19.02.2010
P’tites fuites (26)
Sexe extrêmeJeudi soir, le Débat de La Télé portait sur la sexualité des adolescents. Au menu : orgies, fellations et pratiques sexuelles extrêmes. Pour en débattre, deux journalistes et quatre experts. Tous mâles. Et ça, ce n'est pas aussi une pratique sexuelle extrême ?
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Ecole vachement mortelle (EVM)
Parce que, par le passé, il lui avait mis des mauvaises notes, le prof d'un lycée technique de Ludwigshafen (D) a été poignardé à mort par un de ses anciens étudiants. Anne-Catherine Lyon devrait être inflexible sur le retour des notes à l'école !
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Emimigrations
Les accords bilatéraux permettent aux Suisses d’émigrer et ils ne s’en privent pas. Ils se dirigent vers des pays chauds pour des raisons professionnelles ou pour y couler une retraite dorée. Quant à eux, les Africains préfèrent les pays froids pour y suer le burnous ou y subir une vie misérable. Certains accusent les seconds d'être des profiteurs.
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Slippery when iced
À Vancouver, là où ça bobe, ça skie, ça patine, ça luge, il paraît que ça tombe aussi comme des quilles, surtout les femmes qui, selon certains, auraient atteint leurs limites. La communauté sportive s’interroge, mais est sur le point de découvrir que la glasse glice. Ou l’inverse.
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- Crédit image : copie d'écran en provenance de de La Télé.
21:17 Publié dans P'tites fuites | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : accident, adolescent, anne-catherine lyon, émigration, evm, glace, glisse, j.o., la télé, meurtre
14.02.2010
P'tites fuites (25)
Accusé, levez-vous !Selon le sociologue Jean-Claude Kaufmann, interviewé par Le Nouvelliste, le succès de la Saint-Valentin perdure parce qu'elle serait fondée sur la culpabilité masculine. Voilà une bonne raison pour offrir une gerbe d'Aveu à votre compagne.
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Là-haut sur la montagne
Le jeune skieur hors-piste «miraculé», car sauvé in extremis d'une avalanche dans la région d'Evolène, a arraché ces mots à sa maman : «Il a grandi de quelques années durant cette nuit. (...).» On comprend son soulagement, mais aussi celui des sauveteurs pour qui cela aurait pu être l'année de la grande nuit.
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Calme plat
Alinghi et Oracle sont enfin sortis des tribunaux pour mouiller leur quille dans la grande bleue. Hélas, il y a toujours trop ou pas assez de vent pour que les régates commencent. Et quand elles commencent enfin, Alinghi se fait sévèrement moucher. Dépité Ernesto Bertarelli aurait avoué : «Tout compte fait, je me sens mieux à la barre du Tribunal.»
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Météoro logique
La météo de ce début des XXIes Jeux olympiques d'hiver mine le moral des organisateurs du grand bastringue : vent, couvert.
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- Crédit photographique : photo Florum sous licence Creative Commons.
14:30 Publié dans P'tites fuites | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : alinghi, avalanche, aveu, barre, culpabilité, hors-piste, j.o., météo, miraculé, oracle
02.08.2008
Une femme à Pékin
C’est à juste titre que, dans les Quotidiennes, Estelle Lucien rappelle que les femmes n’ont pas toujours été, et de loin, correctement considérées par le grand bastringue olympique. C’est aussi avec pertinence que ce même média électronique rapporte l’«apartheid sexuel» dénoncé par le Comité Atlanta-Beijing+.
Si, à l’époque, le pas fin du tout Pierre de Coubertin qualifiait «les olympiades femelles d’inintéressantes, inesthétiques et incorrectes», de nos jours, la situation a bien évolué, sauf dans les pays musulmans intégristes. Ce sont d’ailleurs ces derniers que les médias et les associations promouvant l’égalité femmes-hommes sont les plus prompts à dénoncer.
Il existe pourtant un pays qui, pour ces XXIXe Jeux olympiques, n’enverra pas de délégation féminine en prétextant sa petite taille : le Liechtenstein. Et là, c’est le silence. Personne n’ose vraiment remettre en cause le choix de la Principauté de n’envoyer que le modèle couillu testostéroné de ses athlètes.
Et pourtant, le petit pays est représenté au Comité International Olympique par Son Altesse Sérénissime la Princesse Nora, une dame donc. Une princesse qui, de surcroît, fait partie de la commission «Femme et Sport» du CIO qui est censée renforcer la place de la femme dans le sport. Une princesse qui règne sur un micropays qui se vante de compter 15000 membres de fédérations ou clubs sportifs sur 35000 habitants et d’obtenir «d’excellents résultats dans les compétitions internationales.»
Mais un pays qui, malgré tout le bien qu’il pense de lui, invoque sa petitesse pour ne pas envoyer la moindre femme aux J.O.. Et pourtant, d’autres états, plus petits et parfois bien moins riches, y sont parvenus, comme les Îles Cook ou Saint-Marin.
