24.08.2009
Roulette libyenne
Hans-Rudolf Merz a probablement joué à la roulette russe. C’est la sale impression que me laisse le coup de force faiblesse du président de la Confédération dans l’affaire des otages suisses retenus en Libye.
L’Appenzellois donne l’impression d’avoir joué quitte ou double et d’avoir abattu sur une seule mise toutes les cartes qu'il avait dans son jeu.
Certains ont beau estimer que Merz s’est comporté comme un paysan appenzellois fraîchement descendu de son alpage qui ne connaîtrait rien à la diplomatie, son coup sera peut-être, mais seulement peut-être, fatal à l’arrogance du « frère guide ». Il est fort possible que Hans-Rudolf Merz ne soit pas un spécialiste de la diplomatie, il n’empêche que depuis le temps que la crise dure, que le Conseil fédéral reçoit des informations, des analyses, des mémos du Département fédéral des affaires étrangères et des services secrets suisses, celui qui est tout de même licencié en HEC et docteur en sciences politiques devait bien avoir une « petite » idée des conséquences possibles de ses choix.
07:06 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (123) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : diplomatie, kadhafi, libye, merz, otages, politique, suisse



