30.01.2010

P'tites fuites (22)

60568909_b13546e3a2_m.jpgLa fée électricité
Le Détachement action rapide et dissuasion (DARD) de la Police cantonale vaudoise sera équipé des fameux tasers. Sur ce coup-là, on aurait souhaité que la patronne de la Sécurité ait été équipée d'un taiseur.

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Jeux de mains ...
À deux doigts des JO, Didier Cuche s'est cassé le pouce. Par bonheur, un excellent chirurgien a pris cette affaire en main.

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Activisme
Mardi, le bureau du Conseil communal recevra la troisième initiative demandant l'étude de l'interdiction de la mendicité à Lausanne. Trois dépôts pour une trentaine de mendiants en ville. Je ne me souviens pas avoir entendu parler de deux milles initiative pour améliorer le sort des vingt mille working poors du canton.

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Vroum vroum
Le Conseil fédéral oppose un excellent contre-projet à l'initiative «anti-4x4» qui visait, notamment, à interdire l’immatriculation de tout véhicule émettant plus de 250 g CO2/km. L’Exécutif suisse a choisi de fixer la limite moyenne des émissions des voitures neuves vendues à 130 g CO2/km. Ainsi, les multi-millionnaires pourront toujours acheter des Bugatti Veyron (574 g CO2/km). Seule condition pour respecter la norme suisse : que leur cuisinier, leur femme de chambre, leur jardinier, leur chauffeur et leur majordome se contentent tous d'une Smart (88 g CO2/km).

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24.12.2009

Saccageons la planète

1474307720_f9671c57e8_m.jpgOuf, on a eu chaud, si j'ose dire. Les anticapitalistes altermondialistes camouflés en réchauffistes catastrophistes en sont pour leurs frais. La voie de la raison, du pragmatisme et du bon sens l'a emporté.

Le sommet de Copenhague s'est donc bien terminé: une modeste limitation théorique du réchauffement climatique, pas d'objectif chiffrés de réduction des émissions de gaz à effet de serre et pas de création d'un organisme de contrôle des engagements des états.

C'est qu'ils ont bien failli nous pourrir la vie les écologauchos qui interprètent la moindre élévation de température comme un dérèglement climatique qui mènera la Terre à sa perte. Il ne faut pas divaguer, si vraiment la planète est en danger, mieux faut se préparer à lutter contre l'adversité et à s'adapter que de foncer tête baisée dans des mesures qui ne peuvent que nuire à notre bien-être. La nature n'est pas la plus forte et elle se soumettra aux besoins de l'Homme. Ça s'est toujours passé ainsi et ça continuera.

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06.01.2009

Une modeste victoire qui fleure bon le gaz

Sation de remplissage de gaz de la BordeLorsque vous faites de la politique dans les rangs de la «gauche de la gauche», il est assez rare d’obtenir des succès. C’est pourtant ce qui m’est arrivé dans le cadre du Conseil intercommunal de l’Association de communes de la région lausannoise pour la réglementation du service des taxis.

Suite à une motion que j’ai déposée le 24 avril dernier, le Comité directeur de l’association précitée a décidé de prendre des mesures incitant la flotte des taxis lausannois à recourir à des véhicules fonctionnant au «gaz naturel».

Ainsi, la société Gaznat octroiera une subvention supplémentaire de 500 francs – qui vient s’ajouter à l’actuelle de 1000 francs – pour l’achat d’un véhicule neuf fonctionnant au gaz. Pour leur part, les Services industriels de la Ville de Lausanne consentiront un rabais de 5 % sur ce carburant. Enfin, pour tous les véhicules utilisant des sources d’énergie alternative, la taxe annuelle de 88 francs, due au Service intercommunal des taxis, est abrogée.

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17.09.2008

Y a-t-il un médecin dans l'avion?

Pure FMLes vols civils du Mirage III à 18'000 francs et à 3'000 litres de kérosène ont commencé hier. Le premier heureux élu à s’envoyer en l’air est un médecin lausannois et l'un des spectateurs les plus attentifs était un abbé (!).

Cette affaire fait aujourd’hui la une de 24 Heures. Il faut dire que c’est une première mondiale. Un événement qui s’inscrit dans la droite ligne de l’état d’esprit du moment, c’est-à-dire de la «liberté décomplexée».

