11.11.2009

Bordel vert

maisondenvie.jpgBerlin est une ville extraordinaire : des festivités grandioses pour célébrer la chute du Mur et son lupanar écolo !

On connaissait les voitures soi-disant vertes, les produits de nettoyage biodégradables, les textiles écologiques et l’électroménager de classe A++, mais on n’avait encore jamais vu avant « La maison d’envie » de Berlin un pouf écolo.

Mais qu’a-t-elle de vert cette maison close ? C’est tout simple, si vous y allez à vélo ou que vous êtes en mesure de présenter un ticket de métro prouvant que vous vous déplacez de manière écoresponsable, vous avez droit à des réductions sur le prix des prestations.

Que voilà une bonne nouvelle, les Berlinois et les visiteurs de passage vont pouvoir s’adonner au quatrième péché capital en toute bonne conscience écologique. Une innovation, que dis-je, un progrès digne du Grenelle de l’environnement de Sarkozy et du Pacte écologique de Nicolas Hulot.

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15.10.2009

Un métro peut en cacher un autre

49613314_1473a96d5e_m.jpgMercredi dernier, la Municipalité de Lausanne avait organisé une séance publique de présentation de l’état d’avancement des études du futur tram Flon-Blécherette.

Après un long rappel des enjeux du Projet d’agglomération Lausanne-Morges (PALM), il fut question de l’organisation du trafic à Lausanne, du choix de la technologie des véhicules, des axes forts de bus, puis des variantes pour le tram Flon-Blécherette.

La présentation était assurée par une demi-douzaine de spécialistes qui avaient tous planché sur les différents aspects du problème que ce soit du point de vue du matériel roulant, de l’urbanisme ou des circulations.

On pouvait détecter une certaine objectivité et une agréable sérénité dans les propos du syndic Daniel Brélaz et dans ceux du municipal des travaux Olivier Français. On était loin des prises de becs de l’année dernière lorsque les deux édiles mettaient la pression pour que «leur» tram passe à tout prix par Beaulieu. Les arguments en faveur de l’un (Flon - Beaulieu - Blécherette) ou de l’autre (Flon - Tunnel - Borde - Blécherette) tracé avaient l'air avancés avec circonspection, rationalisme et, surtout, en toute honnêteté.

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10.10.2008

Pas à une contradiction près

Rue de l'Industrie - Quartier du Vallon Mardi soir, le projet de micrométro m5, ou µm5, n’a pas beaucoup plu au municipal des Travaux Olivier Français. C’est pourtant une idée qui a été exprimée pour la première fois en 1899 (!) et reprise en 1997 par Charles Kleiber alors directeur des Hospices cantonaux. Elle consiste à relier le quartier du Vallon à la station CHUV du métro m2 par un petit funiculaire ou un ascenseur incliné.

C’est un petit projet, tant par le coût supposé que par son emprise sur l’environnement et sur le bâti urbain, qui a par contre séduit le conseil communal de Lausanne qui l’a accepté par 50 voix contre 25.

Une mesure d’accompagnement du m2, comme on dit dans les milieux technocratiques, qui tombe sous le sens lorsque l’on prend conscience que la place du Vallon se trouve à seulement 200 mètres à vol d’oiseau de la station CHUV du m2 mais qu’elle en est séparée par le chemin du Calvaire dont la pente moyenne d’approximativement 25% en fait une barrière presque infranchissable.

Mais non, ce modeste projet déplaît au municipal des Travaux parce qu’il n’est pas au rang de ses priorités et parce qu’il surchargerait son administration. Il n’y voit qu’un gadget de la majorité de gauche du Conseil communal destiné à se faire de la publicité sur son dos.

Il faut dire que le municipal des Travaux sait de quoi il parle quand il parle de priorités, de surcharge de son administration et de publicité.

À propos de priorité : qui a affirmé : «La municipalité préfère régler en priorité les problèmes de mobilité qui se posent au centre-ville, avant de s’attaquer à ceux qui pourraient se poser dans sa périphérie» ? C’est le municipal des Travaux qui nous offre une lecture très personnelle de la géographie lausannoise en éjectant le Vallon dans la périphérie.

À propos de périphérie : qui soutient l’extension, à probablement 400 millions, du m2 vers le Chalet-à-Gobet alors que les techniciens s’accordent tous pour dire que la densité de population est très nettement insuffisante pour ce projet ? C’est encore le municipal des Travaux.

