26.09.2010
Hewlett-Packard sur les traces de Farinet
Selon le Grand dictionnaire terminologique de l’Office québécois de la langue française, la publicité est un « ensemble de techniques employées dans la réclame pour attirer l'attention du consommateur sur un produit ».
Parmi ces techniques, on trouve celles qui jouent sur l’attrait et le pouvoir de l’argent. Elles jouent sur le penchant « naturel » de l’homme à gagner plus ou à dépenser moins.
Dans le genre, la dernière publicité de la firme Hewlett-Packard fait assez fort puisqu’elle vous propose d’économiser 50 % de frais d’impression. Pas mal, non ? Pas mal oui, sauf que pour la société, cette économie revient à « imprimer de l’argent ».
17:39 Publié dans Trucs pour niobets | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : argent, farinet, faussaire, fausse monnaie, hewlett-packard, monnaie, publicité
14.10.2009
Dans la peau d’un con
Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais de mon côté, plus le temps passe, plus j’ai le sentiment que l’on me prend pour un con.
C’est en tout cas ce qui me vient à l’esprit, ce jour alors que je tombe sur deux dépêches. La première nous vient des Etats-Unis : «Les salaires des banquiers frisent à nouveau des records». On y apprend que les rémunérations de ceux qui font travailler l’argent tout seul vont dépasser celles de 2007 pour atteindre 130 milliards de dollars, en progression de 20% par rapport à l’an passé. C’était ce matin sur le coup de 8h00.
13:52 Publié dans Ça m’énerve ! | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : argent, banque, gel, rémunération, salaire, usam
05.08.2009
Bling bling : please shut up !
Dans un somptueux bureau de la banque d’investissement américaine Goldman Sachs.
Dépenser mon pognon avec discrétion ! Merde alors ! De quoi y s’mêle, Lloyd Blankfein avec ses déclarations ! Franchement… À quoi ça sert d’gagner du pognon, si c’est pour dépenser avec discrétion ?
(…)
Pi d’abord, comment j’vais faire pour dépenser mes millions avec discrétion ? C’est pas possible ! Une galette, ça se remarque, c’est pas discret !
Ou alors…
12:19 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : argent, banque, bénéfice, bling bling, capital, discrétion, goldman-sachs
06.05.2009
Money is money
Hier soir, peu avant minuit, le débat battait son plein sur le projet Métamorphose et sur l’initiative populaire « Pour l’installation des stades d’athlétisme et de football du projet Métamorphose dans la région de la Pontaise ». La libérale Isabelle Truan avait demandé peu avant le vote secret pour la conclusion centrale du préavis municipal. Un vote secret censé permettre à chacun de voter en dehors de toute pression mais surtout sans avoir de comptes à rendre à personne.
Mais le propos de ce billet n’est pas là.
14:19 Publié dans La vie qui va | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : argent, conseil communal, jetons, métamorphose, présence, séance
01.03.2009
La crise : une chance pour un nouveau départ
Atterré par la vacuité du discours prononcé par le Président Hans-Rudolf Merz à l'occasion de la Journée des malades de ce jour, une rapide enquête m'a permis d'établir que ce discours est en fait un pur plagiat de celui que prononcera le futur Conseiller fédéral Hans-Ruedi Herz à l'occasion de la Journée du secret bancaire le 6 décembre prochain.
Chères concitoyennes, Chers concitoyens,
Il y a 75 ans, le Parlement fédéral instituait le Secret bancaire. Il a choisi à cet effet le premier dimanche de décembre pour symboliser l'imminence de l’hiver. Par cette initiative, il a voulu sensibiliser l'opinion à la cause des malades de l’argent. Cette journée qu’il leur dédiait devait avoir l'effet avertisseur d'un coup de tonnerre porteur de désespoir, qui n’aide en aucun cas à vaincre la convoitise.
13:51 Publié dans Un peu d'h. dans ce m. de b. | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : argent, banque, crise, journée, malades, maladie, merz
21.11.2008
L'argent bête
A la demande générale d'un pisse-froid qui intervient très souvent sur ce blogue, qui n'a pas trop apprécié - tant pis pour lui - le trait d'humour de mon dernier billet et qui, du coup, en déduit que je n'ai rien à dire en cette période de crise financière, voici une petite vidéo qu'il ne va sans doute pas apprécier.
