03.04.2010
P'tites fuites (30)
Avec le vent, va, tout s'en vaEn début de semaine, la Neue Zürcher Zeitung a publié un portrait de notre étoile médiatico-culturelle locale Pierre Keller dans lequel il est décrit comme «un super réacteur qui ne s'arrête jamais». De là à dire qu'il brasse de l'air, il n'y a qu'un battement d'aile.
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Ecriture automatoc
Le Temps de lundi dernier consacre un gigantesque article à «The Machine», un robot animé par un programme d'intelligence artificielle baptisé «Stats Monkey» qui est capable d'écrire des «articles» de journaux. Des journalistes robotisés pour des lecteurs lobotomisés, c'est ça le progrès.
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PS ≠ politique sociale
Simonetta Sommaruga estime que le PS a dix ans de retard parce qu'il mène une politique sociale «trop radicale» et qu'il néglige les électeurs du centre de droite. Retard, retard ? C'est toi le retard Simonetta, tu aurais dû adhérer au Parti radical dès ton entrée en politique !
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Gaaarde à vous !
Mercredi, la revue de presse de la RTSSRTTSRRTS titrait : «Assouplir le célibat des prêtres, l'idée fait son chemin». Excellente idée, rien de tel pour rigidifier la virilité des hommes en soutane. Et il n'y a pas que l'idée qui fasse son chemin.
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- Crédit image : «Une» de Siné Hebdo du 31 mars 2010, avant qu'il ne soit trop tard.
10:43 Publié dans P'tites fuites | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : célibat, conseil fédéral, journalisme, nzz, pierre keller, président, prêtre, ps, retard, simonetta sommaruga
30.08.2009
Pomme avec le bour
Ils la tenaient pourtant la carte maîtresse. Le digne descendant d’un Jean-Pascal Delamuraz qui avait su s’imposer grâce à ce style inimitable qui caractérisait les Radicaux de la fin du siècle passé, un style inspiré de celui de la IIIe République française.
Le bour, c’est Broulis, celui qui a réussi à redresser les finances vaudoises sur le dos des employés du service public et parapublic et des communes à coups de trique. Mais avec une trique gainée de velours et maniée avec cette espèce de rondeur qui rappelle incontestablement le dernier conseiller fédéral vaudois.
Soit, il paraît qu’il est parfois colérique et que ses interventions devant le Grand conseil n’ont rien d’ébouriffant, mais il sait se révéler consensuel et est capable de naviguer avec la barre au centre. Deux qualités qui ne sont pas données en ces temps.
16:28 Publié dans Elections | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : broulis, burkhalter, conseil fédéral, delamuraz, luscher, plr, radicaux
06.08.2009
Merci Pascal !
Pfouiii, c’est qu’on a failli attendre. Mais c’est fait. Enfin.
En pleine torpeur estivale, Pascal Broulis a dit oui ! Il partira à l’assaut du siège laissé vacant au Conseil fédéral par Pascal Couchepin. Pour peu que le Parti libéral-radical le veuille bien.
On s’impatientait un peu, car la feuilleton médiatique commençait à s’épuiser. Pensez, après quelques dizaines d’articles dans les médias romands à propos de son éventuelle candidature, il était temps de passer à l’acte et de dire non ou oui.
Oh Andy ! Dis-moi oui, Andy !
20:08 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : élection, borloz, broulis, candidat, conseil fédéral, couchepin, français
10.12.2008
Ueli Maurer élu conseiller fédéral
- Crédit image : © Yves Giroud
Et j'ajouterais :
C'est aux pieds du Maurer qu'on reconnaît les partis bourgeois.
13:51 Publié dans Elections | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : élection, conseil fédéral, mouton, udc, ueli maurer
05.12.2008
Un jour ou l’autre …
Si l’Assemblée fédérale élit Ueli Maurer au poste de conseiller fédéral, un jour ou l’autre celui-ci deviendra président de la Confédération ou chef du Département fédéral des affaires étrangères.
Ce jour-là, il rencontrera, il discutera, il négociera avec des chefs d’Etat et des ministres du monde entier. Avec des ministres d’Afrique, d’Asie ou encore d’Amérique du Sud.
Peut-être même qu’il se rendra un jour à la Maison Blanche ou que Barack Obama se déplacera jusqu’au Palais Fédéral.
Et ce jour-là, on aura bien de la peine à expliquer cette affiche aux mains colorées qui « pillent » les passeports suisses, on aura bien des problèmes à expliquer cette autre affiche au mouton noir qui se fait éjecter du pays à grands coups de pattes.
