19.04.2009

« La peinture est ma thérapie »

I am sick - sybz [asf]Il y a une dizaine de jour, le radical Pierre Maudet, le Monsieur Propre de Genève, se lançait dans une guerre sans pitié contre les tags et les graffitis. Ce genre de combat, perdu d’avance, à moins d’utiliser des moyens disproportionnés, a déjà été mené à Lausanne par son clone lausannois Olivier Français. Une opération qui a connu un succès modéré : il n’y a qu’à regarder les murs de la ville pour s’en rendre compte.

Toujours est-il que les magistrats libéroradicaux se sont jetés, à quelque 8 ans d’intervalle, dans une croisade – essentiellement médiatique – contre ce qu’ils considèrent comme des actes majeurs d’incivilités : le graffiti et le tag.

Pour les élus genevois et lausannois, les tags et les graffitis sont des manifestations de «microdélinquance» et correspondent à des «souillures» et des «pollutions visuelles» qui renforcent le «sentiment d’insécurité». Fichtre, la situation est désespérée ! Dans un célèbre préavis datant de 2001, la Municipalité de Lausanne faisait d’ailleurs un joli amalgame entre l’état déplorable de certains WC de la ville, leur usage comme local d’injection, le lavage de la voirie et le graff.

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