07.09.2009
Faire rimer fêter et dormir
Si, durant les fins de semaine du mois de septembre, vous rencontrez trois professeurs un peu azimutés et accompagnés d’un chaperon du nom de Jean-Luc Delaruelle lors de votre tournée dans les bars lausannois, il ne faudra pas être surpris.
Ce quatuor bosse pour la ville de Lausanne et plus particulièrement pour l’Observatoire de la sécurité. Leur mission est simple à écrire mais plus compliquée à réaliser : inciter les fêtards à se souvenir que, lorsqu’ils sortent plus ou moins éméchés de leur pinte préférée, il y a des gens qui dorment – ceux que le professeur de statistiques Khi-Karré appelle les « individus flapis » – et qui risquent bien d’être réveillés par les éventuels beuglements qu’ils pourraient émettre.
Les professeurs, dont la tenue vestimentaire ne laisse aucun doute sur le sérieux de leurs travaux de recherche, abordent la problématique du « vivre ensemble » entre fêtards et dormeurs et oeuvrent dans trois spécialités bien distinctes : l’urbanisme, la biologie et, on l’a déjà vu, les statistiques.
07:24 Publié dans La vie qui va | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bar, discothèque, alcool, bruit, fête, lausanne, nuit
27.06.2008
La polcom m’a tuer !
Alors que je viens d’entendre passer sous ma fenêtre un crétin sur une de ces saloperies de scooters munis d’un pot non-homologué crachant des montagnes de décibels et que la ville de Lausanne va construire, avec la bénédiction du canton, une route de contournement à la Sallaz qui contraindra des centaines d’habitants à vivre (?) derrière des fenêtres anti-bruit, les polices du commerce – et les autres autorités compétentes – viennent d’autoriser l’ouverture d’un Bourg Plage rapetassé.
Ça m’énerve et ça se voit à la longueur de mes phrases et aux incises mal maîtrisées.
Le Bourg Plage, c’est cet endroit magique sous l’arche du pont Bessières où il était possible de siroter ce qui vous plaît tout en assistant au spectacle qui vous plaît.
Eh bien c’est fini. Du moins en partie. Vous pourrez toujours siroter, mais pas assister. Silence. Chut.
Les z’autorités ont décidé : fermeture à minuit, pas de musique, pas de concert, pas de film, pas de … rien.
Les motifs de cette décision me semblent obscurs.
Lors de sa première saison de l’an dernier, le Bourg Plage n’a fait l’objet d’aucune plainte – ce qui est méritoire – et sa mise à l’enquête de cette année n’a déclenché aucune opposition.
Mais au moins, maintenant, grâce à la frilosité des z’autorités, on pourra, au Bourg Plage, entendre dans un silence religieux passer les scooters, les z’autos et peut-être même un FA-18 si on a de la «chance».
20:40 Publié dans Ça m’énerve ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bistrot, bourg plage, bruit, concert, police