Une première qui n’est pas passée inaperçue aux yeux et aux oreilles des journalistes de Pure FM, une chaîne de radio de la Radio télévision belge de la communauté française (RTBF).

C’est ainsi que suite à un courriel de Xavier Vanbuggenhout, l’un des journalistes animateurs de l’émission On n'est pas des anges, je me suis retrouvé, jeudi dernier sur le coup de 17h15, a expliquer en quelques minutes le pourquoi et le comment de ma réprobation vis-à-vis de ces expéditions aériennes énergétivores.

Du coup, les hommes de radio belges m’ont aussi emmené sur le terrain de l’«Initiative pour des véhicules plus respectueux de l’être humain». Une initiative lancée par les Jeunes Vert-e-s qui vient d’aboutir.

Voici l’enregistrement – hélas de piètre qualité, merci de m’excuser par avance - du petit bout de l’émission belge qui a été consacré aux questions de mobilité en Suisse.


podcast


Une dernière chose. Pendant que le bon docteur se sent devenir un «chevalier du ciel» (sic!) et que le deuxième passager – une passagère – finit d’ajuster sa combinaison de vol, n’oubliez pas la semaine de la mobilité qui commence vendredi soit le jour même du vol de madame.

Une semaine de la mobilité dont l’objectif est de «promouvoir une mobilité plus durable et de sensibiliser la population aux différentes problématiques liées au trafic».

Le slogan de la semaine ? «Hâte-toi autrement!». Je ne suis pas certain que le Mirage III était prévu au programme ...

02.09.2008

Ce n’est pas un mirage

Mirage III DSNon, non, vous ne rêvez pas. Si vous avez lu la page 21 du 24 Heures de ce jour, vous aurez appris que l’association Espace Passion, outre son but de soutien au Musée Clin d’Ailes de Payerne, organise des vols privés «tout public» à bord d’avions de chasse, Hunter et Mirage III, «civilisés».

On apprenait surtout que, cette année encore, 10 hommes et 2 femmes, embarqueront à bord du Mirage III DS pour un vol de 40 minutes coûtant la bagatelle de 18'000 francs et consommant 3’000 litres de kérosène.

Mais où est le problème ? Quoi de plus normal que de réaliser un rêve ?

Quoi de plus légitime que de griller en 40 minutes un montant correspondant à plus de 5 mois du salaire minimum demandé par initiative populaire ?

Quoi de plus normal que de brûler l’équivalent de la consommation d’une BMW 318d/touring parcourant 65'000 km ?

C’est ça Ma Liberté, mon bon petit monsieur.

Notons quand même que les personnes qui ont reçu l’une des 600 invitations à s’envoyer en l’air ont été triées sur le volet.

Sur quel volet, je n'en sais rien, mais en tout cas je n'y étais pas et c’est tant mieux !

14.08.2008

Ecolochine

2591738653_9c6fc96a7c_m.jpgTiens donc, alors que beaucoup d’internautes suisses vomissent littéralement les Jeunes Verts et leur initiative visant à interdire certaines voitures les plus polluantes, la Chine annonce qu’elle va sensiblement augmenter les taxes sur ses véhicules les plus polluants.

Je trouve cela assez marrant.

Oh, je ne suis pas dupe, cette annonce en pleine mascarade olympique tombe plutôt bien. Elle est l’occasion pour le Gouvernement chinois de se parer d'un vernis vert du plus bel effet médiatique.

Il n’empêche, la Chine, ce petit pays qui renferme presque le quart de l’humanité ; ce petit pays qui nous fournit les objets «made in China» dont nous raffolons tant ; ce petit pays dont l’empreinte écologique est moins de la moitié de la nôtre même si elle a doublé depuis les années soixante.

Bref, ce petit pays a l’air de prendre conscience, du moins dans les communiqués de presse, que la machine peut s’enrayer. Ou du moins qu’elle a intérêt à se présenter comme une mégapuissance qui se soucie des effets négatifs voire délétères de sa croissance.

Et ici, en Suisse, pendant ce temps, certains s’insurgent contre le fait que des soi-disant Khmers verts veulent les priver de véhicules qui génèrent plus de 250 g/km de CO2. Ils s’insurgent, alors que, comme le démontre magnifiquement Luc Genton, seule une minorité de véhicules particulièrement polluants seront concernés.

