06.08.2009

Merci Pascal !

Broulis candidat au Conseil fédéralPfouiii, c’est qu’on a failli attendre. Mais c’est fait. Enfin.

En pleine torpeur estivale, Pascal Broulis a dit oui ! Il partira à l’assaut du siège laissé vacant au Conseil fédéral par Pascal Couchepin. Pour peu que le Parti libéral-radical le veuille bien.

On s’impatientait un peu, car la feuilleton médiatique commençait à s’épuiser. Pensez, après quelques dizaines d’articles dans les médias romands à propos de son éventuelle candidature, il était temps de passer à l’acte et de dire non ou oui.

Oh Andy ! Dis-moi oui, Andy !

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29.03.2009

Drôle de ouikènde

CorineMauch.jpgTrès à ma droite le Cavaliere Berlusconi pète un câble à l’occasion de la fusion de son parti, Forza Italia, et de celui du post-fasciste Fini, Alianza nacional, dans le nouveau Parti du Peuple de la liberté (!) qui ambitionne de rafler à l’avenir le vote d’un Italien sur deux. Et quoi encore ?

À ma gauche, Corine Mauch, la socialiste qui vient de conquérir, dans un fauteuil, la mairie de Zurich. La première femme à ce poste est arrivée là presque par hasard. Pas par manque de capacités, Dieu sait si elle en est pétrie, mais parce que son prédécesseur, le socialiste Elmar Ledergerber, s’en est allé un peu précipitamment.

Quel rapport entre les deux politiciens ?

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10.12.2008

Ueli Maurer élu conseiller fédéral

Maurer conseiller fédéral



Et j'ajouterais :

C'est aux pieds du Maurer qu'on reconnaît les partis bourgeois.


05.12.2008

Un jour ou l’autre …

assemblee-federale.jpgSi l’Assemblée fédérale élit Ueli Maurer au poste de conseiller fédéral, un jour ou l’autre celui-ci deviendra président de la Confédération ou chef du Département fédéral des affaires étrangères.

Ce jour-là, il rencontrera, il discutera, il négociera avec des chefs d’Etat et des ministres du monde entier. Avec des ministres d’Afrique, d’Asie ou encore d’Amérique du Sud.

Peut-être même qu’il se rendra un jour à la Maison Blanche ou que Barack Obama se déplacera jusqu’au Palais Fédéral.

Et ce jour-là, on aura bien de la peine à expliquer cette affiche aux mains colorées qui « pillent » les passeports suisses, on aura bien des problèmes à expliquer cette autre affiche au mouton noir qui se fait éjecter du pays à grands coups de pattes.

On aura surtout une infinie peine à expliquer que celui qu’on a – indirectement – choisi pour nous gouverner est un homme capable de dire des horreurs comme celle-ci :


«Aussi longtemps que je parle de nègres, la caméra reste sur moi» (Solange ich Neger sage, bleibt die Kamera bei mir)



Réfléchissez bien Mesdames et Messieurs les députés et sénateurs, car ce jour-là, il faudra aussi vous expliquer.

04.12.2008

Maurer, Blocher ? Non, nein, no !

Ueli MaurerNul besoin de grandes explications, les deux clones n’ont pas leur place au Conseil fédéral.

Point barre !

Si vous êtes du même avis, il y a du travail.

Pour l’heure, au moins trois pétitions électroniques sont à signer :


  1. Celle des Verts

  2. Celle de Citoyen suisse

  3. Celle d’Ada Marra


« Pour plus de sécurité », il est prudent de signer les trois.

Ce billet n’appelant aucun commentaire, ils sont donc – et c’est la première fois – bloqués.

23.11.2008

Qui va à la chasse perd sa place

Joachim_von_Sandrart_001.jpgOr donc, celui qui se prenait pour la diva du Conseil fédéral et qui en a été éjecté il y a un peu moins d’une année envisage son retour. La section zurichoise du parti du bouc a même plébiscité la candidature du conseiller fédéral non-réélu.