On aura surtout une infinie peine à expliquer que celui qu’on a – indirectement – choisi pour nous gouverner est un homme capable de dire des horreurs comme celle-ci :
«Aussi longtemps que je parle de nègres, la caméra reste sur moi» (Solange ich Neger sage, bleibt die Kamera bei mir)
Réfléchissez bien Mesdames et Messieurs les députés et sénateurs, car ce jour-là, il faudra aussi vous expliquer.
- Raison de plus pour signer trois pétitions contre son élection.
20:54 Publié dans Ça m’énerve ! | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : élection, conseil fédéral, maurer, racisme, suisse, udc, ueli
04.12.2008
Maurer, Blocher ? Non, nein, no !
Nul besoin de grandes explications, les deux clones n’ont pas leur place au Conseil fédéral.
Point barre !
Si vous êtes du même avis, il y a du travail.
Pour l’heure, au moins trois pétitions électroniques sont à signer :
- Celle des Verts
- Celle de Citoyen suisse
- Celle d’Ada Marra
« Pour plus de sécurité », il est prudent de signer les trois.
Ce billet n’appelant aucun commentaire, ils sont donc – et c’est la première fois – bloqués.
- Crédit photo (modifiée) : Parlement suisse.
23:25 Publié dans Elections | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : élection, blocher, conseil fédéral, maurer, suisse
23.11.2008
Qui va à la chasse perd sa place
Or donc, celui qui se prenait pour la diva du Conseil fédéral et qui en a été éjecté il y a un peu moins d’une année envisage son retour. La section zurichoise du parti du bouc a même plébiscité la candidature du conseiller fédéral non-réélu.
En fait, voilà un drôle de façon de faire de la politique. Une façon inconvenante de tenter de revenir sous la coupole par la fenêtre alors que le chef charismatique du parti nationaliste s’est fait mettre dehors par la porte.
Sans parler de la personnalité et de la politique du milliardaire politicien, il y a au moins trois raisons qui rendent le retour du vieux lion populiste pour le moins incongru.
Première raison : jamais, un conseiller fédéral non-réélu n’a réussi, ni même tenté, un retour à l’exécutif fédéral. On se demande bien pourquoi l’entrepreneur zurichois ferait exception et ne prendrait pas acte de son indésirabilitude comme l’ont fait avant lui Ulrich Ochsenbein, Jean-Jacques Challet-Venel et Ruth Metzler.
Certains rétorqueront que, lors des élections fédérales, le peuple aurait implicitement plébiscité Christoph Blocher sous prétexte qu’il figurait sur les affiches électorales du parti avec la mention «Soutenez Blocher - Votez UDC». Voilà un raccourci bien peu démocratique qui a même gêné aux entournures certains candidats UDC pur sucre comme Eric Bonjour qui déclarait au journal Le Temps : «Je n'ai rien contre les affiches de Christoph Blocher, mais cette campagne ne doit pas durer trop longtemps. Il serait sain que la campagne vaudoise s'oriente sur les candidats uniquement, car de nouvelles personnes s'engagent pour le parti et le peuple a le droit de faire leur connaissance». Résultat : la campagne vaudoise s’est tellement bien orientée sur les candidats qu’elle a élu les moins blochériens d’entre eux, au grand dam de Bonjour d’ailleurs.
Prétendre que les électeurs UDC plébiscitaient Blocher était un mensonge tactique à l’époque et devient une escroquerie aujourd’hui. Voici donc une deuxième bonne raison pour que l’Assemblée fédérale renvoie, le cas échéant, le guide du troupeau UDC à ses occupations.
Une troisième bonne raison de bouder le trop pressant candidat est qu’il fait partie de … l’UDC. Un parti qui a quitté de lui-même, et avec fracas, le Conseil fédéral pour rentrer dans l’opposition. Un parti qui a dû, pour mieux se marginaliser, exclure une conseillère fédérale de ses rangs et pousser dehors son second conseiller et sa section bernoise. L’UDC a donc renoncé explicitement à ses deux sièges au Conseil fédéral. L’UDC a choisi la stratégie de la marginalisation, de la victimisation, de l’autoexclusion et de l’opposition. C’est son choix, mais quand le choix est fait, on s’y tient. Au moins pour un certain temps. On ne passe pas juste une année dans l’opposition pour revenir à la première occasion. Même si – et surtout si – la cure d’opposition n’apporte pas les résultats escomptés ce qui n’est finalement pas étonnant puisque l’UDC blochérienne a toujours été dans l’opposition, même quand elle était représentée à l’exécutif fédéral par son maître à penser.
