18.01.2010
P'tites fuites (21)
Béni soit le culEn Irlande du Nord, on ne badine pas avec la sexualité et surtout pas avec l'homosexualité. Ce n'est pas Iris Robinson, députée, épouse de Premier Ministre et chrétienne évangélique, qui estime que l'homosexualité est une abomination et qui s'arroge à elle seule le droit du jouer du bagpipe, qui dira le contraire.
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Cot cot cot codeeet
D'après la NZZ, en ces temps de crise, les Suisses se gaveraient d'oeufs et l'entreprise avicole bernoise Eico ne saurait plus où donner de la tête. Les poules, quant à elles, ne savent plus où donner du croupion et commencent à en avoir sérieusement plein le ...
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Anal ... yse
Selon la Basler Zeitung, à cause de ses transversales alpines, la Suisse risque de devenir le cul-de-sac de l'Europe. Quoi de plus normal pour un projet qui aura coûté la peau des fesses ?
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Aux armes citoyens
Pour son premier numéro payant, Vigousse** se fend d'un article de fond sur l'islamisme radical local. C'est rassurant de constater qu'il n'y a pas que le SVP qui soit prêt à résister aux hordes islamistes terroristes sur le point de déferler sur notre beau pays et à en faire son beurre.
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* Ce qui ne m'empêche pas de souhaiter au nouveau satirique romand autant d'abonnés que d'électeurs du SVP.
- Crédit image : un oeuf échappé de mon frigo.
07:27 Publié dans P'tites fuites | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bagpipe, crise, imam, irlande, islam, islamisme, nlfa, oeuf, poule, transversales alpines
02.09.2009
Muséothérapie
Vous prenez les musées lausannois, une ou deux agences de « com » et d’événementiel, la Banque cantonale vaudoise, vous mettez le tout dans un shaker, vous agitez vigoureusement pendant plusieurs minutes et vous obtenez un cocktail explosif, un concept branché, follement hype et tendance dont tout l’état d’esprit se résume en un seul slogan :
« Sortez de la crise, entrez dans vos musées »
20:23 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : art, bcv, crise, musée, nuit
02.08.2009
1er doute
En ce jour de fête nationale, je l’avoue, je dévie, je ne suis pas allé à Ouchy voir la parade du fleuron technologico-sportivo-financier et naval de notre très cher pays. Je me suis contenté de lire, de-ci de-là, les déclarations des gens qui comptent dans ce pays.
Je retiendrai deux orateurs : Doris Leuthard et Hans-Rudolf Merz, qui, plus ou moins en même temps qu’Alinghi 5 faisait tout oublier grâce, notamment, à son « concentré de technologie » et à ses assistances motorisées – une première qui en dit peut-être long ! – qui, disais-je, déclamaient leurs discours.
La première affirmait en substance que le « nous » doit l’emporter sur le « je » et que chacun allait devoir se serrer la ceinture pour les autres. Elle parlait de solidarité, mais on ne sait pas de qui cette solidarité allait venir et vers qui elle allait aller. Mais son credo semblait, selon l’Agence télégraphique suisse (ATS), « d'assurer “la cohésion de l'économie, du politique et de la société”». Plutôt inquiétant.
00:33 Publié dans Ça m’énerve ! | Lien permanent | Commentaires (19) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : 1er août, alinghi, crise, fête nationale, leuthard, merz, patriotisme
01.03.2009
La crise : une chance pour un nouveau départ
Atterré par la vacuité du discours prononcé par le Président Hans-Rudolf Merz à l'occasion de la Journée des malades de ce jour, une rapide enquête m'a permis d'établir que ce discours est en fait un pur plagiat de celui que prononcera le futur Conseiller fédéral Hans-Ruedi Herz à l'occasion de la Journée du secret bancaire le 6 décembre prochain.
