08.08.2010
Les petites phrases assassines de Daniel Brélaz
L'ex-futur candidat à la candidature au Conseil fédéral, mais néanmoins Syndic de Lausanne, a parfois des propos qui s'avèrent indignes de telles charges. En voici quelques exemples.
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A propos des gitans qui se sont installés pendant une dizaine de jours dans les hauts de Lausanne en y commettant quelques dégâts : « Avec les gitans, c’est inévitable. C’est dans leurs mœurs. Un trait de caractère profond. »
In 24 heures du 27 juillet 2010.
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A propos du city management et de Raymond Léchaire qui rejoint les opposants au city management : « Le patron romand du géant orange est à deux doigts de la retraite et aurait un besoin presque maladif de faire parler de lui. »
In 24 heures du 1er juillet 2008.
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A propos du city management et de Muriel Testuz membre de l’association « Super City management – Non merci ! »
« Je constate que Madame Testuz porte bien son nom. »
In 24 heures du 23 novembre 2007.
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18:50 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : brélaz, insultes, sarcasme, invective, vexation
02.01.2009
De l'art du condage
Aujourd’hui, Le Matin nous propose un de ces sondages dont il a le secret : il s’agit de déterminer qui est le «N°1». On ne sait pas trop de quoi, mais on suppose que c'est de l'année 2008.
Parmi les candidats en lice, on trouve le bébé hippopotame «Farasi», l’ex-président de la Confédération Pascal Couchepin, la conseillère fédérale Eveline – ou Evelyne, Le Matin hésite – Widmer-Schlumpf, le cycliste Fabian Cancellara ou le réalisateur Marc Foster.
Pour l’instant, et après 1541 votes, c’est l'hippopotameau qui gagne. Ce score prouve bien que les internautes qui fréquentent le site du quotidien orange savent faire la différence entre un mammifère cétartiodactyle et un mammifère catarrhinien.
Voilà une excellente nouvelle.
À mon tour maintenant de vous proposer un condage des plus passionnants. Il s’agit pour vous de désigner qui sera le «N°0» de l’année 2008. Pour ce faire vous devez choisir entre : Christian Masserey, syndic et cityménageur de Lausanne ; «Rex*», chien truffier de la police lausannoise qui ne crache pas sur un djeun à l'occasion ; Daniel Brélaz, roi et représentant de commerce sinophile ; Michel Joye, chef entrepreneur en mobilité et xème papa du m2 et Alain Hubler, blogueur et grand maître de ces lieux.
La plate-forme de blogues de 24 Heures n'autorisant pas ce genre de gadgets, le condage est là, suivez le lien.
Merci de répondre en votre âme et conscience et de vous montrer aussi perspicaces que les lecteurs du Matin.
*Nom et photographie d’emprunt.
P.S. Comme ce condage est très sérieux, vous pouvez cliquer autant de fois que vous le voulez pour faire perdre le candidat de votre choix. C'est beau la liberté d'expression ! Non ?
14:40 Publié dans Un peu d'h. dans ce m. de b. | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : brélaz, joye, le matin, masserey, presse, rex, sondage
26.06.2008
De la provoc à la gangrène
Lundi dernier, Daniel Brélaz, le syndic vert de Lausanne, déclarait au quotidien le Temps que «l'appoint [énergétique] soit des centrales à gaz soit du nucléaire est nécessaire. […]». Le lendemain, dans le même quotidien, il affirmait être favorable à un compromis global en matière d’énergie, mais déclarait ne pas inclure le «nucléaire dans ce compromis».
Et le Syndic d’accuser le journaliste de l’avoir mal compris. Et les camarades verts de crier à la trahison. Soit dit en passant, c’est fou le nombre de personnes qui comprennent mal Daniel Brélaz.
Tout cela rappelle un peu la déclaration, faite il y a un mois à peine, par le Ministre Leuenberger qui, pour rire, ou plutôt par provocation, annonçait envisager l'entrée en bourse des CFF et, ainsi, les privatiser en partie.
Et la presse de s’emparer, puis de commenter ces annonces et les camarades roses de crier au scandale.
Une provocation labellisée et une provocation camouflée ? Deux coups de sonde ? En tout cas, à coup sûr, une bonne pub dans les journaux et un message qui passe. Dans les deux cas. Dans le cas
Leuenberger, une façon d’attirer l’attention de la presse et peut-être de celle du public, sur les difficultés qu’il a de réunir l’argent indispensable au développement du réseau des transports publics. Dans le cas Brélaz, une façon de préparer l’opinion de la presse et probablement celle du public (bis), sur le recours inévitable aux centrales à gaz parce que les énergies renouvelables ne vont pas suffire, du moins pour le moment.
Deux pavés dans la mare pour réveiller les consciences. Mais deux pavés dans la mare qui font des vagues dans toutes les consciences et qui secouent tous les instincts y compris les mauvais.
À l’exemple de ce courrier des lecteurs, publié aujourd’hui dans de Le Temps, où Bruno Pellaud, président du Forum nucléaire suisse, se frotte les mains en affirmant «souhaiter l'émergence sur la scène politique de «Verts avertis», des Verts qui se démarqueraient des opportunistes qui les entourent à gauche et à droite, et qui s'engageraient politiquement pour faciliter le stockage définitif des déchets radioactifs.»