Encore un effort Votre Altesse Sérénissime.
13:54 Publié dans Sports | Lien permanent | Commentaires (17) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : femmes, j.o., liechtenstein, pékin
21.04.2008
Une autre « zone verte » derrière la tête ?
Une discrète dépêche de l’AFP l’annonçait il y a une dizaine de jours : la secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice, envisage de créer un consulat américain au Tibet pour pouvoir suivre plus directement les événements dans cette région.
Elle explique : «Nous avons demandé un accès consulaire pour nos diplomates au Tibet» et elle ajoute «Nous avons obtenu un accès limité mais franchement, ce n’était pas suffisant».
Pour les Etasuniens, il s’agit de suivre «plus directement les événements dans la région». Il est donc question pour un état tiers de suivre ce qui se passe dans un état reconnu internationalement. Voilà probablement l’interprétation bushienne et, manifestement, colonialiste du célèbre «droit d’ingérence» mis à la mode par Bernard Kouchner.
Cette interprétation est bien entendu contraire aux principes internationaux qui interdisent toute intervention de l'ambassade ou du consulat dans le pays hôte en vertu du principe de «non-ingérence dans les affaires intérieures». Le «droit d’ingérence» à la sauce Bush est d’autant plus inacceptable qu’il ne s’appuie, bien entendu, pas sur la moindre résolution de l’ONU.
C’est à croire que les USA sont en train de se concocter une petite base avancée sous le nez de la superpuissance, économique et dans une moindre mesure militaire, chinoise. Si cela devait se réaliser, voilà qui nous promet de beaux jours du point de vue de la géostratégie et qui assurera aux Tibétains des lendemains chagrins. Comme s’ils avaient besoin de ça !
À la décharge des USA, il faut relever que les missions diplomatiques à géométrie variable et à pouvoirs étendus commencent à faire partie de leur quotidien.
Il existe déjà la fameuse Zone verte de Bagdad. Une bulle coloniale d’environ 10 km2 – le quart de la superficie de Lausanne ou cinq fois la Principauté de Monaco – qui abrite le parlement et les services gouvernementaux irakiens, mais surtout l’ambassade des Etats-Unis. Cette enclave est gérée par une entreprise privée, Global Strategies Group (GSG), basée à Londres.
Cet état dans l’état, cette Little America, d’où les Etasuniens comptent bien «transformer l’Irak en une démocratie pacifique, moderne et séculière», réconforte les civils et militaires venus pour «reconstruire» l’Irak. Cette reconstruction, ils la font en mangeant des hot-dogs et des céréales, en buvant de la bière et de l’eau, le tout provenant uniquement de l’étranger et sous une gigantesque peinture représentant le World Trade Center ornée du slogan : «Remercions Dieu pour les forces de la coalition et pour les combattants de la liberté à la maison [les Etats-Unis] et à l’étranger.»
Mais les USA n’en sont pas à leur coup d’essai en matière de «bulle protectrice». C’est ce qu’explique Mike Davis dans sa Petite histoire de la voiture piégée (Ed. Zones La Découverte, Paris, 2007) :
Un mois après l’attentat de l’hôtel Victoria, le secrétaire à la défense Robert McNamara en vint à la conclusion que la seule solution face à la menace continue présentée par les voitures piégées du Viet Cong consistait à faire sortir le plus grand nombre possible d’Américains de Saïgon. Pour ce faire, il ordonna la construction d’une caste «cité militaire» complètement autarcique à vingt-cinq kilomètres au nord de la ville. Avec ses 16 km2 établis sur une ancienne exploitation de caoutchouc française près de la base aérienne de Bien Hoa, le complexe de Long Binh, qui avait coûté pas moins de 130 millions de dollars, était conçu tout à la fois comme une forteresse et comme un petit bout d’Amérique. «Sur le papier, rapportait le New York Times à l’automne 1966, certaines rues de Long Binh ont déjà un nom - de Fargo Street à Eisenhower Loop. Les soldats seront logés dans des préfabriqués en bois de deux étages et disposeront de toutes sortes d’aménités : entrepôts réfrigérés, terrains de base-ball et salles de cinéma. Les généraux habiteront des bungalows climatisés.»
En marge des bruyantes discussions sur le boycott - ou pas - des J.O., les événements entre le Tibet et la Chine de cette période préolympique semblent donner aux Etasuniens un prétexte pour profiter de préparer, avec discrétion, l’installation d’une base avancée sous le nez de la Chine.
Une base avancée avec son lot de hamburgers, de bières, de donuts, de films pornographiques, de GMC Suburbans, de barbouzes, de mercenaires, de soldats et de diplomates et surtout avec l'objectif de contrôler, autant que faire se peut, ce grand pays qui échappe à la maîtrise étasunienne.
Un petit pied, chaussé de rangers, dans la grande porte entrouverte de la Chine.
