26.09.2010
Hewlett-Packard sur les traces de Farinet
Selon le Grand dictionnaire terminologique de l’Office québécois de la langue française, la publicité est un « ensemble de techniques employées dans la réclame pour attirer l'attention du consommateur sur un produit ».
Parmi ces techniques, on trouve celles qui jouent sur l’attrait et le pouvoir de l’argent. Elles jouent sur le penchant « naturel » de l’homme à gagner plus ou à dépenser moins.
Dans le genre, la dernière publicité de la firme Hewlett-Packard fait assez fort puisqu’elle vous propose d’économiser 50 % de frais d’impression. Pas mal, non ? Pas mal oui, sauf que pour la société, cette économie revient à « imprimer de l’argent ».
17:39 Publié dans Trucs pour niobets | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : argent, farinet, faussaire, fausse monnaie, hewlett-packard, monnaie, publicité
12.09.2009
Acte manqué
Dans la campagne qui porte sur l’initiative visant à rouvrir le débat sur l’urbanisme lausannois pratiquement gelé par le paquet « Métamorphose » de la Municipalité, la publicité politique tient le haut du pavé.
Ainsi, il a beaucoup été question des affiches considérées comme mensongères des uns, de l’abus de logo officiel des autres ou encore des collages sauvages massifs d’autocollants des fans de foot.
Je ne saurai résister à apporter ma modeste contribution à ce pugilat qui porte plus sur la forme que sur le fond. Il n’y a pas de raison de ne pas se faire plaisir, surtout si c’est avec humour, n'est-ce pas ?
Mais venons-en au fait.
Si vous êtes observateur, vous aurez sans doute remarqué les affiches du comité qui appelle à voter « non » à l’initiative populaire « des stades ». L’une d’entre elles a plus particulièrement retenu mon attention.
13:24 Publié dans Un peu d'h. dans ce m. de b. | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : construire, futur, génération, métamorphose, publicité
08.03.2009
IWC : la marque de montres machiste

Mise au point importante : après enquête - que j'aurais dû faire avant - il apparaît que ces publicités sont des contrefaçons. Toutes mes excuses à mes lecteurs et à IWC pour m'être laissé berner de la sorte ...
Je croyais avoir à peu près tout vu - quelle prétention ! - en matière de publicités sexistes, mais je dois bien reconnaître que la société International Watch Co Shaffhausen fait feu de tous bois. L'entreprise fabrique probablement de belles montres, possède certainement des horlogers de grand talent, mais devrait bien vite se débarrasser du sombre crétin qui lui sert de publiciste.
Preuve en est ce florilège que j'ai reçu dans ma boîte courriel (merci Claudine), aujourd'hui, jour de la Journée internationale des femmes.
Les bras m'en tombent, c'est sans commentaire. Un chose est sûre, si leurs mouvements fonctionnent aussi bien que les connexions neuronales de celui - cela ne peut pas être celle, tout de même ! - qui a concocté ces publicités, vous risquez bien de ne jamais être à l'heure avec une telle montre au poignet.
A vous de juger ...
20:44 Publié dans Ça m’énerve ! | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : femme, iwc, machisme, montres, publicité, sexisme, swiss made
03.03.2009
Attention chaussée glissante
Si vous êtes passé, aujourd’hui, par la place de la Riponne, la rue de l’Université ou la place du Château, vous aurez remarqué que des grandes manœuvres s’y déroulent.
Non, non, rassurez-vous – ou ayez des regrets, selon votre degré d’amour pour la «grande muette» -, ce ne sont pas des hordes de soldats, mêmes miliciens, qui vont venir faire joujou avec leurs FAS, leurs chars ou autres gadgets virils, ce sont juste les 128 concurrents de la Red Bull Crashed Ice qui vont s’affronter sur une patinoire en pente longue de 400 mètres qui se prépare à relier l’esplanade du Château à la Riponne.
Le principe est simple, sur une dérupe recouverte de glace et parsemée d’embûches, quatre par quatre, des quidams équipés comme des hockeyeurs s’efforcent de descendre le plus vite qu'ils peuvent tout en restant le plus longtemps possible sur leurs patins. Frissons garantis !
