28.05.2009
C’est pas moi, c’est elle
Ce n’est pas ma faute, c’est celle de Muriel Testuz – « qui porte bien son nom » selon une affirmation publique du Syndic ! – et de son « noyau dur » d’opposants. C’est à peu de choses près les propos émis par Daniel Brélaz lors de l’annonce des funérailles du City Management mercredi dernier.
Et le Syndic de discréditer ceux qui ont largement montré qu’ils avaient raison en luttant contre la politique de « promotion » du commerce de détail lausannois : les commerçants ont peur du changement, ils sont individualistes, ils ont mené une croisade, ils se sont acoquinés avec des associations ennemies pour avoir la peau d’un projet auquel ils n’ont rien compris.
16:24 Publié dans Coup d'griffe | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : city-management, commerce, daniel brélaz, initiative populaire, lausanne, métamorphose, muriel testuz
21.02.2009
Dur apprentissage du militantisme
Je ne sais pas trop de quand date la dernière initiative populaire radicale dans le canton de Vaud, mais une chose est certaine, je ne me souviens pas avoir vu des militants de ce parti battre le pavé lausannois pour obtenir les précieux paraphes.
Cela n’empêche pas que, par une belle journée d’automne 2008, des membres du Parti radical lausannois et de la coalition Lausannensemble s’élançaient dans les rues de Lausanne pour recueillir les huit mille et des poussières signatures nécessaires à soumettre au peuple leur volonté de supprimer le fameux impôt sur les divertissements. Un impôt prélevé sur les billets d’entrée des manifestations sportives et culturelles qui rapporte bon an mal an un peu plus de 5 millions à la ville de Lausanne.
19:18 Publié dans Droits populaires | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : divertissement, gilles meystre, impôt, initiative populaire, michael drieberg, pierre-antoine hildbrand
01.06.2008
La baffe
Le parti du bouc a fait campagne avec une affiche nauséabonde montrant des mains supposées voler des passeports. Une campagne menée à coup de millions qui ne l’aura pas protégé d’une autre main, celle du «Peuple Souverain» qu’il vient de se prendre en pleine figure.
C’est ainsi, les citoyens et les citoyennes suisses ne veulent de naturalisations à la tête du client, ils ne veulent pas d’une naturalisation sur catalogue, ils ne veulent pas céder à la peur et à la xénophobie, ils ne veulent pas des recettes simplistes et populistes de l’UDC.
Mieux, dans le canton de Vaud, comme probablement dans beaucoup d’autres cantons, l’initiative de l’UDC obtient un score inférieur à celui du parti géniteur lors des récentes élections fédérales. La signification de ce résultat est claire, même les électeurs de l’UDC n’ont pas voulu de cette initiative aux relents écoeurants.
Voilà un excellent dimanche qui se termine sur une bonne claque aux mauvaises odeurs !
Et pendant ce temps le parti du bouc essaye de noyer le poisson de son échec en procédant à l’exclusion de sa conseillère fédérale et de sa section des Grisons.
- La suite dans l'émission interactive de la RSR.
- Crédit image : Juin Hoo sous licence Creative Commons.
13:35 Publié dans Droits populaires | Lien permanent | Commentaires (39) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : initiative populaire, naturalisation, udc
03.05.2008
La politique au forceps
Souvenez-vous : entre l’automne 2002 et le printemps 2005, la Municipalité de Lausanne a organisé la démarche participative Quartiers 21. Dans ce cadre, 950 habitant- e-s de la ville se sont réunis et ont formulé 170 propositions.
Après les ateliers dits «d’innovation», 110 personnes ont participé aux conférences dites «de consensus», afin d’extraire la quintessence des propositions initiales. Ce sont ensuite les Services de la ville qui ont procédé à des études de faisabilité des projets retenus et ont établi un programme d’action.
De tout cela, il est sorti 37 projets, répertoriés dans la brochure Quartiers 21 – La parole aux habitants et soumis au Conseil communal, qui les a acceptés. Une page de cette brochure porte en lettres capitales de grande taille la philosophie de la démarche :
Donner la parole à tous les habitants, y compris ceux qui ont peu d’expérience avec les processus politiques, les inviter à dessiner ensemble l’avenir pour améliorer la qualité de vie, les rassembler autour de projets sur leurs quartiers et leur ville, instaurer un dialogue entre les autorités, l’administration et la population, tels sont les buts de la démarche participative Quartiers 21.
Quelques années plus tard, au printemps 2008, la Municipalité a, si l'on peut dire, évolué. Elle vient d’imposer, coup sur coup, deux de ses projets de législature. La Métamorphose de Lausanne, avec ses points non-négociables comme la destruction du stade de la Pontaise, l’édification d’un écoquartier sur le plateau de la Blécherette, l’érection d’un stade et d’une piscine enrobés de surfaces commerciales. Le City management constitue le deuxième acte péremptoire de la Municipalité : une taxe imposée aux commerçants destinée à faire de Lausanne un centre commercial à ciel ouvert.
Dans les deux cas, de nombreuses voix s’élèvent, s’interrogent et remettent en question les choix municipaux. La Municipalité n’entend pas ces voix. Elle ne les écoute même pas. Pire, le Syndic, Daniel Brélaz, discrédite celles et ceux qui ont le malheur de discuter ses options : ce sont des rétrogrades, des nostalgiques d’un passé révolu, des septuagénaires mélancoliques, des poujadistes, des Neinsager, des fondamentalistes. Bref des vieilles badernes égoïstes empêcheuses de diriger en rond.
Voilà, comment la Municipalité de Lausanne est passée de la démarche participative de Quartiers 21 à la politique du forceps.
Dans ces conditions, il ne faut pas s’étonner si la Municipalité se prend deux initiatives populaires «dans les gencives». Deux initiatives qui sont les premières de l’histoire de la capitale vaudoise et qui visent à rappeler aux magistrats lausannois qu’ils se sont engagés, un jour, à discuter leurs choix avec l’ensemble de la population. Deux initiatives qui devraient donner, enfin, la parole aux habitants sur des sujets aussi importants que l’urbanisme et le commerce en ville.
Deux initiatives qui feront, peut-être, réfléchir la «Municipauté», confortablement installée sur ses certitudes et insensible aux bruits des Quartiers ... 21.
- Crédits image : rosefirerising sous licence Creative Commons.
14:02 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : city-management, démocratie participative, initiative populaire, métamorphose, quartiers 21



