19.12.2009

Ce soir, je mange mon chat

Lola à la casseroleC’est décidé, en bon citoyen écoresponsable que je suis, ce soir, je mange mon chat et je garderai le deuxième pour demain.

Il faut dire que j’ai de bonnes raisons. Des raisons s.c.i.e.n.t.i.f.i.q.u.e.s ! Selon les chercheurs, qui feraient mieux d’être des trouveurs*, anglais Robert et Brenda Vale, une machine à griffer présente une empreinte écologique de 0,15 hectare, soit l’équivalent d’une VW Golf. C’est dire s’il est grand temps de me débarrasser de cette source de pollution. Et attention, pas question de remplacer la présence amicale de ces horribles bestiaux écodestructeurs par l’affection jamais démentie d’un adorable poisson rouge : même eux consomment 0,00034 hectare de planète.

Et je ne vous parle même pas des chiens, qui, même de taille moyenne, ont un impact écologique équivalent à celui d’un 4X4 Toyota Land Cruiser, soit 0,41 hectare !

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04.11.2009

Soviet hot-dog

Spoutnik 2 LaïkaElle errait dans les rues de Moscou à la recherche de nourriture et, peut-être, d’un peu d’affection. Ils la choisirent parce qu’elle était particulièrement calme et docile.

Elle, c’est Laïka : une chienne de deux ans et six kilos, croisée fox-terrier et husky, qui fut le premier être vivant a être mis en orbite autour de la Terre. C’était le 3 novembre 1957, il y a exactement 52 ans. La petite chienne au museau pointu avait subi un entraînement de forçat, impliquant des centrifugations, un apprentissage de la résistance au bruit, aux vibrations et au confinement.

Une véritable vie de chienne, comme celle de ses congénères moins connues qui allaient aussi, souvent, payer de leur vie les rêves d’étoiles des humains.

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06.08.2008

Echotier bleu en ragoût

GarmTristan Cerf, plumitif et rédac’ chef au Matin Bleu, livre dans l’édition de ce jour une recette pour apprêter le chien. S’il se permet cette provocation, c’est juste pour nous ouvrir les yeux, à nous, pauvres demeurés d’Occidentaux, bouffeurs d’agneaux, de veaux et de poulets, entre autres. C’est juste pour que l’on sache que le chien est consommé «dans une grande partie du globe» et que l’on en mangeait, nous aussi, «jusqu’à la dernière guerre».

Plutôt que nous pondre un article, ou même un articulet, sur l’évolution des habitudes alimentaires occidentales, il accompagne ses pudeurs journalistiques et ses précautions scripturales d’une recette qui occupe bien la moitié de l’espace qu’il devait remplir et d’une photo d’un mignon petit chiot qui lui permet d’éviter de trop avoir à réfléchir avant d’écrire.

En un mot comme en cent et sans précautions : du journalisme de fond de gamelle.

Puisqu’il paraît qu’un prêté vaut toujours un rendu, je me propose de venger les rantanplan de ce bas monde en vous donnant la recette de l’échotier bleu en ragoût pour 4 personnes aussi :



  • 800 g (et pas 200 g, on est généreux) de viande d’un triste journaleux chassé au petit matin dans une caissette bleue qui encombre les rues.

  • 2 dl de bouillon de feuilles de choux

  • 100 g de grosses légumes pipoles

  • une botte de Paris Hilton ou d’Amy Winehouse

  • une grosse poignée d’oseille

  • une bonne dose de chien écrasé

  • quelques coquilles

  • un ou deux marronniers

  • un zeste de pisse-copie

  • un soupçon de viande froide

  • et un gros jet de sexe

  • Publiez gratuitement votre canard grâce à un maximum de tam-tam.

    Pour égayer le tout, ajoutez obligatoirement un flou de votre meilleur paparazzo.

    Enfournez votre préparation dans une grosse roto non sans avoir préalablement caviardé quelques passages importants, bidonné une information ou deux, mis au frigo quelques nouvelles juteuses ou scoop, tartiné au maximum et tiré le plus possible à la ligne avant la mise sous presse.


Cette recette est une véritable daube, parsemée de termes journalistiques pas toujours utilisés bien à propos, mais elle m’a calmé. C’est l’essentiel.

J’allais oublier ! La vengeance étant un plat qui se mange froid, mettez le tout au frigo une heure ou deux et servez très frais, voire même frappé.