17:04 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (36) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : lausanne, vitesse, publicité, glace, red bull crashed ice, red bull, crashed
20.12.2008
Coup d’balai
Il y a ceux qui s’énervent au moindre papier gras jeté au sol et ils n’ont pas forcément tort. Il y a ceux qui hurlent au crime pour le moindre tag (à ne pas confondre avec graffiti) et ils n’ont pas totalement tort. Il y a ceux qui maugréent à chaque crotte de chien qu’ils rencontrent et ils ont raison : les petits sachets mis à disposition dans les poubelles au nom de squale ne sont pas faits pour les chiens, mais pour leurs maîtres.
Il y a ceux qui, excédés par toutes ces «incivilités», n’arrêtent pas de crier à «l’insécurité» galopante. Ceux-là ont tort, parce qu’on n’a jamais vu un papier gras, un tag ou une crotte de chien sauter à la gorge d’un passant. Ils ont surtout tort, parce que toutes ces petites discourtoisies ne sont pas grand-chose en regard des grands problèmes : la pauvreté dans le monde, la faim, les sans-papiers qui meurent noyés sur une barcasse de fortune, les salariés exploités, les … j’en passe et des pires.
Néanmoins, aujourd’hui, il y a une manifestation de manque de savoir-vivre qui commence à me gonfler sérieusement.
Et ça se passe sur la plateforme de blogues de 24 Heures qui est petit à petit envahie par des commentaires qui n’ont en fait qu’un lointain rapport avec le thème du billet.
Il ne s’agit pas ici des éternels réac qui hantent les commentaires et qui se reconnaîtront, il s’agit de marchands de soupe qui sont là pour promouvoir toutes sortes de sites, pour la plupart en anglais et toujours commerciaux. Bref des commentateurs qui dérogent à la charte des blogues et qui polluent le petit bout de toile mis à disposition par Edipresse.
Rien que ce jour, à midi pile, on comptait 16 commentaires publicitaires sur 20 dans la rubrique «Derniers commentaires». Et ça, ça m’énerve sérieusement. Je ne m’exprime pas sur les blogues de 24 Heures pour faire de la publicité, même indirecte pour des vendeurs de sonneries de téléphone, des publicitaires, des spécialistes du divorce en ligne (!) ou encore des vendeurs de batteries électroniques.
Merci à l’équipe ouaibe du canard de faire quelque chose. Un grand coup de balai s’impose. Il en va de la crédibilité de l’outil, des journaux et d’Edipresse.
12:29 Publié dans Internet | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : 24 heures, blog, blogue, commentaires, modération, publicité, spam
24.11.2008
Jouir pour contrer la crise

La crise ? La solution : easyjet ! Prenez du bon temps !
Prendre du bon temps signifie : prendre du plaisir, s’amuser, se divertir, se distraire.
Tiens, se distraire ! Même origine que «distraction» et «distraire» à savoir : détourner l’attention.
Voilà comment la compagnie aérienne orange envisage de remplir ses sièges et ses caisses tout en vidant ses réservoirs : en détournant l’attention des gens de la crise pour qu’ils prennent place à bord de leurs avions pour des vols «lau coste» vers des destinations de rêve.
La bourse à beau s’effondrer – ça encore on s’en fiche –, les entreprises de l’économie réelle voir leur ligne de crédit coupée ou perdre des commandes et licencier – ça c’est plus grave –, ou encore les caisses de pension, trop hardies ou pas assez regardantes sur les placements qu’elles effectuent, plonger ; easyjet, la bouche en cœur, essaye de nous fourguer du rêve, de nous distraire - au sens premier – pour échapper à la crise.
Allez braves pigeons-consommateurs, brûlez vos dernières économies, brûlez du pétrole, brûlez la chandelle par les deux bouts. Ça ira mieux demain !
easyjet, la solution à la crise ?
Mon œil, voler easyjet, ou quelqu’autre compagnie que ce soit d’ailleurs, est surtout la solution à leur crise.
Si ça ce n'est pas de la publicité mensongère ...
Allez, pour moi, la solution est devant la porte. L’aventure commence en bas de l’escalier, dans la rue, au bistrot ou au tabac du coin. Dommage qu’il n’y ait plus d’épicerie …
20:55 Publié dans Ça m’énerve ! | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : aviation, crise, easyjet, publicité, transport aérien
17.10.2008
Boulangerie Paul : à l’aise Blaise !
