14.10.2009
Dans la peau d’un con
Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais de mon côté, plus le temps passe, plus j’ai le sentiment que l’on me prend pour un con.
C’est en tout cas ce qui me vient à l’esprit, ce jour alors que je tombe sur deux dépêches. La première nous vient des Etats-Unis : «Les salaires des banquiers frisent à nouveau des records». On y apprend que les rémunérations de ceux qui font travailler l’argent tout seul vont dépasser celles de 2007 pour atteindre 130 milliards de dollars, en progression de 20% par rapport à l’an passé. C’était ce matin sur le coup de 8h00.
13:52 Publié dans Ça m’énerve ! | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : argent, banque, gel, rémunération, salaire, usam
26.09.2009
Un slalomeur est né : Andreas Meyer
Le grand patron des CFF est extraordinaire ! Il est capable de godiller sur les pentes les plus raides sans sembler faire le moindre effort.
C’est ainsi qu’en juillet dernier, il annonçait, d’une main de velours gantée de fer, vouloir pénaliser financièrement les responsables des retards des trains. Pour justifier sa stratégie musclée, il expliquait : «Nous pouvons ainsi créer la pression afin de réduire les retards.»
Deux mois plus tard, la stratégie du roi de bogies semble avoir fait un virage à 180°, sa main de fer se serait gantée de velours : «Je veux exactement le contraire, ma philosophie de conduite est de motiver les gens».
Et le génie des aiguillages de proposer deux versions de la même recette : le salaire au mérite.
Car tout est dans l’emballage. Dans la première version, le patron parlait de punition, dans la seconde, il parle de récompense. Il n’empêche que le produit est le même : mettre en concurrence les travailleurs, faire en sorte que les «bons» piquent la masse salariale des «mauvais» et faire des économies au passage mais surtout sans en avoir l’air.
En fait Andreas Meyer ne dit rien de nouveau, rien de différent, il reformule, il parle, il communique, mais il ne vise qu’une seule chose faire plus avec moins.
Jusqu’au jour où moins ne sera plus assez. Et on n’en est pas très loin puisqu’il demande 100 millions par année pour ne pas accumuler plus de retard dans l’entretien des infrastructures.
- Crédit photographique : © Photo CFF
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