Bon, d’accord, la Chine, qui dit «vouloir passer à un modèle de croissance moins polluante et plus économe en énergie», nous bourre le mou. Mais pas plus que tous ceux qui veulent nous faire croire qu’il y a une croissance ou un développement «soutenable» ou «durable» possible et infinie dans un monde fini.

Mais il n’empêche, taxer les gros véhicules en Chine, c’est taxer les copains du pouvoir. C’est taxer les caciques du parti. Et ça, ce n’est pas demain la veille en Suisse.

Parce qu’en Suisse, comme en Europe ou aux USA, tout le monde peut, ou presque, avoir un gros machin qui pue et qui pollue grâce aux Chinois qui n’en auront jamais et qui fabriquent, dans les pires conditions, les produits «made in China» dont le bas prix nous laisse de quoi nous payer le gros machin qui pue et qui pollue.

07.08.2008

Un pavé dans la mare

dioxydedetitane.jpgSelon un communiqué de l’AFP, les rues d’Hengelo, une petite ville de l'est des Pays-Bas, vont être partiellement recouverte de pavés purifiant l'air.

Ces pavés contiennent du dioxyde de titane qui a la propriété de réagir photochimiquement (réaction chimique provoquée par la lumière) avec les oxydes d’azote responsables partiellement des pluies acides et du smog.

Pour les scientifiques de l'Université de Twente, il y a là matière à lutter contre la pollution et donc à améliorer la qualité de l’air. Selon le communiqué de l’Université, qui a l’air d’y croire dur comme fer, «Une averse de pluie et tout est propre».

Pas si simple …

Relevons d’abord que cette technologie qui consiste à introduire de l’oxyde de titane dans des revêtements de sol ou des peintures afin de les faire réagir avec les polluants de l’air n’est pas très nouvelle, que beaucoup d’autres groupes de recherche s’y intéressent et que des applications pratiques et même commerciales existent déjà. C’est en tout cas ce que le blogue des Urbanités de la RSR nous apprend.

Les Urbanités nous apprennent aussi que le Conseil d’état genevois «a préféré s’abstenir de promouvoir l’utilisation de ces nouveaux matériaux» car «des doutes [sont] apparus récemment sur les effets sur la santé de certaines substances lorsqu’elles sont exploitées sous la forme de nanoparticules».

Le moins que l’on puisse dire est que les précautions prises par le Conseil d’Etat genevois sont fondées.

Jugez plutôt.

L’Institut national de la recherche et de la sécurité (INRS) français révélait en mars 2007 que le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) venait de classer le dioxyde de titane cancérogène possible pour l'homme (catégorie 2 B) puisqu’il provoque le cancer du poumon chez l’animal.

Par ailleurs, lors du Nanoforum du 8 novembre 2007 [podcast] organisé par le Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) à Paris, Léon-Christophe Etile des Amis de la Terre remarquait à propos de matériaux de construction contenant du dioxyde de titane :

Le produit est pourtant déjà diffusé à grande échelle, alors que les risques n’ont pas encore été précisément évalués.


Pour sa part, William Dab, professeur d’hygiène et sécurité, concluait :

Nous sommes ici au coeur de notre problématique. Des dégâts d’un type nouveau pourraient surgir du fait de ces nouvelles technologies. Que convient-il de mettre en place pour s’en prémunir ? Nous n’avons pas la réponse.


«Pas la réponse», voilà qui est peu rassurant.

Si on ajoute à tout cela que les revêtements routiers ont pour fâcheuse tendance à s’user et à libérer des particules plus ou moins fines sous l’action du frottement des pneus, on si dit que les chercheurs hollandais sont bien enthousiastes.

19.05.2008

Les roues de la fortune

1443902170.jpgAvant de choisir un nouveau modèle de voiture, avant d’en acheter une, avant de se décider à passer son permis de conduire, avant de s’installer au volant pour aller chercher la tresse du dimanche, avant de tourner la clé de contact dans sa serrure, il y a un chiffre – ou plutôt un nombre – qu’il faut avoir à l’esprit : 8 milliards.

Huit milliards c’est le montant annuel des coûts externes de la route. Sur ces 8 milliards, 4,6 sont à mettre sur le compte de la seule voiture, ce qui correspond à 850 francs par voiture.

