03.10.2009

24601

lesmiserables.jpg24601, c’est le numéro de matricule du prisonnier Jean Valjean. C’est aussi, peut-être, le nombre de spectateurs qui auraient dû assister à la comédie musicale Les Misérables pour qu’elle s’achève ce soir dans les chiffres noirs.

Hier soir, à la minute où l’orchestre du Conservatoire de Lausanne et les comédiens chanteurs engageaient les premières notes de A la volonté du peuple, la chanson finale, j’étais à mille lieues de me douter que ceux qui allaient êtres remerciés par une standing ovation risquaient bien de voir une partie de leur salaire passer à la trappe.

La réalité rattrapait la fiction : Les Misérables allaient être traités comme tels.

Malheureusement, la réalité n’allait pas jusqu’au bout et s’arrêtait aux portes de la «bienséance». Malgré une sérieuse coupe dans leur salaire – peut-être presque un tiers, seuls les techniciens allaient taper du poing sur la table et obtenir quelque chose.

Lire la suite