26.01.2009

Michelito : un sale gosse

michelito.jpgQu’est-ce qui peut se passer dans la tête du petit Michelito, le toréador «prodige», lorsqu’il met à mort un taureau toro d’un coup sec et précis de son épée ?

Je n’en ai pas la moindre idée, mais une chose est certaine, c’est que le petit Michelito Lagravère, un gamin franco-mexicain âgé de 11 ans, qui en est déjà à plus de 60 victimes à quatre pattes, a dû avoir le temps d’y réfléchir puisqu’il a commencé sa carrière à l’âge de … 6 ans. À moins que sa célébrité dans le monde de ceux qui trouvent agréable, élégant, gracieux et tellement «etno-culturel» le fait de jouer avec la vie et la mort d’un animal l’ait grisé à un point tel qu’il l’a prise pour une absolution morale de ses crimes.

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02.04.2008

Je ne veux pas devenir un indic de la brigade des stups

Beuh chichonPourtant c’est bien l’avenir que me réserve le député Haury avec son idée géniale – piquée au président de l’UDC valaisanne Raphaël Filliez – de confier une nouvelle mission à l’école : traquer les consommateurs de haschisch en les soumettant à des tests d’urine ou de salive.

S’il est parfaitement exact que la consommation de substances psychotropes présente des risques du point de vue de la santé et de la vie en société, il est aussi vrai que la chasse au fumeur de chichon proposée par le député écololibéré aura des conséquences sur les relations qu’entretiennent les enseignants et leurs élèves.

Pendant que certains pédagogistes, plus ou moins illuminés, veulent faire de l’enseignant une sorte de couteau suisse capable d'instiller, en plus des savoirs, des savoir-faire, des savoir-être (?) et des compétences, le député Haury veut transformer les enseignants en indicateurs de la brigade des stupéfiants. En un mot comme en cent, le maître d’école – ce fainéant qui est plus souvent en vacances qu’au travail – doit endosser tous les costumes que les uns et les autres rêvent, et parfois réussissent, à lui faire endosser : du flic au psychiatre en passant par le papa ou la maman, le gentil organisateur, l’animateur, le médiateur et j’en passe.

Dans ces conditions, comment voulez-vous que les élèves s’y retrouvent ? Comment voulez-vous qu’ils sachent à qui ils s’adressent ? Comment voulez-vous qu’ils aient la moindre confiance et le moindre respect pour cette espèce de girouette qui change de costume et de casquette à tout bout de champ ? Comment voulez-vous que nous autres enseignants puissions faire notre travail avec crédibilité si vous nous imposez en permanence votre numéro de transformiste digne d’Arturo Brachetti.

Après ce mouvement d’humeur, je préfère m’en remettre à l’excellent Jean Martin, ancien médecin cantonal, et à mon billet consacré à la proposition du valaisan chasseur d’adeptes de la fumette.

Mais, avant de quitter mon clavier j’aimerais, Monsieur Haury, vous poser une petite question qui me turlupine : si un de vos jeunes patients, écolier, vient à votre consultation avec les yeux du fumeur de beuh, que faites-vous ? Une petite prise de salive ou d’urine et un coup de fil la brigade des stups ?