Les coûts externes d’un mode de transport sont les montants qui ne sont pas supportés par celle ou celui qui utilise ce mode de transport et qui le sont, donc, par l’ensemble de la collectivité. C’est ainsi, que chaque habitant – nouveau-nés et vieillards compris – paie chaque année, plus ou moins directement, 610 francs pour les coûts externes de la voiture et un peu plus de 1000 francs pour l’ensemble des transports routiers. Les coûts externes du rail ne coûtent, eux, que 60 francs par an à chaque habitant.

Parmi les coûts externes, l’Office fédéral du développement territorial (ARE), qui vient d’actualiser son étude pour l’année 2005, évoque les dépenses engendrées par les accidents, le bruit, les atteintes à la santé par la pollution, les atteintes climatiques ainsi que celles à la nature et au paysage. Parmi ces différents domaines, ce sont bien évidemment les coûts des accidents et ceux des dégâts à la santé dus à la pollution de l’air.

En comparant les résultats entre 2000 et 2005, l’ARE a constaté que les coûts externes de la route et du rail réunis ont grimpé de 6,9 à 8,5 milliards de francs, soit une augmentation de 24,2% répartie ainsi : 25% pour le trafic routier et 9 % pour le trafic ferroviaire.

Pour terminer ce billet, voici encore quelques comparaisons qui, même si elles ne sont pas raisons, devraient inciter à la réflexion. Huit milliards de coûts externes pour la route, c’est un milliard de plus que le budget des CFF, c’est approximativement le budget de la République et Canton de Genève et c’est deux milliards de plus que la dette cumulée du Canton de Vaud à fin 2006.

15.05.2008

Bonjour ozone

Carte ozoneLa pollution atmosphérique, c’est un petit peu comme le prêt-à-porter. Il y a la collection automne-hiver et la collection printemps-été. Après un hiver consacré aux particules fines, nous voici à la veille d’un nouvel été, un de plus, consacré à l’ozone.

Au fait c’est quoi l’ozone ? L’ozone, O3, est un composé de l’oxygène qui comporte trois atomes de cet élément, soit un de plus que celui du gaz qui nous permet de vivre et dont la formule est O2. Et c’est cet atome supplémentaire qui fait toute la différence. C’est cette structure qui confère à l’ozone ses propriétés oxydantes qui sont mises à profit dans la désinfection de l’eau potable ou de celle des piscines.

Par contre, lorsqu’on respire de l’ozone, ses propriétés oxydantes se manifestent désagréablement – c’est le moins que l’on puisse dire – sur notre système respiratoire : on enregistre une inflammation de ce dernier. Cette inflammation est bien évidemment particulièrement néfaste pour les personnes âgées et les petits enfants ainsi que pour celles qui souffrent de problèmes respiratoires.

L’ozone est un gaz très paradoxal : en l’absorbant, il nous protège, du rayonnement ultraviolet dans la stratosphère, alors que, comme nous venons de le voir il est toxique au niveau du sol. Indispensable en haute altitude et indésirable dans la troposphère.

En altitude, l’ozone est formé par la réaction photochimique entre les molécules d’oxygène. Au niveau du sol, l’ozone est produit essentiellement à partir des composés organiques volatils (COV) et des oxydes d’azote, les fameux NOx. Et, devinez quoi, les COV et les NOx sont produits par la circulation automobile et les activités industrielles.

On pourrait croire que les améliorations technologiques soient capables de diminuer les émissions de ces polluants précurseurs de l’ozone. Il n’en est cependant rien. C’est en tout cas ce que relève l’Office fédéral de l’environnement qui reconnaît que « l’augmentation du trafic réduit ces efforts quasiment à néant ».

En attendant que l’on envisage peut-être, une fois, un jour … ou l’autre de diminuer le trafic, vous pouvez toujours regarder les cartes animées montrant les taux d’ozone jour après jour. Vous constaterez d’un air perplexe que les normes OPair sont systématiquement dépassées année après année.

Un petit conseil : si vous avez des problèmes respiratoires, si vous êtes trop jeune, trop vieux, asthmatique, évitez de trop respirer …

25.04.2008

Du gaz ? De l’air !

Véhicule à gaz des SILLa politique est souvent difficile, voire, parfois, conflictuelle et ingrate. Cependant, de temps en temps elle procure des petits plaisirs. Même s’ils sont modestes, ils n’en font pas moins du bien.

