16.10.2008

En toute confiance

BNSJusqu’à aujourd’hui, tous ceux qui causent dans le poste, dans la boîte à image ou dans les journaux et qui comptent ont adopté une assurance rassurante sur l’état du système bancaire suisse. Petit tour d’horizon des propos des uns et des autres.




  • Rudolf Merz, Conseiller fédéral, dans la TDG du 19 septembre : «Il n'y a aucune raison de venir au secours de l'UBS ou du Credit Suisse.» Selon lui, les grands établissements helvétiques disposent de suffisamment de fonds propres et sont sous la surveillance de la Commission fédérale des banques (CFB).

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  • Michel Juvet, stratégiste à la Banque Bordier, sur Swissinfo le 30 septembre : «Si l'on doit injecter de l'argent public, il faudra passer par un processus parlementaire. On l'a déjà vu avec la compagnie aérienne Swiss/Swissair.»

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  • Pascal Broulis, Président du Conseil d’Etat Vaudois, au TJ du 30 septembre : «On voit qu’aujourd’hui [l’UBS] est peu concernée, elle a déjà fait ses provisions, elle a fait une recapitalisation aussi. […] L’UBS c’est derrière pour elle

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  • James Nason, porte-parole de l'Association suisse des banquiers, sur Swissinfo le 8 octobre. «Y a-t-il des signes d'une crise bancaire en Suisse? Nous n'en voyons aucun, souligne-t-il. Ici, les banques sont bien capitalisées, il n'y a pas de comparaison avec l'Allemagne ou les Etats-Unis.»

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  • Charles Favre, conseiller national Radical, au TJ du 14 octobre : «La situation est rassurante.»

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  • Pierre Mirabaud, président de l’Association suisse de banques, dans le Sonntag du 12 octobre : «Je suis convaincu qu'aucune banque suisse ne va s'écrouler.»

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  • Alain Robert, directeur général de l’UBS pour la Suisse, sur la RSR le 13 octobre : «Nos clients ne risquent rien

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  • Jurg Zeltner, membre du Conseil d’administration d’UBS, sur Swissinfo le 15 octobre : «Nos clients n'ont jamais eu autant besoin de conseils. Cela cautionne notre modèle bancaire

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  • Béat Kappeler, économiste, dans le Temps du 16 octobre «la Suisse a gagné incroyablement en stature par cette non-intervention. Je ne comprends pas les politiciens qui critiquent cela. Pourquoi appeler les pompiers lorsqu’il n’y a pas d’incendie? Ils sont fous!»




Et boum, jeudi 16 octobre 2008, l’annonce tombe comme un pavé dans la marre de sérénité : «La Confédération décharge l'UBS d'actifs illiquides pour un montant maximal de 60 milliards de dollars. Ces éléments seront transférés dans une société ad hoc, entièrement contrôlée par la Banque nationale suisse (BNS). Ce fond séparé sera financé par l'UBS à hauteur de 6 milliards de dollars et par un prêt octroyé par la BNS de 54 milliards de dollars au maximum, […]»

Comme tout ce pognon sera tôt ou tard payé par les contribuables, ce matin, je me réveille propriétaire d'un sept et demi millionième de 60 milliards de fonds toxiques, soit environ 8000 balles de vent.

Me voilà rassuré …

29.06.2008

Travaux pratiques de politique appliquée

Fête de la Nana OuchySelon une relation membre du Parti socialiste vaudois, une ancienne ministre de ce parti aurait déclaré au début de son mandat quelque chose du genre : «Moi, je ne vais pas faire de la politique dans les fêtes.» La suite de son aventure ministérielle ne lui donna pas raison. Elle accomplit une législature – à mi-temps disent les sales langues - et puis s’en alla.

Tout le contraire d’un municipal lausannois qui sait être là où il faut, au moment où il faut, quitte à se mouiller, au sens propre comme au sens figuré. C’est sans doute une partie non négligeable de ce qui fait sa force, malgré des handicaps de poids : un caractère soupe au lait et les fâcheuses habitudes de vouloir creuser des tunnels partout et d'avoir toujours raison.

L’élu de droite est du point de vue des relations publiques et du tissage de réseau un exemple que beaucoup de politiciens et de politiciennes devraient suivre. Une véritable leçon de politique appliquée. Un exemple tel qu’une camarade de parti m’a vivement déconseillé d’écrire ce billet car «se serait lui faire trop de publicité.»

Eh bien non, je pense au contraire que reconnaître les qualités de l’adversaire politique et en tirer les conséquences ne peut être que profitable. Surtout si cela donne l’occasion de signaler quelques votes de l’élu au Conseil national. Des votes qui montrent que, non content de se mouiller dans le port d’Ouchy, le radical est :


  • favorable au puçage de ses concitoyens (passeports biométriques),
  • favorable à des primes d’assurance auto en fonction du passeport,
  • favorable à la liberté de contracter en matière d’assurance maladie.

Une série de choix politiques, bien à droite, beaucoup moins populaires que le bouillon pris hier à l’occasion de la Fête de la Nana à Ouchy.

Vous l’aurez reconnu, il s’agit de …

19.05.2008

Plan catastrophe dans le m2

Plan catastrophe dans le m2Avant de délivrer l'autorisation d'exploiter le m2, l'Office fédéral des transports a exigé que le m2 effectue un exercice de sauvetage grandeur nature.


C'est ainsi qu'un exercice réunissant la Police de Lausanne, les Sapeurs pompiers, le Groupe sanitaire, la Protection civile et les TL a eu lieu cet après-midi entre 17h00 et 18h30.




Plan catastrophe dans le m2Le scénario était le suivant : deux rames de métro étaient entrées en collision suite à une panne du système informatique chargé de réguler les déplacements des rames.


Ce ne sont pas moins de 110 victimes figurantes et 230 intervenants qui entrent alors en jeu. Impressionnant.






Plan catastrophe dans le m2Parmi tous les moyens mis en oeuvre, un a particulièrement retenu mon attention : un wagonnet ou lorry destiné à tranporter le matériel et les blessés sur les voies du métro. Un engin conçu par les pompiers eux-même, développé à l'interne et comportant des pièces construites par les apprentis polymécaniciens des Services industriels.






Plan catastrophe dans le m2Un exercice qui s'est déroulé sous les yeux de la presse et de spécialistes experts en provenance, notamment, de la RATP de Rennes et de l'OFT. Une énorme organisation maîtrisée dans la coordination et le calme le plus parfait. Du moins à mes yeux de néophyte.


Un exercice réussi à en croire Marc Vuilleumier qui a eu l'occasion d'en discuter avec Monica Bonfanti, la cheffe de la Police genevoise.


Une discussion qui n'a pas échappé à un éminent connaisseur de la politique vaudoise qui en a profité pour insinuer avec un air malicieux :


Plan catastrophe dans le m2«Je connais un journaliste qui en déduirait que le municipal de la Sécurité publique et des sports lui fait des propositions pour le jour où le commandant de la police lausannoise prendra sa retraite».


Une grande catastrophe dans un petit village …