29.11.2009

Le temps des émeutes

tempsdesemeutes.jpgUne manifestation pacifique qui se transforme en émeute avec son lot de voitures incendiées et de vitrines brisées. Des policiers qui jouent au chat et à la souris avec les agitateurs. Des organisateurs qui pestent contre cette prise d'otage de la part du mystérieux Black Block. Une police et ses dirigeants politiques qui assurent avoir fait pour le mieux. Des vrais fachos qui hurlent à la responsabilité de la gauche et des mouvements qui ont appelé à la manifestation. Des faux gauchos qui condamnent la bêtise des casseurs. Vrais fachos, faux gauchos ... à moins que ce ne soit l'inverse.

Au lendemain de la manifestation anti-OMC qui a vu plusieurs voitures partir en fumée et des vitrines voler en éclats, au milieu du tintamarre médiatique et politique qui en découle, la lecture de l'analyse de l'anthropologue Alain Bertho qui vient de publier Le temps des émeutes (Bayard Centurion, ISBN-13: 978-2227478633) pourrait s'avérer salutaire.

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18.02.2009

De l’approximation journalistique à la propagande politique

lindingre-hebdo-150.jpgPhilippe Barraud, un de mes voisins de blogue, a été récemment décrit par Erik Reumann de La Liberté comme «un conservateur éclairé sans famille politique». Malgré le fait que la ligne politique de M. Barraud – on peut avoir une ligne et pas de famille – soit très éloignée de la mienne, ses écrits m’incitaient jusqu’à aujourd’hui à adhérer à cette définition. Depuis hier, je doute que l’usage d’«éclairé» et de «sans famille politique» soit toujours pertinent.

Il est en tout cas un écrit dans lequel M. Barraud n’est pas très politiquement indépendant. Un écrit qui l’engage d’ores et déjà en faveur d’une future initiative visant à durcir le Code pénal des mineurs qui pourtant est tout récent et vient d’être durci. Une initiative typique de l’UDC sous forme de réaction à l’emporte-pièce faisant suite au jugement du drame de Clarens que d’aucuns trouvent trop clément pour les mineurs au moment des faits.

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15.02.2009

L’insulte en politique

insultepolitique.jpgEau de bidet, moule à claques, mauvais berger, sautiche, maroufle, j’saut’dedans, fleur de Mazas

Autant d’insultes découvertes grâce à un courriel de mon ami C. P. de L., qui en a d’ailleurs, au passage, profité pour me traiter gentiment de «plouc». Grâce à lui, j’ai eu l’occasion de prendre connaissance d’un site hébergé par l’Université de Bourgogne et consacré à l’insulte en politique. Ce site est issu d’un projet, placé sous la direction de Thomas Bouchet, Matthew Leggett, Jean Vigreux et Geneviève Verdo, qui se présente comme une approche interdisciplinaire de «l’assaut verbal en politique et a pour objectif principal d’éclairer, selon un angle inhabituel, quelques questions importantes sur violence et politique, cultures et pratiques politiques, parole et politique.»

Voici donc une petite sélection de ce que j’ai pu lire en me baladant sur le site, qui se double d’un livre, de cette étude dont le titre est L'assaut verbal en politique. L'insulte en Europe et en Amérique latine, de la fin du XVIIIe siècle à nos jours.

Commençons par une petite définition : selon les chercheurs, l’insulte en politique est un acte de communication réputé porter atteinte par la violence à la réputation d’un individu, d’un groupe, d’une institution dans la sphère publique.

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