10.08.2009

Le gouvernement italien à l’avant-garde du racisme

berlusconi.jpgAlors que le Cavaliere capte l’attention des médias grâce à ses frasques tout en slalomant entre les juges et la mafia, l’Italie a connu samedi dernier l’entrée en vigueur de la loi visant à lutter contre l'immigration clandestine et qui en fait un délit. Carrément.

Dans le pays des belles et des bonnes choses, le decreto sicurezza met l’Italie à la pointe du racisme européen et la rejette au niveau des leggi razziali de la fin des années 30. Et je n’exagère pas.

Jugez plutôt de son contenu synthétisé par Celestissima.


  • L’étranger qui, violant la loi, « entre ou séjourne sur le territoire italien » sera condamné à une amende allant de 5000 à 10 000 euros (délit de clandestinité)

  • Celui qui louera un bien immobilier à un clandestin encoura une peine de prison allant de 6 mois à 3 ans.

  • Le séjour des clandestins dans les Centre d’identification et d’expulsion (CIE) pourra désormais durer 6 mois.

  • L’obtention du permis de séjour sera soumis à une taxe dont le montant n’est pas encore fixé mais il sera compris entre 80 et 200 euros. L’argent obtenu sera destiné à couvrir les frais de rapatriement des migrants irréguliers. Taxe aussi, de 200 euros, pour qui voudra obtenir la citoyenneté italienne. En ce qui concerne les couples mixtes, la citoyenneté ne pourra être accordée au conjoint étranger qu’après un délai de minimum de deux ans après la date du mariage.

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