En fait, voilà un drôle de façon de faire de la politique. Une façon inconvenante de tenter de revenir sous la coupole par la fenêtre alors que le chef charismatique du parti nationaliste s’est fait mettre dehors par la porte.

Sans parler de la personnalité et de la politique du milliardaire politicien, il y a au moins trois raisons qui rendent le retour du vieux lion populiste pour le moins incongru.

Première raison : jamais, un conseiller fédéral non-réélu n’a réussi, ni même tenté, un retour à l’exécutif fédéral. On se demande bien pourquoi l’entrepreneur zurichois ferait exception et ne prendrait pas acte de son indésirabilitude comme l’ont fait avant lui Ulrich Ochsenbein, Jean-Jacques Challet-Venel et Ruth Metzler.

Certains rétorqueront que, lors des élections fédérales, le peuple aurait implicitement plébiscité Christoph Blocher sous prétexte qu’il figurait sur les affiches électorales du parti avec la mention «Soutenez Blocher - Votez UDC». Voilà un raccourci bien peu démocratique qui a même gêné aux entournures certains candidats UDC pur sucre comme Eric Bonjour qui déclarait au journal Le Temps : «Je n'ai rien contre les affiches de Christoph Blocher, mais cette campagne ne doit pas durer trop longtemps. Il serait sain que la campagne vaudoise s'oriente sur les candidats uniquement, car de nouvelles personnes s'engagent pour le parti et le peuple a le droit de faire leur connaissance». Résultat : la campagne vaudoise s’est tellement bien orientée sur les candidats qu’elle a élu les moins blochériens d’entre eux, au grand dam de Bonjour d’ailleurs.

Prétendre que les électeurs UDC plébiscitaient Blocher était un mensonge tactique à l’époque et devient une escroquerie aujourd’hui. Voici donc une deuxième bonne raison pour que l’Assemblée fédérale renvoie, le cas échéant, le guide du troupeau UDC à ses occupations.

Une troisième bonne raison de bouder le trop pressant candidat est qu’il fait partie de … l’UDC. Un parti qui a quitté de lui-même, et avec fracas, le Conseil fédéral pour rentrer dans l’opposition. Un parti qui a dû, pour mieux se marginaliser, exclure une conseillère fédérale de ses rangs et pousser dehors son second conseiller et sa section bernoise. L’UDC a donc renoncé explicitement à ses deux sièges au Conseil fédéral. L’UDC a choisi la stratégie de la marginalisation, de la victimisation, de l’autoexclusion et de l’opposition. C’est son choix, mais quand le choix est fait, on s’y tient. Au moins pour un certain temps. On ne passe pas juste une année dans l’opposition pour revenir à la première occasion. Même si – et surtout si – la cure d’opposition n’apporte pas les résultats escomptés ce qui n’est finalement pas étonnant puisque l’UDC blochérienne a toujours été dans l’opposition, même quand elle était représentée à l’exécutif fédéral par son maître à penser.

L’UDC est en quelque sorte partie à la chasse. À la chasse aux voix, à la chasse aux membres, à la chasse à la suprématie. Elle a laissé sa place et elle l’a perdue. Elle est dans l’opposition, qu’elle y reste !

Quant au siège laissé vacant par Samuel Schmid, deux partis peuvent donc légitimement le revendiquer : les Verts et le PDB. Si le Vert Recordon est une candidature de combat – il avoue lui-même avoir des chances modestes – il reste de la responsabilité du PDB de proposer une candidature de raison et d’assumer sa propre succession.

Réponse le 10 décembre, jour où l’Assemblée fédérale devra montrer qu’elle n’est pas une girouette et qu’elle ne tombe pas dans le piège qui consiste laisser choisir à l’UDC, selon son humeur du moment ou selon ses intérêts, quand elle gouvernementale et quand elle est dans l’opposition.


  • Illustration : huile sur lin de Joachim von Sandrart (1606-1668)