29.03.2010

BDSM* au travail

bdsm.jpgJusqu’à aujourd’hui, je pensais que, dans les relations de travail avec un employeur, les obligations du travailleur se limitaient à exécuter, en personne, son travail avec soin, à ne pas faire concurrence à son employeur ou à le léser ou encore à ne pas révéler des secrets d’affaires ou de fabrication et enfin à accepter d’effectuer des heures supplémentaires si elles sont exigibles de bonne foi.

Je me suis trompé sur toute la ligne. C’est du moins ce que nous apprend un certain Robert Half, un type qui a l’air vachement important en matière de dans le domaine des professions financières. Un type tellement important que Pierre-Henri Badel, un journaliste qui anime plein de sites dont business-leader.ch, a cru bon de se fendre d’un article traitant de ses conseils avisés.

Robert Half donne donc quelques recommandations pour éviter au travailleur lambda de se faire virer à la première occasion.

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12.10.2009

Edipresse compresse

Manif Tour EdipresseDans mon milieu de gauche, il est souvent de bon ton de s’en prendre à la presse que l’on qualifie volontiers de «bourgeoise» et de se lamenter que celle-ci ne relaie pas assez nos actions, nos idées et nos idéaux. À l’autre bout de l’échiquier politique, il est banal et fréquent d’entendre dire que les journalistes sont des gauchistes embusqué.

Il n’empêche que, malgré ses jérémiades, la classe politique est toujours très avide du moindre article dans le plus confidentiel des journaux. Il y a en quelque sorte une relation amour-haine entre les personnels de la politique et celui de la presse.

Cette liaison explosive, qui ne date pas d’hier, n’est cependant pas assez profonde pour mobiliser les troupes politiques dans la défense de celles et ceux qui participent à leur édification publique. C’est sans doute pour cela que je n’ai pas vu l’ombre de la trace du moindre politicien en vue ce midi devant la tour Edipresse à l’occasion de la première manifestation du personnel qui est sur le point de subir une centaine de licenciements. Est-ce à dire que les élus se fichent comme de l’an quarante de leurs alliés de circonstance ? Cela n’est pas exclu et c’est une grossière erreur.

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24.01.2009

Le rédacteur en chef de Vaud-Fribourg TV vient de la RSR

mire.jpgLa nouvelle télé régionale qui, à Lausanne, remplacera TVRL dès le 1er juillet prochain s’est dotée d’un nouveau rédacteur en chef hier. Son identité est connue depuis ce soir : il s’appelle Fathi Derder et vient de la RSR. Un rédacteur en chef qui aura fort affaire. Au menu : achever le montage d’une nouvelle télévision d’audience intercantonale, trouver un nom plus accrocheur et s’entourer du personnel nécessaire et compétent.

Comment ça, le «personnel nécessaire et compétent» ? Il n’y en a pas dans les télés locales historiques qui vont disparaître à la création TVRL, ICI TV et Canal Nord Vaudois ?

Certes oui, il y en a, mais ce n’est pas certain qu’il soit intégralement repris par la nouvelle structure. C’est en tout cas ce qu’affirmait Christophe Rasch, le directeur de Vaud-Fribourg TV, dans La Liberté du 10 janvier dernier en répondant à la question de savoir s’il reprendrait les collaborateurs des anciennes chaînes «Nous aurons évidemment un noyau dur compétent issu de ces chaînes. Mais il n’a jamais été question de reprendre systématiquement ces collaborateurs. Il n’y a pas assez de place.»

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07.12.2008

Niou public management

BibliothèqueDonc, selon un rapport d’audit, la Bibliothèque municipale de Lausanne est bien malade. Selon la presse, cet audit met le doigt sur des dysfonctionnements avérés caractérisés par un climat délétère, une détérioration des compétences relationnelles et une mauvaise organisation des tâches. Rien que ça !

Une situation tellement conflictuelle que Silvia Zamora, la municipale en charge de la Culture, a décidé de mouiller sa chemise et d’intervenir personnellement pour renouer le dialogue entre le personnel et la direction de la bibliothèque.

Comme on peut bien s’en douter, une telle ambiance n’est pas propice à la mise en place de l’ouverture du samedi de la bibliothèque. Une ouverture demandée par les usagers et soutenue par le personnel, mais une ouverture annoncée à ce dernier par … la presse. Une ouverture qui sera bien évidemment accompagnée d’un chamboulement des horaires de travail et qui aurait mérité un peu plus de doigté dans la communication. Une communication défaillante d’ailleurs pointée du doigt par le rapport d’audit.

C’est sur ces entrefaites, et alors que les turbulences continuent de secouer le lieu cher aux bibliophiles lausannois, que la municipale, qui s’est donné pour mission de rétablir la confiance nécessaire à la motivation de l’équipe pour mener à bien la mise en place de l’ouverture du samedi, a eu l’excellente idée d’envoyer une lettre dans laquelle elle menace explicitement de licenciement ceux qui ne signeraient pas dans les meilleurs délais un engagement ferme à travailler le samedi.

Pour montrer son ouverture et son sens du dialogue, la municipale précise que les récalcitrants seront préalablement convoqués dans ses bureaux.

Enfin !

Voilà une décision qui honore la magistrate socialiste qui, ce faisant, lutte contre le laisser-faire habituel de la gauche. Une bonne vieille menace de licenciement voilà qui va permettre de réinstaurer une saine ambiance de travail ainsi qu’une estime réciproque entre les travailleurs et leurs responsables administratif et politique. Nul doute aussi que ce que la presse qualifie – abusivement, comme toujours – d’ultimatum crée les conditions indispensables à un état d’esprit favorable au développement harmonieux du service public.

Quant au « petit noyau [qui] fait obstacle en faisant croire qu’il est contre l’ouverture», cette pédagogie du bâton devrait en avoir raison et le réduire à la taille d’un pépin.

Pour ma part, je salue haut et fort la démarche courageuse de cette municipale à poigne qui, loin de s’encombrer des conclusions d’un rapport d’audit qui coûte déjà suffisamment cher en lui-même, évite de s’embarquer, en plus, dans de chronophages et coûteuses opérations de concertation avec un personnel qui est, somme toute, là pour travailler et pas pour pleurnicher sur son sort.

Une main de fer dans un gant de velours qui ne confond pas culture du dialogue avec culture tout court.