13.07.2009

Andreas Meyer déraille

andreasmeyer.jpgJe vous l’accorde, le titre de ce billet est un peu facile. Il n’empêche que le patron des CFF, en annonçant vouloir pénaliser financièrement les employés «responsables» des retards des trains s’engage sur une voie sans issue. Cette voie est celle, n’ayons pas peur des mots, du mobbing. Une voie qu’il ne cache même pas : «Nous pouvons ainsi créer la pression afin de réduire les retards.» De là à dire que le directeur des CFF va finir dans le butoir, il n’y a qu’un pas.

Même pour le commun des mortels, pas particulièrement au fait de la gestion des chemins de fer, il y a une évidence : nous ne sommes plus au temps où les mécaniciens de locomotives géraient leur avance à l’œil ou au pif. La gestion compliquée des chemins de fer suisses, comme étrangers, est bien évidemment placée sous la bienveillante régulation d’un système informatique qui rend possible le déplacement de plus de 7'000 trains de voyageurs et 2'000 trains de marchandises. Une quantité journalière de convois qui fait de notre réseau l'un des plus exploités du monde.

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