Chères concitoyennes, Chers concitoyens,
Il y a 75 ans, le Parlement fédéral instituait le Secret bancaire. Il a choisi à cet effet le premier dimanche de décembre pour symboliser l'imminence de l’hiver. Par cette initiative, il a voulu sensibiliser l'opinion à la cause des malades de l’argent. Cette journée qu’il leur dédiait devait avoir l'effet avertisseur d'un coup de tonnerre porteur de désespoir, qui n’aide en aucun cas à vaincre la convoitise.
13:51 Publié dans Un peu d'h. dans ce m. de b. | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : argent, banque, crise, journée, malades, maladie, merz
11.02.2009
Je vous ai apporté des bonbons
Or donc, le grand argentier confédéral a annoncé à grand renfort de flonflons et de trompettes le deuxième (second ?) volet de son plan de relance pour terrasser l’horrible crise qui ne cesse de nous menacer.
Au menu : une injection de 700 millions dans la machine économique helvétique. Dans ces 700 millions, on trouve 390 millions de dépenses anticipées pour des infrastructures routières et ferroviaires et 310 millions de dépenses nouvelles. Qui dit dépenses anticipées dit dépenses qui auraient de toute manière été faites. Drôle de relance. Une relance à la Sarkozy qui, lui aussi, rénove tout ce qui aurait du être rénové et amélioré depuis longtemps. Mais passons …
19:12 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : crise, economie, finances, merz, plan, relance
24.11.2008
Jouir pour contrer la crise

La crise ? La solution : easyjet ! Prenez du bon temps !
Prendre du bon temps signifie : prendre du plaisir, s’amuser, se divertir, se distraire.
Tiens, se distraire ! Même origine que «distraction» et «distraire» à savoir : détourner l’attention.
Voilà comment la compagnie aérienne orange envisage de remplir ses sièges et ses caisses tout en vidant ses réservoirs : en détournant l’attention des gens de la crise pour qu’ils prennent place à bord de leurs avions pour des vols «lau coste» vers des destinations de rêve.
La bourse à beau s’effondrer – ça encore on s’en fiche –, les entreprises de l’économie réelle voir leur ligne de crédit coupée ou perdre des commandes et licencier – ça c’est plus grave –, ou encore les caisses de pension, trop hardies ou pas assez regardantes sur les placements qu’elles effectuent, plonger ; easyjet, la bouche en cœur, essaye de nous fourguer du rêve, de nous distraire - au sens premier – pour échapper à la crise.
Allez braves pigeons-consommateurs, brûlez vos dernières économies, brûlez du pétrole, brûlez la chandelle par les deux bouts. Ça ira mieux demain !
easyjet, la solution à la crise ?
Mon œil, voler easyjet, ou quelqu’autre compagnie que ce soit d’ailleurs, est surtout la solution à leur crise.
Si ça ce n'est pas de la publicité mensongère ...
Allez, pour moi, la solution est devant la porte. L’aventure commence en bas de l’escalier, dans la rue, au bistrot ou au tabac du coin. Dommage qu’il n’y ait plus d’épicerie …
20:55 Publié dans Ça m’énerve ! | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : aviation, crise, easyjet, publicité, transport aérien
21.11.2008
L'argent bête
A la demande générale d'un pisse-froid qui intervient très souvent sur ce blogue, qui n'a pas trop apprécié - tant pis pour lui - le trait d'humour de mon dernier billet et qui, du coup, en déduit que je n'ai rien à dire en cette période de crise financière, voici une petite vidéo qu'il ne va sans doute pas apprécier.
Cette petite vidéo est déjà très répandue sur la Toile, mais je la partage quand même, car elle tient de la fable. Je laisserai bien entendu à chacun le soin d'y associer la morale de son choix.
P.S. Merci à Diane et à Les mots ont un sens.
20:23 Publié dans Ecouter, lire ou voir | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : argent, crise, économie, finance
09.11.2008
La loterie du cheval mort
Voici une fable qui court sur la Toile depuis quelque temps. Une fable qui a atterri dans ma boîte aux lettres électronique déposée par un homonyme qui se reconnaîtra et que je profite de remercier au passage.
Une fable accompagnée d’un commentaire laconique, mais amplement suffisant : «à méditer».