- Crédit photographique : Steynard sous licence Creative Commons.
07:15 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : chine, colonisation, condoleezza rice, consulat, ingérence, j.o., lhassa
16.04.2008
Maudit gazon !
Comme chacun le sait, la Ville de Lausanne est très engagée dans le domaine sportif et dans le domaine – un peu tarte à la crème – de ce qu’il est convenu d’appeler développement durable.
C’est probablement raison de son engagement sportif que la Municipalité a décidé de présenter au Conseil communal son préavis 2008/8 «Attribution de subventions dans le domaine sportif - Nouveau volet «Sport phare» - Aides aux clubs, au sport féminin et aux sportifs d'élite lausannois - Réponse à la motion de M. Alain Bron».
Très grossièrement, ce préavis propose d’attribuer des subventions supplémentaires aux clubs actifs dans les sports, collectifs ou individuels, de haut niveau, pour autant qu’ils fassent preuve d’un réel soutien à la formation des jeunes et qu’ils fassent la promotion du sport féminin.
Dans son préavis, La Municipalité justifie donc ainsi son désir d’inciter les clubs à développer le sport féminin :
À l’exception, réjouissante, du curling et du hockey sur gazon, les équipes féminines lausannoises ne figurent pas dans les niveaux supérieurs des championnats nationaux. Or, aujourd’hui, les femmes représentent plus de 40 % des athlètes inscrits aux Jeux olympiques d’été, de nouvelles disciplines sont pratiquées et connaissent un succès grandissant : saut à la perche, football, hockey sur glace, etc.
De deux choses l’une : soit le réchauffement climatique est une telle foutaise que le gazon pékinois va geler dans les prochains mois, soit les relations entre la Municipalité et le Comité d’organisation des jeux de Pékin sont à ce point refroidies qu’il sera difficile de briser la glace, même au mois d’août.
Dernière hypothèse, l’auteur de ce préavis a écrit cette phrase un vendredi soir, juste avant un week-end qu’il allait devoir consacrer à tondre le gazon de sa pelouse.
Dans ce dernier cas son coup de crosse malheureux est bien compréhensible.
- Crédit photographique : wwwes sous licence Creative Commons.
P.S. Merci au Vert - cela ne pouvait pas être un Rose ou un Rouge et encore moins un incolore - qui a détecté cette bourde bien innocente.
20:03 Publié dans Un peu d'h. dans ce m. de b. | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : clubs phares, féminin, gazon, glace, hockey, j.o., pékin
09.04.2008
Voyage dans l’âme honnie
Je vous l’accorde, le titre de ce billet est un mauvais jeu de mots sur la base du nom officiellement attribué au relais de la flamme olympique des prochains jeux de la XXIXe Olympiade.
Il n’empêche que …
À voir le nombre de policiers à roulettes, ou sans, et le nombre de paniers à salade mandaté par la Sarkozie pour protéger le fameux symbole.
À compter le nombre de protecteurs officiels dépêchés par le Comité d’organisation des jeux de Pékin encadrant la torche en rangs serrés et adoptant un comportement peu amène à l’endroit de certains sportifs relayeurs.
À compter le nombre de raclées distribuées par les forces de l’ordre à ceux qui tentaient d’éteindre le fameux symbole de paix et d’amitié pour manifester leur sympathie – opportuniste ou sincère – pour le Peuple tibétain.
À considérer la façon dont la liberté de commerce des pays occidentaux est privilégiée au détriment de la liberté d’expression et du respect des droits de l’homme.
À observer comment certains prennent conscience de l’existence de la dictature exercée par le gouvernement chinois, depuis Paris (ou ailleurs) alors qu’ils n’étaient conscients de rien lorsqu’ils vendaient pêle-mêle 160 Airbus et 2 réacteurs nucléaires.
À relire le «Rapport de la commission d’évaluation du CIO pour les Jeux de la XXIXe Olympiade en 2008» qui a écrit noir sur blanc qu’elle attribuerait les JO sans aborder la question des droits de l’homme «si ce n’est pour reconnaître l’existence de ce débat.»
À prendre en compte tout cela et encore plus, on se dit que le «Voyage de l’harmonie», nom officiel et bien mal choisi du relais de la flamme olympique, était née sous de mauvais auspices.
Mais à relire l’origine de ce fameux relais, on se dit qu’il ne pouvait pas en être autrement et que ce relais était véritablement bien mal né.
Un relais né en 1936 sur une proposition de Carl Diem, secrétaire général du Comité d'organisation des Jeux de la XIe Olympiade à Berlin. Une proposition qui ne manqua pas de séduire l’ego et le sens de la mythologie païenne d’un certain Josef Goebbels, ministre du Reich à l’Éducation du peuple et à la Propagande sous le régime nazi d’Adolf Hitler.
Tu parles d’un voyage dans l’harmonie.
20:34 Publié dans Sports | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : berlin, flamme, j.o., olympisme, pékin, relais olympique



