06.01.2009
Une modeste victoire qui fleure bon le gaz
Lorsque vous faites de la politique dans les rangs de la «gauche de la gauche», il est assez rare d’obtenir des succès. C’est pourtant ce qui m’est arrivé dans le cadre du Conseil intercommunal de l’Association de communes de la région lausannoise pour la réglementation du service des taxis.
Suite à une motion que j’ai déposée le 24 avril dernier, le Comité directeur de l’association précitée a décidé de prendre des mesures incitant la flotte des taxis lausannois à recourir à des véhicules fonctionnant au «gaz naturel».
Ainsi, la société Gaznat octroiera une subvention supplémentaire de 500 francs – qui vient s’ajouter à l’actuelle de 1000 francs – pour l’achat d’un véhicule neuf fonctionnant au gaz. Pour leur part, les Services industriels de la Ville de Lausanne consentiront un rabais de 5 % sur ce carburant. Enfin, pour tous les véhicules utilisant des sources d’énergie alternative, la taxe annuelle de 88 francs, due au Service intercommunal des taxis, est abrogée.
07:21 Publié dans Transports | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gaz, méthane, pollution, taxi, ville
25.04.2008
Du gaz ? De l’air !
La politique est souvent difficile, voire, parfois, conflictuelle et ingrate. Cependant, de temps en temps elle procure des petits plaisirs. Même s’ils sont modestes, ils n’en font pas moins du bien.
Après la séance du Conseil communal de Lausanne où je me suis fait traiter de poujadiste – parce que je défends la cause des commerçants opposés à la city-taxe – et d'opportuniste ou de « communiste à la mémoire courte » – parce que je m’étonne que la Municipalité de Lausanne participe à la grande mascarade politico-économique des J.O. de Pékin –, j’ai trouvé excessivement agréable la séance de l’Association de communes de la région lausannoise pour la réglementation du service des taxis.
Cette association – qui réunit les communes de Lausanne, Pully, Belmont, Epalinges, Paudex, Le Mont, Crissier, Prilly, Renens, Ecublens, Chavannes-près-Renens et Bussigny-près-Lausanne – a pour but de mettre sur pied une réglementation du service des taxis sur le territoire des communes associées, d'appliquer cette réglementation et d'en contrôler le respect.
Hier soir, se tenait la séance semestrielle du Conseil intercommunal qui réunit des élu-e-s délégués par chacune des communes de l’association. Cette séance m’a donné l’occasion de déposer une motion demandant au Comité directeur de l’association d’étudier les moyens permettant de faire en sorte que la flotte des taxis de la région lausannoise s’oriente dans les meilleurs délais vers l’usage de véhicules à gaz naturel.
Eh bien, figurez-vous que cette motion a été acceptée à l’unanimité. À l’unanimité ! Une chose qui ne m’était jamais arrivée tant certains politiciens ont tendance à s’opposer, par principe à toute proposition émanant de la gauche de la gauche.
Dans ces conditions je n’ai qu’une chose à dire : merci aux membres du Conseil intercommunal et bonne étude au Comité directeur.
Voici le texte de la motion* en question.
Motion : « Du gaz ? De l’air ! »
Les émissions de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques, sont, en Suisse en grande partie imputables au trafic automobile. La pollution automobile et la production de gaz à effet de serre est étroitement liée au type de carburant utilisé.
Selon une étude de l’EMPA et de l’EPFZ publiée en novembre 2007 et portant sur la comparaison des différents modes de propulsion des véhicules automobiles, il apparaît que :
Les plus propres sont les voitures à gaz naturel. Leurs émissions de CO2 sont de 21 pour-cent inférieures à celles des voitures à essence et de 11 pour-cent à celles des voitures Diesel et ce sont aussi elles qui contribuent le moins à la formation d’ozone.
Si le gaz naturel n’est pas le combustible miracle qui évite toute pollution, il semble cependant être actuellement celui qui permet d’économiser au maximum les ressources de la planète et la planète elle-même.
Du point de vue des réserves de gaz naturel, Les SIG de Genève relèvent :
Le gaz naturel est issu de gisements souvent liés, mais pas toujours, aux réservoirs pétroliers. C’est donc une énergie fossile. Toutefois, contrairement au pétrole, la découverte de nouveaux gisements continue et les réserves de gaz sont aujourd’hui supérieures aux réserves de pétrole.
Le gaz est aussi mieux réparti géographiquement et n’exige pas d’installations de raffinage compliquées.
Une fois extrait du sol, on débarrasse le gaz de la vapeur d’eau, du soufre et de certains hydrocarbures lourds qu’il contient. Puis il est acheminé par gazoduc ou méthanier vers les stations où il est comprimé.