Once upon a time, le jeune Bob vivait au fond du Nebraska.
Un jour il décide de devenir riche, lui aussi. Pour démarrer, il choisit d’acheter un vieux cheval à un cowboy. Il emprunte sans difficulté 500 dollars à la banque du coin, qui aime par dessus tout les jeunes gens audacieux ; il verse au cowboy la totalité de la somme empruntée, et ce dernier lui promet la livraison, ferme, du canasson pour le 10 du mois.
Las ! Une semaine plus tard, le cowboy vient voir Bob pour lui annoncer une mauvaise nouvelle: le cheval est mort. Bob, qui est encore un pied tendre, lui dit alors :
- No problem, man ! Tu me rends mes 500.
- Gosh ! lui répond le cowboy, c’est que je ne les ai plus. J’ai été obligé de les refiler à ma sœur, pour qu’elle aille se soigner.
Bob, qui mûrit vite, réfléchit et lui dit :
- All right, chap ! Je prends quand-même le cheval.
- Le cheval ? Pour en faire quoi ?, lui demande le cowboy, très surpris (il ne sera jamais riche).
Bob lui répond avec assurance :
- Je vais le vendre en montant une loterie. Pour un cheval, je suis sûr de trouver tout un paquet de gens qui tenteront le coup.
Le cowboy s’étonne :
- Tu ne peux pas faire une loterie avec un cheval mort !
Petit clin d’œil de Bob :
- Pourquoi veux-tu que je dise que le cheval est mort ?
Deux mois plus tard, le cowboy croise Bob, chemise de grande classe, lunettes de soleil, montre étincelante et chaussures de cuir fin. Aussitôt, il lui demande :
- Alors ? Ta loterie, ça s’est passé comment ?
- Super ! lui répond Bob. J’ai vendu 500 tickets à 3 dollars la mise. Du coup j’ai fait mes premiers 1000 dollars de profit !
- Mais ... Tu n’as pas eu de réclamations ?
- Si, bien sûr. De la part du gagnant. Mais on s’est arrangé : je lui ai rendu sa mise.
Aujourd’hui, Bob vend des produits structurés chez Goldman Sachs.
13:20 Publié dans Ecouter, lire ou voir | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bourse, cheval mort, crise, fable, loterie, produits structurés
05.11.2008
Krach ou pas Krach ?
Alexandre Delaigue est un économiste qui enseigne à l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr et qui a co-édité le livre Sexe, drogue... et économie. C’est surtout un économiste qui fait de réels efforts pédagogiques pour expliquer de manière compréhensible les subtilités de l’économie. C’est aussi un économiste qui me semble détonner avec l’air du temps et les affirmations de certains selon lesquelles il suffirait de quelques corrections magistrales à des personnalités - déchues - de la grande finance pour que tout aille mieux.
C’est enfin un économiste qui s’est exprimé de manière très claire dans La Liberté du 3 novembre dernier, tout comme il s’exprime simplement sur son blogue éconoclaste - L’économie pour les nuls et les autres.
Il n’est pas vraiment de gauche, c’est le moins que l’on puisse dire, mais il a des choses très intéressantes à dire. Voici quelques points forts de son interview.
Pour commencer, l’enseignant de Saint-Cyr relève que la presse s’est largement fourvoyée dans le traitement de l’actualité économico-financière de ces dernier mois : les jours de krach et de déprime se succédaient avec les jours d’envolées boursières et d’euphorie : les responsables, selon lui, la télévision et la radio qui présentent les informations boursières comme un «bulletin météo».
