, sans mort et sans risque, du moins du côté des forces officielles et dominantes en présence. Mais qu’en est-il des populations civiles ?
Et après ce genre de nouvelles, on s’étonnera que certains, dont je fais partie, remettent en question les «progrès» de la toute-puissante Science ?
11:32 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note