À propos de surcharge de l’administration et de publicité : qui a fait dessiner des plans d’un projet de ligne CFF directe Lausanne-Berne, sans passer par Fribourg, aux techniciens de la Ville ? C’est toujours le municipal de Travaux ! Il faut dire à sa décharge qu’il était en pleine campagne pour les dernières élections fédérales.

Comme on le voit, le Municipal des Travaux s’y connaît en matière de priorité, de périphérie, de surcharge de travail de son administration et de publicité,

Par contre, là où il a un peu plus de peine, c’est en matière de procédures démocratiques : les membres du parlement communal sont là pour faire des propositions et, si ces propositions sont retenues par le parlement, l’exécutif communal est là pour les mettre en application ou, éventuellement, proposer un contre-projet.

Alors, allez hop ! Au travail M. le Municipal.

10.08.2008

Le premier billet … ou presque

Machine et ticket m2C’était à la station du pont Bessières, vendredi après-midi, à 15 h 28 précises. J’ai eu l’honneur, la chance, la bêtise, la naïveté de croire que j’avais réussi à extraire des entrailles de la bête bleue le premier billet délivré par un automate distributeur du m2.

Une rapide enquête devait m’apprendre qu’il y a déjà plusieurs journalistes qui, lors des visites réservées à la presse, ont eu le réflexe de glisser une piécette dans la machine pour l’inciter à leur remettre un titre de transport à classer sous la rubrique collectors. Il y en a même un qui, dit-on, aurait fait dédicacer son ticket par Olivier Français, le municipal tunnelier de Lausanne.

J’ajouterais à cela que de très probables et très nombreux essais ont déjà certainement eu lieu. Ce qui me fait dire que ce que je croyais être une rareté est en fait un banal ticket de la «Communauté tarifaire vaudoise». Un titre de transport qui ne présente pour seul intérêt que d’avoir été émis par une des rares machines du m2 accessible au public et pas «momentanément hors fonction» comme sa voisine.

Pas de quoi justifier un billet sur un blogue … À moins que.

Ticket m2À moins que cela n’intéresse les tl de savoir que les machines – au moins une – de l’arrêt «Bessières» du m2 impriment des tickets portant la mention «Riponne» et, surtout, qu’ils comportent une jolie faute d’orthographe puis qu’ils indiquent 15:28 heure alors qu’ils devraient nous annoncer l’heure de la façon suivante : 15:28 heures. Ou mieux encore, car cela permet d'économiser de l'encre et de la palce place : 15 h 28.

Voilà deux petites corrections à faire avant que le premier vrai ticket pour un vrai passager ne soit émis.

08.08.2008

Excès de vitesse de Google Maps

m2 Bessières sur Google MapsLe moins que l’on puisse dire est que Google Maps ne perd pas de temps. On pourrait même dire qu’il est en avance sur son temps ou qu’il a de l’avance sur la musique.

C’est hier, à un bout du pont Bessières à Lausanne, que j’ai eu l’occasion de m’en rendre compte. Je sortais de chez Bolliger Fleurs, un fleuriste situé tout à côté de chez moi et caché pendant de nombreux mois par les palissades de chantier du métro m2, lorsqu’un touriste muni d’un plan de la ville et d’une carte ressemblant furieusement à une Google Maps m’apostrophe pour me demander :

- Monsieur, par où on rentre dans le métro ?
- Pardon ? Mais on ne peut pas Monsieur !
- Comment on ne peut pas ! C’est bien une station de métro, mais elle est entourée de grillages ! On rentre comment ?
- On ne peut pas, le métro n’est pas encore en fonction, il n’ouvrira pas ses portes au public avant le début septembre.
- Ah bon ! Mais … pourtant, sur Google Maps, les stations sont déjà indiquées !
- Ben … c’est qu’ils sont en avance. Je suis désolé pour vous.

Sur ces entrefaites, j’ai indiqué au monsieur le chemin de la place Saint-François et lui ai conseillé de prendre le bus n°2 pour aller à Ouchy.

Manifestement, Google Maps s’est un peu précipité dans la mise à jour de ses cartes. Bon, ce n’est pas dramatique, juste un peu ennuyeux pour ceux qui croient que ce qu’ils voient sur une carte existe vraiment.

Au fait, qui est responsable de ces cartes ?

Selon le © du bas de la page, il s’agit de la société Télé Atlas qui possède une succursale en Suisse à Neuenhof. Une société un peu trop pressée pour «mon» touriste et un peu trop approximative pour avoir timidement placé la station m2 du pont Bessières en plein milieu de celui-ci alors que les entrées se trouvent à son extrémité sud-est.

Si quelqu’un de Télé Atlas passe sur ce blogue, merci de déplacer votre repère d’environ 50 m !