Après la séance du Conseil communal de Lausanne où je me suis fait traiter de poujadiste – parce que je défends la cause des commerçants opposés à la city-taxe – et d'opportuniste ou de « communiste à la mémoire courte » – parce que je m’étonne que la Municipalité de Lausanne participe à la grande mascarade politico-économique des J.O. de Pékin –, j’ai trouvé excessivement agréable la séance de l’Association de communes de la région lausannoise pour la réglementation du service des taxis.

Cette association – qui réunit les communes de Lausanne, Pully, Belmont, Epalinges, Paudex, Le Mont, Crissier, Prilly, Renens, Ecublens, Chavannes-près-Renens et Bussigny-près-Lausanne – a pour but de mettre sur pied une réglementation du service des taxis sur le territoire des communes associées, d'appliquer cette réglementation et d'en contrôler le respect.

Hier soir, se tenait la séance semestrielle du Conseil intercommunal qui réunit des élu-e-s délégués par chacune des communes de l’association. Cette séance m’a donné l’occasion de déposer une motion demandant au Comité directeur de l’association d’étudier les moyens permettant de faire en sorte que la flotte des taxis de la région lausannoise s’oriente dans les meilleurs délais vers l’usage de véhicules à gaz naturel.

Eh bien, figurez-vous que cette motion a été acceptée à l’unanimité. À l’unanimité ! Une chose qui ne m’était jamais arrivée tant certains politiciens ont tendance à s’opposer, par principe à toute proposition émanant de la gauche de la gauche.

Dans ces conditions je n’ai qu’une chose à dire : merci aux membres du Conseil intercommunal et bonne étude au Comité directeur.

Voici le texte de la motion* en question.

Motion : « Du gaz ? De l’air ! »

Les émissions de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques, sont, en Suisse en grande partie imputables au trafic automobile. La pollution automobile et la production de gaz à effet de serre est étroitement liée au type de carburant utilisé.

Selon une étude de l’EMPA et de l’EPFZ publiée en novembre 2007 et portant sur la comparaison des différents modes de propulsion des véhicules automobiles, il apparaît que :

Les plus propres sont les voitures à gaz naturel. Leurs émissions de CO2 sont de 21 pour-cent inférieures à celles des voitures à essence et de 11 pour-cent à celles des voitures Diesel et ce sont aussi elles qui contribuent le moins à la formation d’ozone.

Si le gaz naturel n’est pas le combustible miracle qui évite toute pollution, il semble cependant être actuellement celui qui permet d’économiser au maximum les ressources de la planète et la planète elle-même.

Du point de vue des réserves de gaz naturel, Les SIG de Genève relèvent :

Le gaz naturel est issu de gisements souvent liés, mais pas toujours, aux réservoirs pétroliers. C’est donc une énergie fossile. Toutefois, contrairement au pétrole, la découverte de nouveaux gisements continue et les réserves de gaz sont aujourd’hui supérieures aux réserves de pétrole.
Le gaz est aussi mieux réparti géographiquement et n’exige pas d’installations de raffinage compliquées.
Une fois extrait du sol, on débarrasse le gaz de la vapeur d’eau, du soufre et de certains hydrocarbures lourds qu’il contient. Puis il est acheminé par gazoduc ou méthanier vers les stations où il est comprimé.


Par ailleurs, plusieurs grandes villes voient leurs taxis s’équiper de véhicules à gaz naturel. Parmi elles, citons les villes d’Allemagne, dont Berlin.

Du point de vue du coût d’exploitation, un véhicule à gaz permettrait d’économiser, selon Gazmobile, environ 700 francs par année pour 15'000 kilomètres.

Enfin, et ce n’est pas à négliger, par son Service du gaz, la Ville de Lausanne commercialise du gaz naturel et met à disposition 5 stations de remplissage en ville.

Pour toutes ces raisons, la présente motion demande que le Comité de direction de l’Association de communes de la région lausannoise pour la réglementation du service des taxis :
étudie les moyens permettant de faire en sorte que la flotte des taxis de la région lausannoise s’oriente dans les meilleurs délais vers l’usage de véhicules à gaz naturel.

Lausanne, le 24 avril 2008 Alain Hubler

*Une motion qui fait suite à la réponse donnée par la Municipalité de Lausanne à une question écrite posée par ma collègue de parti Andréa Eggli