28.05.2009
Le murdac
Il y a plusieurs semaines, des maçons sont venus couler quatre socles en béton dans le P’tit Parc, un modeste espace vert situé au pied de la Cathédrale et en face du Gymnase de la Cité. Un lieu qui accueille les gymnasiens et les habitants de tous âges du quartier. Un endroit où il fait bon vivre, équipé de quelques tables de pique-nique, d’eau courante, d’un pré en pente douce orienté plein sud et de deux petits pommiers qui grandissent lentement. Un endroit convivial quoi.
Un endroit convivial jusqu’à lundi dernier, veille de la fête des voisins, jour où les camions, les grues, les échafaudages et les jardiniers de la Ville ont débarqué pour construire en un temps record un mur végétal. Personne n’en avait entendu parler, aucune information n’avait été faite, mais le mur se construisait et le chantier était inaccessible. La fête des voisins se ferait ailleurs, pas seulement à cause de la pluie, mais surtout à cause du « machin » qui s’érigeait inexorablement.
13:29 Publié dans La vie qui va | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cathédrale, exposition, lausanne jardin, mudac, mur, mur végétal, musée
19.04.2009
« La peinture est ma thérapie »
Il y a une dizaine de jour, le radical Pierre Maudet, le Monsieur Propre de Genève, se lançait dans une guerre sans pitié contre les tags et les graffitis. Ce genre de combat, perdu d’avance, à moins d’utiliser des moyens disproportionnés, a déjà été mené à Lausanne par son clone lausannois Olivier Français. Une opération qui a connu un succès modéré : il n’y a qu’à regarder les murs de la ville pour s’en rendre compte.
Toujours est-il que les magistrats libéroradicaux se sont jetés, à quelque 8 ans d’intervalle, dans une croisade – essentiellement médiatique – contre ce qu’ils considèrent comme des actes majeurs d’incivilités : le graffiti et le tag.
Pour les élus genevois et lausannois, les tags et les graffitis sont des manifestations de «microdélinquance» et correspondent à des «souillures» et des «pollutions visuelles» qui renforcent le «sentiment d’insécurité». Fichtre, la situation est désespérée ! Dans un célèbre préavis datant de 2001, la Municipalité de Lausanne faisait d’ailleurs un joli amalgame entre l’état déplorable de certains WC de la ville, leur usage comme local d’injection, le lavage de la voirie et le graff.
14:13 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (36) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : art urbain, graff, graffeur, graffiti, mur, olivier français, pierre maudet