À l’instar de cette chronique d’Urs Gfeller, journaliste à la RSR, qui titrait le 22 mai dernier un billet du blogue Signature ainsi : «Le parti socialiste suisse, un dinosaure qui s’ignore». Un titre suivi d’un – mauvais – conseil «[…] s’il faut défendre la justice sociale il faut aussi et surtout plaider pour l’économie de marché.»
Ces avertissements sont clairs : il s’agit pour les Verts «crédibles» d’ouvrir grand la porte au nucléaire et pour les socialistes «modernes» de prendre fait et cause pour l’économie de marché. La réciproque coule de source : les Verts qui veulent sortir du nucléaire sont des rigolos et les Socialistes qui privilégient la justice sociale sont des ringards.
Et c’est avec ce genre de ballons d’essais, de coups de sonde, de provocations que l’on finit, petit à petit, par laisser percoler dans le cerveau de tout un chacun qu’il n’y a pas d’espoir en dehors du nucléaire et de l’économie de marché.
Je ne vous félicite pas messieurs.
- Crédit photographique : StrahlemannBE sous licence Creative Commons.
18:47 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : brélaz, cff, energie, leuenberger, nucléaire, privatisation
05.06.2008
Les boucliers humains de la Municipalité
Avant-hier soir, au Conseil communal de Lausanne, nous avons traité de la motion du socialiste Fabrice Ghelfi qui demandait quelque chose qui semble tomber sous le sens : que les jetons de présence des municipaux et syndic exerçant un double mandat politique soient rétrocédés à la caisse communale.
Partant du principe que le travail d’un municipal ou d’un syndic est une activité à plein temps correctement rémunérée – Daniel Brélaz, le syndic de Lausanne gagne 265000 francs par an – le socialiste demandait que l’intégralité des jetons de présence et indemnités des députés cantonaux ou nationaux soient restitués à la caisse communale à l’exception des indemnités de repas, de déplacement et de nuitées.
C’est un véritable tir de barrage de la droite qui a accueilli cette proposition. Un feu nourri en provenance des rangs de la droite du conseil. Une droite qui semblait bien décidée à appliquer à la lettre la devise sarkozienne : «Travailler plus pour gagner plus». Tout y passa : les reproches perfides, mais justifiés, à propos de l’époque où la syndique Yvette Jaggi exerçait un double mandat, la nécessité d’avoir un groupe de pression lausannois à Berne*, la mesquinerie de la proposition socialiste, la surcharge de travail qui mérite bien une «récompense» et j’en passe. Les missiles volèrent bas et touchèrent en partie leur cible puisque le motionnaire accepta spontanément de transformer sa motion en postulat.
Quelle importance ? Direz-vous.
Une importance de taille : une motion demande que la proposition de son auteur soit réalisée telle quelle alors que le postulat demande que la proposition soit seulement étudiée. Mais surtout, le postulat semble laisser la possibilité à la Municipalité d’élargir le champ d’études de la proposition socialiste.
C’est d’ailleurs ce que ne manqua pas de faire le Syndic Daniel Brélaz qui annonça froidement qu'il allait modifier le règlement de la Municipalité dans le sens demandé, mais qu'il en profiterait pour en faire de même pour celui des employés de la ville de Lausanne qui auraient le malheur d'exercer des fonctions politiques ...
Traduction : on va vous faire une proposition de règlement allant dans le sens de la restitution de nos indemnités de députés, mais on en fera aussi une qui modifiera le règlement du personnel dans le même sens.
Autrement dit, si vous touchez à mes indemnités et à celles de mon collègue radical, vous devrez aussi toucher à celles des employés de la ville.
Le Syndic Vert de Lausanne a décidé de s’entourer de boucliers humains pour protéger les quelque 30 000 francs qu’il avoue toucher comme parlementaire à Berne.
Mais soyons juste et rendons à César ce qui est à César : le Syndic a précisé que cette disposition viserait les haut cadres. Avait-il quelqu'un de particulier en tête, comme par exemple, un député socialiste chef de service ? Allez savoir ...
- * Outre son siège au Conseil national, Daniel Brélaz occupe une place à la Commission des transports et des télécommunications. Pour sa part, Olivier Français siège à la Commission de gestion et à la Commission des constructions publiques. Si les avantages d’une présence lausannoise à la Commission des transports semblent évidents, la présence d'Olivier Français à la Commission de gestion et à la Commission des constructions publiques paraît plus discutable.
07:13 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : brélaz, conseil national, double mandat, français, indemnités, municipalité
20.05.2008
Lausanne est-elle écolo ?
Un petit interview que Daniel Brélaz m'a donné le 15 mai. 20 minutes d'entretien, en voici les 4 les plus passionnantes... Sur l'Ecologie et sur Lausanne. Une ville magnifique.
Un billet un peu moqueur pour fêter le 300 ème + 1 billet de ce blogue.
Précision du 21 mai :
J'ai crû que le tapis sonore qui couvrait le doux babillage du syndic avait une intensité volontairement un peu trop élevée. L'auteur déclare que c'était une erreur et il a modifié sa bande son en raccourcissant les poils du tapis. A vous de juger le résultat de cette seconde version :
16:49 Publié dans Un peu d'h. dans ce m. de b. | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : brélaz, ecologie, interview, lausanne