Par ailleurs, il relève que les milliards partis en fumée n’ont pas disparu contrairement à ce qu’affirme la presse. Pour illustrer sa position, Alexandre Delaigue s’aventure dans l’analogie suivante :
Si je vous vends 100 francs un vélo et que vous le passez sous un rouleau compresseur dans un mois. Il est parti en fumée. Les 100 francs, eux, sont toujours là, mais c’est moi qui les ai. Si quelqu’un récupère la carcasse et vous en donne 10 francs, vous avez perdu un vélo et récupéré 10 francs. Si celui qui récupère la carcasse la transforme en lampe et la revend 90 francs, il gagne 80 francs et quelqu’un a une lampe. Les 100 francs, je les ai toujours et la lampe existe. Dans cette histoire, je ne vois qu’un perdant: vous. Vous aviez 100 francs et vous n’en avez plus que 10. Aucun billet de banque n’a été brûlé ou maltraité dans cette petite histoire. L’argent n’a été que transféré.
Pour lui, la question essentielle est donc de savoir que deviendront les actifs réels cachés derrière les cours de la bourse et leur volatilité. Les sources de la crise sont plus dans la politique du crédit que dans les fluctuations parfois épidermiques du cours des actions.
Il pointe aussi du doigt le spread, c’est-à-dire la différence du taux de crédit entre l’emprunt et le prêt.
Il relève également que la presse et les politiques utilisent souvent une terminologie inappropriée ou de surface - récession, krach, rekrach – ou alors des propos rassurants ou, au contraire, pouvant créer la panique. À titre d’exemple, il affirme qui si Sarkozy ou Bush affirment que l’économie va tenir, c’est pour rassurer et éviter l’effondrement, alors qu’à l’opposé certaines entreprises licencient en prévision d’une récession qu’ils contribuent à déclencher.
Pour Delaigue, il faut «éviter l’emballement, cesser de jouer avec les courbes de la bourse et se chamailler sur qui a vu venir la crise en premier». De toute façon personne n’a vu arriver ce qui arrive : certains se sont trompés de secteur économique et ceux qui ont flairé que la bulle immobilière exploserait ont pensé que cela n’aurait aucune conséquence.
Alexandre Delaigue termine en expliquant comment, selon lui, corriger le tir : avec des réglementations prudentielles, des exigences en capital fortes qui rendraient les acteurs économiques plus fiables et des structures bancaires plus petites permettant d’éviter l’obligation de tout faire pour empêcher une grosse structure de tomber.
Selon lui, «Les grandes banques comme UBS sont des nids potentiels à problèmes.»
13:32 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : banque, crise, delaigue, krach, politicien, presse, ubs
01.11.2008
C’est par où la vérité ?
D’ordinaire, Philippe Barraud, l’animateur de commentaires.com, est un chroniqueur «anti-néo-conformiste», entendez par là «rétro-conformiste», assez cohérent. Mais, depuis la crise économique mondiale. Il a tendance à perdre ses repères.
Dans un billet intitulé «Crise : l'art de jeter de l'huile sur le feu», celui qui est aussi le rédacteur en chef du magazine Tout Compte Fait, s’en prend à la classe politique – de gauche – qu’il accuse de jeter de l’huile sur le feu de la crise bancaire «alors même qu’à ce jour les Suisses n’ont pas été lésés directement par la crise financière».
Dans un autre billet, publié neuf jours plus tard, Philippe Barraud s'attaque cette fois à la RSR qu’il dénonce pour avoir engagé des chroniqueurs faisant subir leur «catéchisme gauchiste» aux auditeurs et déplore que ceux qu’il qualifie d’idéologues ne fassent pas l’effort pédagogique «[d’expliquer] ce monde compliqué qu’est la finance à des gens qui n’en sont pas familiers, mais qui vont subir de plein fouet les effets de la crise.»
Bon, alors, il faudrait savoir, les habitants de la Suisse : lésés ou pas lésés ? Si la nuance réside juste dans un effet retard, cette acrobatie intellectuelle n’est pas à l’honneur de son auteur.
Une chose est certaine en tout cas, FRC Magazine le concurrent associatif de Bon à Savoir, le partenaire consommation de Tout Compte Fait, a mis en place une plate-forme pour réunir les personnes lésées par la crise bancaire et cette plate-forme a déjà reçu plus de 300 appels de personnes qui se sont laissé refiler, parfois sans le savoir des titres pourris.
15:23 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : barraud, commentaires.com, crise, frc, rsr



