14.03.2010

P'tites fuites (28)

Danger de mortAie confiance ...

Quelque part dans les rues de Lausanne, une publicité des Evangélistes proclame, en substance, qu'il est préférable de se réfugier dans les bras de dieu plutôt que de faire confiance aux humains. Ceux qui croient encore qu'il faut aimer son prochain comme soi-même sont priés d'aller immédiatement à confesse.

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Ma main au feu

Hier matin, à Lavey, dans le cadre du congrès de Libéraux-Radicaux vaudois, Pascal Broulis, le président du Conseil d'Etat vaudois, confiait : «Mon collègue Philippe Leuba m'a demandé d'enflammer les foules...». Quelques heures plus tard un incendie détruisait deux camping-cars stationnés sur le parking des bains de la commune thermale. On ne lui en demandait pas tant.

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Chat chuffit les pigeons !

Samedi, en fin d'après-midi, un chat aurait déclenché l'arrêt du M2. Contacté par P'tites fuites, Olivier Français, le chef des Travaux de la ville de Lausanne, annonçait penaud : «J'espère que les autres auxiliaires félins que nous avons engagés pour lutter contre les pigeons du métro seront moins maladroits et qu'ils sauront éviter la ligne de contact.»

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De quoi en faire tout un fromage

Sans Gallaz, Le Matin Dimanche va devenir une pâle copie de Gala.

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13.03.2010

Real time publishing

731269699_ecfbab54a3_m.jpgIl y a une grosse poignée de jours, un journaliste de 24 heures commentait en direct, et sur le site du journal, le débat du Grand conseil portant sur l’accès à la formation professionnelle des sans-papiers. Un débat hautement explosif dont le détonateur était la Municipalité de Lausanne qui a décédé de s’engager à … engager des apprentis sans-papiers. La rédaction du quotidien vaudois avait dû voir là une opportunité de se frotter au journalisme en temps réel ou «real time publishing».

Le journaliste présent sur les lieux commentait l’évolution du débat et envoyait ses observations via son téléphone portable sur lequel il pianotait frénétiquement ses mises à jour. Malheureusement, l’envoyé spécial et sa rédaction firent le pari que le résultat du débat du Grand conseil se solderait par une gifle pour la Municipalité lausannoise. Pas de chance, c’est un peu le contraire qui se passa. La situation s’était renversée, comme elle se renverse dans les dernières minutes d’un match de football. De là à dire que les journalistes et les rédactions qui se frottent au «real time publishing» devraient s’imposer des stages de commentateurs sportifs, il n’y a qu’un pas.

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30.08.2009

Pomme avec le bour

Delamuraz.jpgIls la tenaient pourtant la carte maîtresse. Le digne descendant d’un Jean-Pascal Delamuraz qui avait su s’imposer grâce à ce style inimitable qui caractérisait les Radicaux de la fin du siècle passé, un style inspiré de celui de la IIIe République française.

Le bour, c’est Broulis, celui qui a réussi à redresser les finances vaudoises sur le dos des employés du service public et parapublic et des communes à coups de trique. Mais avec une trique gainée de velours et maniée avec cette espèce de rondeur qui rappelle incontestablement le dernier conseiller fédéral vaudois.

Soit, il paraît qu’il est parfois colérique et que ses interventions devant le Grand conseil n’ont rien d’ébouriffant, mais il sait se révéler consensuel et est capable de naviguer avec la barre au centre. Deux qualités qui ne sont pas données en ces temps.

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06.08.2009

Merci Pascal !

Broulis candidat au Conseil fédéralPfouiii, c’est qu’on a failli attendre. Mais c’est fait. Enfin.

En pleine torpeur estivale, Pascal Broulis a dit oui ! Il partira à l’assaut du siège laissé vacant au Conseil fédéral par Pascal Couchepin. Pour peu que le Parti libéral-radical le veuille bien.

On s’impatientait un peu, car la feuilleton médiatique commençait à s’épuiser. Pensez, après quelques dizaines d’articles dans les médias romands à propos de son éventuelle candidature, il était temps de passer à l’acte et de dire non ou oui.

Oh Andy ! Dis-moi oui, Andy !

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23.08.2008

Musée des beaux-arts : coup de grâce présidentiel

Pas au bord du lacSi certains pays connaissent la «grâce présidentielle», c’est-à-dire un pouvoir conféré au président de certains états d’annuler ou d’alléger une peine. Depuis hier, le canton de Vaud vient peut-être d’être le théâtre du premier «coup de grâce présidentiel».

C’est en tout cas l’impression que donnent les propos du radical Pascal Broulis, président du Conseil d’Etat, lorsqu’il se confie aux journalistes Jérôme Cachin et Michaël Rodriguez à propos du futur (?) nouveau Musée des beaux-arts (nMBA) de Bellerive. Le conseiller d’Etat estime que le projet architectural s’apparente à un «acte manqué» et considère que les partisans du projet ne devraient pas trop insister sur sa localisation «au bord du lac» du musée.

Autrement dit, ni le contenant, ni l'emplacement ne conviennent. Dans ces conditions que reste-t-il au projet de nMBA à Bellerive ?

La réponse présidentielle est claire : ce sera un fantastique outil de promotion économique. Un outil de promotion économique ?

Et moi qui croyais que l’on parlait d’art et de culture.

Pour la petite histoire, rappelons que, selon le Vulgaris médical, un acte manqué est «un acte d'apparence illogique, traduisant un désir inconscient, refoulé, exprimé de façon involontaire (par exemple le lapsus). C’est en quelque sorte la révélation involontaire de ce que le sujet ne peut pas exprimer consciemment.» L’encyclopédie ajoute plus loin : «L'acte manqué traduit un ou des échecs, des ratés du comportement qui sont susceptibles de révéler un conflit inconscient.»

Tout un programme en somme.

Le missile envoyé par Pascal Broulis n’a pas l’air, lui, d’être un acte manqué et, surtout, tombe à pic ou très mal, c'est selon, après les déclarations Pierre Keller, un autre radical, qui avouait le 30 juillet dernier à Michaël Rodriguez : «Je suis pour ce projet de musée - comme directeur d’une école d’art, je ne peux pas être contre. Mais je n’ai jamais caché que je n’étais pas totalement pour cette architecture. Le projet a été mal emmanché par l’architecte cantonal et la cheffe des affaires culturelles.»
Il termine sa confession en ajoutant «La mobilisation en faveur du musée est trop pâle et à être trop pâle, on risque de pâtir au verdict. Ce serait vraiment dommage, parce qu’on mérite un musée.»

Quant à Pascal Broulis, il affirme que «Si c’est non, le gouvernement reproposera un nouveau projet.»

Bilan de l’été radical, ou du moins du président du Conseil d’Etat et du directeur de l’Ecole cantonal d’art de Lausanne, en ce qui concerne l’objet nMBA : une architecture pas terrible, une localisation à n’évoquer qu’à mi-voix, un enthousiasme mitigé autour du projet, l’existence d’un plan B et la seule véritable nécessité : un musée.

C’est à se demander s’il ne faudrait pas inviter ces deux-là à faire partie du comité référendaire «Pas au bord du lac» et à leur proposer de rejoindre le Collectif pour un «Grand Rumine» !