10.02.2010

Compte là-dessus et bois de l'eau fraîche

395226087_9002872142_m.jpgEn plein pendant les dernières fêtes de fin d’année, Coop supprimait discrètement les fontaines à eau et les carafes de ses restaurants. C’en était donc fini de l’eau à l’oeil dans les libres-services du géant du commerce de détail.

Certains y virent une façon pour l’enseigne de faire de l’argent en vendant de l’eau en bouteille plutôt qu’en donnant de l’eau du réseau. La Coop se justifia en agitant les observations de son «Service qualité» selon lesquelles on trouverait quelques germes dans les carafes et les fontaines à eau.

La nouvelle fit grand bruit et, le 8 janvier, la Fédération romande des consommateurs prit sa plus belle plume pour écrire à la direction de la Coop et lui demander de revenir immédiatement sur sa décision.

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29.08.2009

Quelle grande gueule !

C’était ce matin même et déjà « Peccaux » propose une jolie petite vidéo du test des vannes de la centrale de Veytaux. Cet essai, réalisé par les Forces motrices Hongrin-Léman, a eu lieu ce matin et sert à vérifier qu’il est possible de vider le barrage rapidement en cas de problème.

Cela n'arrive que tous les 10 ans : un magnifique jet horizontal de 350 m de long. Mieux valait ne pas caboter dans les parages ...

22.09.2008

L'or bleu

L'or bleuUn blogue, ça sert à faire part de ses opinions et réflexions, mais ça sert aussi à recevoir des informations utiles et intéressantes et surtout à les transmettre plus loin, à les partager.

C’est ainsi que j’ai reçu hier, via mon formulaire de contact, une annonce des plus intéressantes pour les enseignants comme pour toutes les personnes intéressées à la problématique mondiale de l’eau.

Le film L'or bleu (Belgique, France, 2007, 53mn, Arte / RTBF) réalisé par Damien de Pierpont sera diffusé sur Arte le samedi 27 septembre à 18h05, puis sur TSR 2 dimanche 28 septembre à 20h35 et lundi 29 septembre à 23h.

Ce documentaire analyse les questions de la gestion et de l’accès à l’eau autour de la problématique de la privatisation de l’eau en France et au Maroc.

Pour pouvoir aller plus loin que le simple visionnement de ce reportage, le projet «Actualité et éducation à la citoyenneté mondiale», a établi des fiches visant à donner aux enseignants et aux élèves* des pistes pédagogiques pour aborder cet événement d’actualité.

De manière plus générale, ce projet qui s’étendra à quatre films choisis parmi les documentaires diffusés par l’émission Histoire vivante (TSR), est le fruit d’un partenariat entre Alliance Sud, secteurs Documentation et Education, E-media, la Fondation Education et Développement, La jeunesse débat et Films pour un seul monde.

Nul doute que ce premier film et son accompagnement pédagogique saura retenir l’attention des enseignants, mais aussi d’associations telles qu’Acidus ou encore celle de Les eaux glacées du calcul égoïste.

* du Secondaire II et en Formation professionnelle (à mon avis).

22.04.2008

Une des causes de la crise tibétaine dans votre poche ?

Batterie Li-ion NokiaLes batteries de portables – téléphones, ordinateurs, iPod et autres – utilisent largement un métal léger aux propriétés électrochimiques très prisées : le lithium. Or, il se trouve que ce métal alcalin est présent en abondance au Tibet, sous forme dissoute, dans le lac salé Chabyer - ou Zabuye -, et que la Chine est devenue le plus gros producteur de batterie au lithium du monde.

C’est en tout cas ce que nous révèle Le Courrier d’hier par la plume de Marie-Martine Buckens dans un article édifiant mais très inspiré d’un de ceux de Green Energy News.

Tout cela est confirmé par le Minerals Yearbook du Gouvernement américain qui affirme que la production potentielle de lithium pourrait atteindre presque un tiers de la consommation mondiale de ce matériau en 2005.

Bien entendu, le Tibet recèle d’autres trésors naturels qui ne peuvent qu’attiser la convoitise des pays industrialisés, comme les USA, et, bien évidemment la Chine. Au nombre de ces trésors et ressources naturelles, on citera, en vrac, l’uranium, le pétrole, le gaz et … l’eau. De l’eau pour boire, mais aussi de l’eau à turbiner pour produire jusqu’au tiers des besoins électriques de la Chine.

Autant dire que, dans ces conditions, on comprend mieux pourquoi le Gouvernement chinois supporte assez mal les désirs d’indépendance du Peuple tibétain.

On comprend aussi un peu mieux pour quelles raisons les Etasuniens rêvent de planter un « consulat », et plus si entente, parce que la guerre, il ne faut pas y penser, la Chine ce n’est pas l’Irak, à Lhassa afin de mieux « observer » ce qui se passe au Tibet.

On comprend bien mieux pourquoi le Gouvernement chinois s’est fendu d’un chemin de fer, long de 4 561 km et faisant étape à Tanggula, la gare la plus haute du monde, reliant Pékin à Lhassa.

On comprend plus facilement pourquoi les certains pays – comme les USA et la France – crient plus ou moins fort, mais pas trop, contre le non-respect des Droits de l’Homme mais ne font rien.

On comprend tout à coup pour quelle raison l’on passe pour un collaborateur de l’impérialisme américain si l’on critique le Gouvernement chinois et ses méthodes qui font des dégâts humains aussi bien en Chine qu’au Tibet.

Le Tibet, on le découvre à l’occasion des J.O., est un réservoir de richesses pour la Chine et certains aimeraient bien se payer une tranche du gâteau. Mais, évidemment la Chine ne veut pas et, fidèle à sa tradition, le Gouvernement chinois, qui n’a plus rien de communiste ni de démocratique, flanque des beignes à ceux qui font remonter cette situation sur la scène de l’actualité mondiale.

Pensez donc, on ne badine pas avec le commerce, la croissance et le « progrès » !

Le seul tort du Tibet : occuper une position stratégique entre l’Inde et la Chine et être bourré de richesses. Un comble pour un pays où la religion dominante « valorise le non-attachement aux biens matériels et prône la vertu d'avoir moins de désirs, sans que cela ne se confonde avec un encouragement à la pauvreté. »