Par ailleurs, plusieurs grandes villes voient leurs taxis s’équiper de véhicules à gaz naturel. Parmi elles, citons les villes d’Allemagne, dont Berlin.
Du point de vue du coût d’exploitation, un véhicule à gaz permettrait d’économiser, selon Gazmobile, environ 700 francs par année pour 15'000 kilomètres.
Enfin, et ce n’est pas à négliger, par son Service du gaz, la Ville de Lausanne commercialise du gaz naturel et met à disposition 5 stations de remplissage en ville.
Pour toutes ces raisons, la présente motion demande que le Comité de direction de l’Association de communes de la région lausannoise pour la réglementation du service des taxis :
étudie les moyens permettant de faire en sorte que la flotte des taxis de la région lausannoise s’oriente dans les meilleurs délais vers l’usage de véhicules à gaz naturel.
Lausanne, le 24 avril 2008 Alain Hubler
*Une motion qui fait suite à la réponse donnée par la Municipalité de Lausanne à une question écrite posée par ma collègue de parti Andréa Eggli
- Crédit photographique : Ville de Lausanne.
07:14 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : carburant, gaz, ozone, pollution, taxi, voiture
01.04.2008
Une police lausannoise écologiquement exemplaire
L’écologie et le développement durable sont sur toutes les lèvres et dans tous les esprits, sauf dans ceux de la police de Lausanne.
Lorsqu’un parti politique qui se veut de gauche inscrit dans son programme politique le « développement social et écologique » et qu’il a la chance d’avoir un municipal responsable de la sécurité publique, il est impensable de ne rien faire pour contraindre la police de la ville à faire des efforts pour se rendre écoloperformante.
Afin de palier à cette déplorable situation, je m’apprête à proposer plusieurs mesures plus ou moins compliquées et délicates à mettre en œuvre et à faire admettre.
La première est frappée au coin du bon sens : la ville de Lausanne possède un Service du gaz et du chauffage à distance qui distribue ce combustible. Il n’y a donc aucune raison pour que les véhicules de police continuent à fonctionner à l’essence et, donc, à enrichir Shobil, Agoil ou Motal. Je propose donc que, dans les meilleurs délais, la police de Lausanne remplace tous ses véhicules par des véhicules à gaz hybrides, c’est-à-dire des véhicules pouvant fonctionner aussi bien au gaz de ville qu’au gaz lacrymogène.
Les gaz lacrymogènes étant dorénavant utilisés comme combustible, la panoplie du Corps de police verra ses « gaz qui piquent » avantageusement remplacés par du protoxyde d’azote ou gaz hilarant. Ce gaz, qui provoque détente et euphorie, me semble parfaitement indiqué pour neutraliser les dangereux malfaiteurs et les petits délinquants dans la bonne humeur. Ce nouvel élément de l’arsenal policier, générateur de joyeuse exultation, devrait de surcroît éviter tout dérapage finissant immanquablement par alimenter les rapports confidentiels que certains politiciens peu scrupuleux donnent en pâture à la presse à la veille de leur non-élection.
Une autre mesure essentielle à mes yeux est le remplacement immédiat des balles – expansives ! – bourrées de plomb, un métal lourd responsable du saturnisme, par une munition plus écologique. Selon mes investigations, les noyaux d’olives de 9 mm pourraient très bien faire l’affaire. Outre l’inoffensivité chimique de ces nouveaux « pruneaux », l’usage de noyaux d’olives permet de recycler un déchet jusque là inexploité. Il suffirait de proposer aux habitants de la ville de collectionner et de rapporter au poste de police les noyaux de calibre convenable. En échange, les écocitoyens responsables recevraient un bout des nouvelles menottes que j’évoquerai plus bas.
La mesure la plus urgente est peut-être celle qui vise à remplacer immédiatement les matraques et tonfas en polycarbonate ou autres matériaux plus ou moins dérivés du pétrole par des « bâtons de défense à poignée latérale » en bois indigène, c’est-à-dire en bois d’arbre des forêts de la ville. L’énergie grise contenue dans les actuels bâtons tactiques de la police lausannoise pourrait ainsi être économisée et réinvestie dans une manipulation plus énergique de ces outils de kobudo.
Dernière proposition, mais pas des moindres, il est impératif de remplacer les menottes nickelées et plastiques, susceptibles de créer des allergies et des irritations, par des modèles en corde de chanvre issu du commerce équitable que les interpellés pourront toujours recycler en les fumant une fois qu’ils auront été innocentés.
Comme vous le voyez, en matière de développement durable et d’écologie, la police a fort à faire et le travail du municipal AGt ! s’annonce ardu. Mais l’écologie n’a pas de prix.
06:49 Publié dans Un peu d'h. dans ce m. de b. | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : écologie, gaz, matraque, menottes, munitions, police, tonfa