Cette petite vidéo est déjà très répandue sur la Toile, mais je la partage quand même, car elle tient de la fable. Je laisserai bien entendu à chacun le soin d'y associer la morale de son choix.
P.S. Merci à Diane et à Les mots ont un sens.
20:23 Publié dans Ecouter, lire ou voir | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : argent, crise, économie, finance
31.10.2008
De la torture et du travail
Si certains de nos semblables ont abusé de la finance c’est par cupidité. C’est en tout cas ce qu’affirme le philosophe André Comte-Sponville.
La conséquence de cette cupidité est simple. Pour que les cupides puissent se faire le maximum d’argent, et même encore plus, dans le temps forcément limité d’une existence, il faut que d’autres travaillent pour eux. Il faut qu’ils suent sang et eau pour satisfaire l’amorale cupidité des spéculateurs.
Une citation du milliardaire Warren Buffet illustre magnifiquement ce que le journaliste François Ruffin appelle «le bras de fer entre le Capital et le Travail» en précisant que «le premier fait plier le second» :
La lutte des classes existe, et c’est la mienne qui est en train de la remporter.
Une citation que ne démentirait pas Simon Cawkwell, un spéculateur invétéré qui affirme très cyniquement «Les krachs, j’adore, […]. Évidemment, il va y avoir beaucoup de chômage, des années de récession. Mais moi, je vais gagner beaucoup d’argent.»
En un mot comme en cent, ce que Cawkwell et ses semblables vont se mettre dans les fouilles sera payé in fine au prix fort par ceux qui travaillent.
À ce régime-là, l’origine du mot travail prend toute sa signification, «travail» vient du latin tripalium, nom donné à un instrument de torture à trois pieux. Quand le mot travail apparaîtra, il désignera un instrument de contention pour les gros animaux. Enfin, jusqu’au XIIIe siècle, le verbe «travailler» s’appliquera uniquement aux suppliciés, aux femmes qui accouchent et aux agonisants.
Mais n’oubliez pas : travail c’est la santé …
20:46 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : argent, cupidité, krach, torture, travail
15.10.2008
Crise financière : attention au petit crédit
S’il y en a qui doivent se frotter les mains en coulisses, ce sont bien les sociétés de crédit à la consommation ou petit crédit. Encore faut-il qu’elles aient des fonds à prêter pour pouvoir bénéficier de la manne qui se profile.
Une chose semble semble certaine : les conséquences économiques du krach d’octobre 2008 auront des retombées sur ce qu’il est convenu d’appeler maintenant «l’économie réelle», c’est-à-dire l’économie dans laquelle l’argent ne se fabrique pas tout seul, mais grâce à la sueur de ceux qui travaillent.
Ces retombées auront pour conséquences vraisemblables une stagnation des salaires et une augmentation du chômage. La France n’annonce-t-elle pas déjà 30 à 40'000 chômeurs de plus dans les prochains mois ? Même si notre ministre de l’économie se veut rassurante (méthode Coué ?) à ce propos, je serais bien étonné que la Suisse en réchappe sans y laisser quelques plumes.
Qui dit chômage et emploi en berne dit diminution des revenus. Qui dit diminution de revenu dit diminution de la consommation et qui dit diminution de la consommation dit récession. Et la spirale s’emballe. Mais comme il faut bien que la machine économique, qui postule la croissance infinie, se remette en marche, il y en a qui vont avoir tout intérêt à relancer cette fameuse croissance et la consommation qui y est la source.
C’est là qu’intervient le petit crédit. Un petit crédit que les banques et les publicitaires vont agiter comme une carotte devant le museau d’un âne pour inciter les ménages à consommer. Certains vont marcher dans la combine, parce qu’ils ne peuvent pas faire autrement ou parce qu’ils ont admis une bonne fois pour toutes qu’il n’y a pas de vie sans consommation, et vont s’endetter pour de longs mois et, parfois, de courts plaisirs.
La machine économique sera fort aise de s’ébrouer à nouveau et de recommencer – poursuivre – son cirque infernal pour le plus grand bonheur des banques qui, ainsi, pourront se faire plein de blé sur le dos de ceux qui cèdent au chant des sirènes du petit crédit et qui vont le payer cher.