L’UDC est en quelque sorte partie à la chasse. À la chasse aux voix, à la chasse aux membres, à la chasse à la suprématie. Elle a laissé sa place et elle l’a perdue. Elle est dans l’opposition, qu’elle y reste !
Quant au siège laissé vacant par Samuel Schmid, deux partis peuvent donc légitimement le revendiquer : les Verts et le PDB. Si le Vert Recordon est une candidature de combat – il avoue lui-même avoir des chances modestes – il reste de la responsabilité du PDB de proposer une candidature de raison et d’assumer sa propre succession.
Réponse le 10 décembre, jour où l’Assemblée fédérale devra montrer qu’elle n’est pas une girouette et qu’elle ne tombe pas dans le piège qui consiste laisser choisir à l’UDC, selon son humeur du moment ou selon ses intérêts, quand elle gouvernementale et quand elle est dans l’opposition.
- Illustration : huile sur lin de Joachim von Sandrart (1606-1668)
15:30 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : élection, blocher, conseil fédéral, opposition, pdb, recordon, udc
16.10.2008
En toute confiance
Jusqu’à aujourd’hui, tous ceux qui causent dans le poste, dans la boîte à image ou dans les journaux et qui comptent ont adopté une assurance rassurante sur l’état du système bancaire suisse. Petit tour d’horizon des propos des uns et des autres.- Rudolf Merz, Conseiller fédéral, dans la TDG du 19 septembre : «Il n'y a aucune raison de venir au secours de l'UBS ou du Credit Suisse.» Selon lui, les grands établissements helvétiques disposent de suffisamment de fonds propres et sont sous la surveillance de la Commission fédérale des banques (CFB).
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- Michel Juvet, stratégiste à la Banque Bordier, sur Swissinfo le 30 septembre : «Si l'on doit injecter de l'argent public, il faudra passer par un processus parlementaire. On l'a déjà vu avec la compagnie aérienne Swiss/Swissair.»
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- Pascal Broulis, Président du Conseil d’Etat Vaudois, au TJ du 30 septembre : «On voit qu’aujourd’hui [l’UBS] est peu concernée, elle a déjà fait ses provisions, elle a fait une recapitalisation aussi. […] L’UBS c’est derrière pour elle.»
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- James Nason, porte-parole de l'Association suisse des banquiers, sur Swissinfo le 8 octobre. «Y a-t-il des signes d'une crise bancaire en Suisse? Nous n'en voyons aucun, souligne-t-il. Ici, les banques sont bien capitalisées, il n'y a pas de comparaison avec l'Allemagne ou les Etats-Unis.»
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- Charles Favre, conseiller national Radical, au TJ du 14 octobre : «La situation est rassurante.»
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- Pierre Mirabaud, président de l’Association suisse de banques, dans le Sonntag du 12 octobre : «Je suis convaincu qu'aucune banque suisse ne va s'écrouler.»
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- Alain Robert, directeur général de l’UBS pour la Suisse, sur la RSR le 13 octobre : «Nos clients ne risquent rien.»
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- Jurg Zeltner, membre du Conseil d’administration d’UBS, sur Swissinfo le 15 octobre : «Nos clients n'ont jamais eu autant besoin de conseils. Cela cautionne notre modèle bancaire.»
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- Béat Kappeler, économiste, dans le Temps du 16 octobre «la Suisse a gagné incroyablement en stature par cette non-intervention. Je ne comprends pas les politiciens qui critiquent cela. Pourquoi appeler les pompiers lorsqu’il n’y a pas d’incendie? Ils sont fous!»
Et boum, jeudi 16 octobre 2008, l’annonce tombe comme un pavé dans la marre de sérénité : «La Confédération décharge l'UBS d'actifs illiquides pour un montant maximal de 60 milliards de dollars. Ces éléments seront transférés dans une société ad hoc, entièrement contrôlée par la Banque nationale suisse (BNS). Ce fond séparé sera financé par l'UBS à hauteur de 6 milliards de dollars et par un prêt octroyé par la BNS de 54 milliards de dollars au maximum, […]»
Comme tout ce pognon sera tôt ou tard payé par les contribuables, ce matin, je me réveille propriétaire d'un sept et demi millionième de 60 milliards de fonds toxiques, soit environ 8000 balles de vent.
Me voilà rassuré …
11:58 Publié dans La vie qui va | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : banque, bns, conseil fédéral, crise, economie, sauvetage, ubs