Il y a quelques semaines, la boulangerie Paul, une boulangerie industrielle française qui fonctionne sur le principe du franchisage et qui est représentée en Suisse par société de distribution de presse Naville, a ouvert une enseigne à la rue Saint-Laurent 8. Une boutique judicieusement placée puisqu’elle se situe à quelques mètres de la sortie sud de la station Riponne-Béjart du m2.
Judicieusement placée peut-être, mais toute petite et surtout mal encadrée par une des horribles armoires grises des Services industriels. Une armoire triste qui sert à distribuer l’électricité là où on en a besoin, y compris dans une échoppe de produits de boulangerie dont on ne sait pas très bien comment et où ils sont faits.
>Mais je m’égare. Donc le voisinage de l’armoire grisouille faisait sans doute tache aux yeux d’un quelconque responsable de la chaîne caractérisée par sa très distinguée décoration aux couleurs noire et blanche. Alors, ni une ni deux, à la vitesse de l’éclair – au chocolat, hi, hi – décision est prise de repeindre la chose aux couleurs de la maison !
Et voilà comment un groupe international pesant 170 M€ de chiffres d’affaires s’approprie de manière parfaitement illégale, et illégitime selon moi, une petite armoire des SIL qui lui fait de l’ombre.
Vous me direz que c’est plus joli maintenant qu’avant. Vous n’aurez pas tout tort.
Vous me direz que les vilains taggueurs ne se gênent pas non plus. Vous n’aurez, là aussi, pas tout tort, mais eux, lorsqu’ils se font attraper, ça leur coûte bonbon.
Disons que la sacro-sainte liberté de commerce ne va pas jusqu’à squatter le mobilier urbain sans la moindre autorisation (information de source sûre) et qu’il n’y a pas assez d’armoires électriques pour que tous les commerces puissent se faire leur pub à l'oeil sous prétexte d’améliorer l’esthétique de ces vilaines armoires grises.
Bon, alors, que faire ?
On pourrait négocier … une armoire électrique (utile) support publicitaire en plus contre un panneau (inutile) publicitaire en moins. Ou alors, la ville pourrait offrir ces surfaces à des peintres. Cela permettrait de créer un musée de beaux-arts en pleine rue …
14:16 Publié dans La vie qui va | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : armoire électrique, boulangerie paul, peinture, publicité, services industriels
21.08.2008
Pub et botellón
Ce sera mon dernier verre billet sur le botellón ... J'espère.
Dans un exergue paru ce jour dans Le Courrier, Jérôme Cachin, journaliste à La Liberté, conclut ainsi :
Quand au groupe «A Gauche toute !», pour protéger son municipal de police Marc Vuilleumier de nouvelles attaques politiques, il n'a pas hésité à se contorsionner dans une argumentation anti-consumériste: «Les botellones sont une illustration caricaturale de la société de consommation», écrit-il pour applaudir à cette décision. Pour oublier tant d'hypocrisies, il ne reste plus qu'à aller vider son porte-feuille dans le prochain bar.
Bon, je prends note.
Mais Jérôme Cachin a peut-être été un peu rapide en besogne dans son commentaire.
Flairer la société de consommation derrière cette «affaire» de botellón n'est peut-être pas une contorsion politique destinée à se décharger la conscience ou à diminuer la pression politique. C'est en tout cas ce que laisse, notamment, penser, Yves Pedrazzini, collaborateur scientifique au Laboratoire de sociologie urbaine de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne qui s'exprime ainsi pour Swissinfo :
On va à l'essentiel, commente le sociologue. Les rituels ancestraux ont disparu. On est dans une société du 21e siècle, marquée par la consommation. Et il faut que cette consommation soit rapide, abondante, bon marché et mode.
Mais c'est surtout ce qu'ont très bien compris easyjet qui essaye de vendre encore et toujours plus de billets d'avion en incitant les gens à aller se murger en Espagne et Le Shop qui propose de livrer des boissons - de l'eau plate bien entendu - à domicile pour que l'on puisse éventuellement boire en solitaire.
Dire que ces deux-là ont très bien compris que le botellón est, aussi, une affaire de pognon, c'est sans doute se contorsionner pour ne pas perdre une goutte de son orgasmo* agité qu'il est par les commentaires journalistiques.
Santé M. Cachin !
*mélange de liqueur de pomme et de soda citron.
18:53 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : botellón, easyjet, leshop, pub, publicité