Et tout cela même si certains économistes conseillent d’assainir le marché du crédit à la consommation pour sortir de la crise actuelle. Un conseil très utile quand on sait qu’en novembre 2006, le Crédit Suisse, qui lançait sa nouvelle banque de prêt à la consommation - BANK-now – se désolait que «jusqu'ici, en comparaison internationale, les Suisses étaient peu enclins à s'endetter.»
Et si, à défaut de parvenir à interdire la publicité, on apposait quelques avertissements bien sentis, qui ont fait leurs preuves, sur les publicités pour le petit crédit ? Des mises en garde du style :
Le petit crédit nuit à votre santé financière et à celle de votre famille.
14:56 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : argent, crise financière, danger, krach, petit crédit, prêt à la consommation, travailleurs
13.10.2008
De mur à mur
Dans la nuit du 9 au 10 novembre 1989, il y a donc à peine moins de 20 ans, le Mur de Berlin tombait. C’en était fini de la dictature dans les pays de l’Est, de l’opacité et de la domination soviétique sur la moitié de l’Europe, de l’économie planifiée. En un mot c’était la fin de ce que l’on appelait le «communisme».
C’était le début de la liberté, de la transparence, de la démocratie, le retour de la paix, la réunification et la victoire de l’économie libérale et capitaliste. C’était la fin d’un système inique et l’éclatante victoire d’un autre pétri de justice, le passage d’un régime réputé insoutenable à un autre promettant des lendemains qui chantent.
Le communisme est mort, vive le capitalisme !
Le lundi, noir, 6 octobre 2008, les bourses mondiales s’effondrent et tombent en morceaux, les banques sont au bord de la faillite, les assurances aussi. Mais la domination des marchés financiers, des banques et du capitalisme se poursuit grâce à un autre mur : un mur d’opacité, un écran de fumée qui soustrait aux regards un peu trop critiques les mécanismes qui font que, du jour au lendemain, des milliers de milliards de dollars peuvent s’envoler en fumée.
Un mur sur lequel les espoirs des petits épargnants, des cotisants aux caisses de pensions, des travailleurs des banques et des secteurs qui vont s’écrouler dans la foulée de l’effondrement de la bulle des crédits viendront s’écraser.
Un mur qui continuera à protéger la totale obscurité dans laquelle les mécanismes financiers créent de l’argent fictif dont la pousse se nourrit de l’expansion échevelée de la dette, des intérêts et de la fortune des prêteurs.
Un mur totalement fissuré que les banques centrales vont colmater à grands coups de dollars allègrement puisés dans les caisses des Etats elles-mêmes alimentées par les impôts de ceux dont l’argent ne travaille pas tout seul.
Un mur qui permettra aux chacals de continuer, bien à l’abri, leur poker menteur une fois que les milliards d’argent public auront permis de stabiliser la situation et de compenser leurs actifs pourris.
Il n’y a pas de doute, il y a des murs plus solides que d’autres, surtout lorsqu’ils sont virtuels et qu’ils offrent donc moins de prises. Jusqu’à quand la grande partie de Monopoly, où le but est de ruiner l’adversaire, continuera-t-elle ?
La réponse est simple : jusqu’au jour où ceux qui ne jouent pas au Monopoly auront pris conscience qu’ils peuvent faire quelque chose et qu'ils le feront.
- Crédit image : photo graciepoo sous licence Creative Commons.
10:29 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (21) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : argent, banque, crise, economie, krasch, marchés financiers, monopoly
11.10.2008
L’argent-dette
En cette période de crise – mais oui, putain c’est la crise ! comme le dit très justement l'une de mes blogueuses préférées – certains, moi le premier, commencent à se poser des questions.
C’est quoi l’argent ? C’est quoi la dette ? C’est quoi les crédits bancaires ? Comment l’argent se crée-t-il ? Comment l’argent «travaille-t-il» tout seul ? Comment peut-il y avoir autant d’argent et autant de dette ?
Autant de bonnes questions qui trouvent quelques éléments de réponse dans un film très didactique de Paul Grignon. Un film qui permet de (re)découvrir les «fondamentaux» comme on dit de nos jours.
En guise de mise en bouche, voici une citation de l’économiste John Kenneth Galbraith : «Le processus par lequel les banques créent de l’argent est si simple que l’esprit résiste à y croire.»
L'Argent Dette de Paul Grignon (Money as Debt FR) from Bankster on Vimeo.
21:18 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : argent, crise, dette, grignon



