24.11.2008
Jouir pour contrer la crise

La crise ? La solution : easyjet ! Prenez du bon temps !
Prendre du bon temps signifie : prendre du plaisir, s’amuser, se divertir, se distraire.
Tiens, se distraire ! Même origine que «distraction» et «distraire» à savoir : détourner l’attention.
Voilà comment la compagnie aérienne orange envisage de remplir ses sièges et ses caisses tout en vidant ses réservoirs : en détournant l’attention des gens de la crise pour qu’ils prennent place à bord de leurs avions pour des vols «lau coste» vers des destinations de rêve.
La bourse à beau s’effondrer – ça encore on s’en fiche –, les entreprises de l’économie réelle voir leur ligne de crédit coupée ou perdre des commandes et licencier – ça c’est plus grave –, ou encore les caisses de pension, trop hardies ou pas assez regardantes sur les placements qu’elles effectuent, plonger ; easyjet, la bouche en cœur, essaye de nous fourguer du rêve, de nous distraire - au sens premier – pour échapper à la crise.
Allez braves pigeons-consommateurs, brûlez vos dernières économies, brûlez du pétrole, brûlez la chandelle par les deux bouts. Ça ira mieux demain !
easyjet, la solution à la crise ?
Mon œil, voler easyjet, ou quelqu’autre compagnie que ce soit d’ailleurs, est surtout la solution à leur crise.
Si ça ce n'est pas de la publicité mensongère ...
Allez, pour moi, la solution est devant la porte. L’aventure commence en bas de l’escalier, dans la rue, au bistrot ou au tabac du coin. Dommage qu’il n’y ait plus d’épicerie …
20:55 Publié dans Ça m’énerve ! | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : aviation, crise, easyjet, publicité, transport aérien
21.08.2008
Pub et botellón
Ce sera mon dernier verre billet sur le botellón ... J'espère.
Dans un exergue paru ce jour dans Le Courrier, Jérôme Cachin, journaliste à La Liberté, conclut ainsi :
Quand au groupe «A Gauche toute !», pour protéger son municipal de police Marc Vuilleumier de nouvelles attaques politiques, il n'a pas hésité à se contorsionner dans une argumentation anti-consumériste: «Les botellones sont une illustration caricaturale de la société de consommation», écrit-il pour applaudir à cette décision. Pour oublier tant d'hypocrisies, il ne reste plus qu'à aller vider son porte-feuille dans le prochain bar.
Bon, je prends note.
Mais Jérôme Cachin a peut-être été un peu rapide en besogne dans son commentaire.
Flairer la société de consommation derrière cette «affaire» de botellón n'est peut-être pas une contorsion politique destinée à se décharger la conscience ou à diminuer la pression politique. C'est en tout cas ce que laisse, notamment, penser, Yves Pedrazzini, collaborateur scientifique au Laboratoire de sociologie urbaine de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne qui s'exprime ainsi pour Swissinfo :
On va à l'essentiel, commente le sociologue. Les rituels ancestraux ont disparu. On est dans une société du 21e siècle, marquée par la consommation. Et il faut que cette consommation soit rapide, abondante, bon marché et mode.
Mais c'est surtout ce qu'ont très bien compris easyjet qui essaye de vendre encore et toujours plus de billets d'avion en incitant les gens à aller se murger en Espagne et Le Shop qui propose de livrer des boissons - de l'eau plate bien entendu - à domicile pour que l'on puisse éventuellement boire en solitaire.
Dire que ces deux-là ont très bien compris que le botellón est, aussi, une affaire de pognon, c'est sans doute se contorsionner pour ne pas perdre une goutte de son orgasmo* agité qu'il est par les commentaires journalistiques.
Santé M. Cachin !
*mélange de liqueur de pomme et de soda citron.
18:53 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : botellón, easyjet, leshop, pub, publicité



