15.10.2009

Un métro peut en cacher un autre

49613314_1473a96d5e_m.jpgMercredi dernier, la Municipalité de Lausanne avait organisé une séance publique de présentation de l’état d’avancement des études du futur tram Flon-Blécherette.

Après un long rappel des enjeux du Projet d’agglomération Lausanne-Morges (PALM), il fut question de l’organisation du trafic à Lausanne, du choix de la technologie des véhicules, des axes forts de bus, puis des variantes pour le tram Flon-Blécherette.

La présentation était assurée par une demi-douzaine de spécialistes qui avaient tous planché sur les différents aspects du problème que ce soit du point de vue du matériel roulant, de l’urbanisme ou des circulations.

On pouvait détecter une certaine objectivité et une agréable sérénité dans les propos du syndic Daniel Brélaz et dans ceux du municipal des travaux Olivier Français. On était loin des prises de becs de l’année dernière lorsque les deux édiles mettaient la pression pour que «leur» tram passe à tout prix par Beaulieu. Les arguments en faveur de l’un (Flon - Beaulieu - Blécherette) ou de l’autre (Flon - Tunnel - Borde - Blécherette) tracé avaient l'air avancés avec circonspection, rationalisme et, surtout, en toute honnêteté.

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19.04.2009

« La peinture est ma thérapie »

I am sick - sybz [asf]Il y a une dizaine de jour, le radical Pierre Maudet, le Monsieur Propre de Genève, se lançait dans une guerre sans pitié contre les tags et les graffitis. Ce genre de combat, perdu d’avance, à moins d’utiliser des moyens disproportionnés, a déjà été mené à Lausanne par son clone lausannois Olivier Français. Une opération qui a connu un succès modéré : il n’y a qu’à regarder les murs de la ville pour s’en rendre compte.

Toujours est-il que les magistrats libéroradicaux se sont jetés, à quelque 8 ans d’intervalle, dans une croisade – essentiellement médiatique – contre ce qu’ils considèrent comme des actes majeurs d’incivilités : le graffiti et le tag.

Pour les élus genevois et lausannois, les tags et les graffitis sont des manifestations de «microdélinquance» et correspondent à des «souillures» et des «pollutions visuelles» qui renforcent le «sentiment d’insécurité». Fichtre, la situation est désespérée ! Dans un célèbre préavis datant de 2001, la Municipalité de Lausanne faisait d’ailleurs un joli amalgame entre l’état déplorable de certains WC de la ville, leur usage comme local d’injection, le lavage de la voirie et le graff.

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25.02.2009

Clause du besoin

Gare routière tl du TunnelHier soir au Conseil communal, à la question de savoir pourquoi le bâtiment de la gare routière des bus de la place du Tunnel faisait actuellement l’objet d'une mise à l’enquête pour sa démolition, le Municipal des Travaux Olivier Français a répondu que sa destruction se justifiait car il est en réflexion sur les toilettes publiques. Des WC qui semblent visiblement poser des problèmes à l’élu radical. De là à dire que le Municipal trône sur ses incertitudes, il n’y a qu’un pet pas.

En voilà une raison qu’elle est bonne ! C’est un peu comme si le propriétaire de votre maison la faisait démolir sous prétexte que vos lieux d’aisance sont bouchés. C’est ce qu’on appelle de l’urbanisme à la masse. Ou de l’urbanisme à coup de masse si vous préférez.

Alors que la place du Tunnel fait l’objet d’une réflexion – du moins on l’espère – sur son réaménagement suite au départ de l’interface des bus pour la Sallaz lui-même consécutif à l’introduction du Réseau 08 des tl, il est pour le moins curieux de commencer par détruire cet objet architectural qui a toute sa valeur et qui pourrait faire l’objet d’une réaffectation et d’une rénovation.

Cet abri, qui renfermait autrefois une salle d’attente et un guichet des tl, a été construit vers 1950 et constitue un exemplaire intéressant de ce genre de construction de l’immédiat après-guerre. Malgré l’intérêt que l’on peut lui porter, il n’est malheureusement pas recensé à l’inventaire cantonal. Mais ça pourrait changer, qui sait ?

Par contre, ce que le Municipal a oublié de dire, c’est que l’espace dégagé par la démolition de l’édicule pourrait accueillir des véhicules de la société Hertz qui se trouve juste à côté et semble se trouver à l’étroit.

Pour le Municipal fouisseur, la vie est simple : remplacer des chiottes par des chiottes ne pose visiblement aucun problème.

10.10.2008

Pas à une contradiction près

Rue de l'Industrie - Quartier du Vallon Mardi soir, le projet de micrométro m5, ou µm5, n’a pas beaucoup plu au municipal des Travaux Olivier Français. C’est pourtant une idée qui a été exprimée pour la première fois en 1899 (!) et reprise en 1997 par Charles Kleiber alors directeur des Hospices cantonaux. Elle consiste à relier le quartier du Vallon à la station CHUV du métro m2 par un petit funiculaire ou un ascenseur incliné.

C’est un petit projet, tant par le coût supposé que par son emprise sur l’environnement et sur le bâti urbain, qui a par contre séduit le conseil communal de Lausanne qui l’a accepté par 50 voix contre 25.

Une mesure d’accompagnement du m2, comme on dit dans les milieux technocratiques, qui tombe sous le sens lorsque l’on prend conscience que la place du Vallon se trouve à seulement 200 mètres à vol d’oiseau de la station CHUV du m2 mais qu’elle en est séparée par le chemin du Calvaire dont la pente moyenne d’approximativement 25% en fait une barrière presque infranchissable.

Mais non, ce modeste projet déplaît au municipal des Travaux parce qu’il n’est pas au rang de ses priorités et parce qu’il surchargerait son administration. Il n’y voit qu’un gadget de la majorité de gauche du Conseil communal destiné à se faire de la publicité sur son dos.

Il faut dire que le municipal des Travaux sait de quoi il parle quand il parle de priorités, de surcharge de son administration et de publicité.

À propos de priorité : qui a affirmé : «La municipalité préfère régler en priorité les problèmes de mobilité qui se posent au centre-ville, avant de s’attaquer à ceux qui pourraient se poser dans sa périphérie» ? C’est le municipal des Travaux qui nous offre une lecture très personnelle de la géographie lausannoise en éjectant le Vallon dans la périphérie.

À propos de périphérie : qui soutient l’extension, à probablement 400 millions, du m2 vers le Chalet-à-Gobet alors que les techniciens s’accordent tous pour dire que la densité de population est très nettement insuffisante pour ce projet ? C’est encore le municipal des Travaux.

À propos de surcharge de l’administration et de publicité : qui a fait dessiner des plans d’un projet de ligne CFF directe Lausanne-Berne, sans passer par Fribourg, aux techniciens de la Ville ? C’est toujours le municipal de Travaux ! Il faut dire à sa décharge qu’il était en pleine campagne pour les dernières élections fédérales.

Comme on le voit, le Municipal des Travaux s’y connaît en matière de priorité, de périphérie, de surcharge de travail de son administration et de publicité,

Par contre, là où il a un peu plus de peine, c’est en matière de procédures démocratiques : les membres du parlement communal sont là pour faire des propositions et, si ces propositions sont retenues par le parlement, l’exécutif communal est là pour les mettre en application ou, éventuellement, proposer un contre-projet.

Alors, allez hop ! Au travail M. le Municipal.