29.03.2010

BDSM* au travail

bdsm.jpgJusqu’à aujourd’hui, je pensais que, dans les relations de travail avec un employeur, les obligations du travailleur se limitaient à exécuter, en personne, son travail avec soin, à ne pas faire concurrence à son employeur ou à le léser ou encore à ne pas révéler des secrets d’affaires ou de fabrication et enfin à accepter d’effectuer des heures supplémentaires si elles sont exigibles de bonne foi.

Je me suis trompé sur toute la ligne. C’est du moins ce que nous apprend un certain Robert Half, un type qui a l’air vachement important en matière de dans le domaine des professions financières. Un type tellement important que Pierre-Henri Badel, un journaliste qui anime plein de sites dont business-leader.ch, a cru bon de se fendre d’un article traitant de ses conseils avisés.

Robert Half donne donc quelques recommandations pour éviter au travailleur lambda de se faire virer à la première occasion.

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09.02.2009

Nicod, ni maître

paresseVallotton.jpgDans un de ces fameux articles du Matin dans lequel les gens en vue s’expriment sur leur relation à l’argent, Laurent Donzel a donné la parole au Dieu local de l’immobilier le très imbu de lui-même Bernard Nicod.

À la question «Qu’estimez-vous payer trop cher?», le magnat constructicole répond : «Le travail des gens.» Et il ajoute : «J’ai une idée sur le droit au travail : il y a des gens qui ont du travail mais qui ne le méritent pas. On a perdu le respect du labeur en Suisse.»

On connaissait déjà le salaire au mérite, mais v'là-t’y pas que le nabab du trois-pièces-cuisine veut remettre d’actualité le droit au travail ! En clair : le travail n’est pas un droit, mais une récompense destinée aux plus méritants ou, plutôt, aux moins coûteux ou si possible les deux.

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31.10.2008

De la torture et du travail

metropolis.jpgSi certains de nos semblables ont abusé de la finance c’est par cupidité. C’est en tout cas ce qu’affirme le philosophe André Comte-Sponville.

La conséquence de cette cupidité est simple. Pour que les cupides puissent se faire le maximum d’argent, et même encore plus, dans le temps forcément limité d’une existence, il faut que d’autres travaillent pour eux. Il faut qu’ils suent sang et eau pour satisfaire l’amorale cupidité des spéculateurs.

Une citation du milliardaire Warren Buffet illustre magnifiquement ce que le journaliste François Ruffin appelle «le bras de fer entre le Capital et le Travail» en précisant que «le premier fait plier le second» :

La lutte des classes existe, et c’est la mienne qui est en train de la remporter.

Une citation que ne démentirait pas Simon Cawkwell, un spéculateur invétéré qui affirme très cyniquement «Les krachs, j’adore, […]. Évidemment, il va y avoir beaucoup de chômage, des années de récession. Mais moi, je vais gagner beaucoup d’argent

En un mot comme en cent, ce que Cawkwell et ses semblables vont se mettre dans les fouilles sera payé in fine au prix fort par ceux qui travaillent.

À ce régime-là, l’origine du mot travail prend toute sa signification, «travail» vient du latin tripalium, nom donné à un instrument de torture à trois pieux. Quand le mot travail apparaîtra, il désignera un instrument de contention pour les gros animaux. Enfin, jusqu’au XIIIe siècle, le verbe «travailler» s’appliquera uniquement aux suppliciés, aux femmes qui accouchent et aux agonisants.

Mais n’oubliez pas : travail c’est la santé …