27.01.2010

Macaron ron ron

macaron.jpgVous habitez Lausanne ? Vous êtes inscrit au Contrôle des habitants de la Ville (les petits malins inscrits dans une commune à bas taux fiscal qui ont un pied-à-terre à Lausanne, peuvent se brosser, non mais) ? Vous êtes possesseur d’un véhicule à 4 roues ? Votre véhicule est immatriculé à votre nom ? Vous n’avez pas de place de parc privée, couverte ou non ? Vous avez fait une demande pour obtenir un «macaron pour résidents» ? Vous avez patienté suffisamment longtemps pour recevoir le courrier vous annonçant que vous êtes en tête de liste pour l’attribution du précieux sésame ? Vous avez payé les 420 francs annuels et les 20 francs de taxe ? Vous avez reçu la carte résident correspondant à votre quartier et vous l’avez glissée avec soulagement, voire volupté, derrière votre pare-brise, bien en évidence ?

Dès lors, vous avez pu garer votre carrosse ou votre guimbarde un peu partout dans votre quartier et, surtout, pour une durée illimitée.

Une durée illimitée ? Pas si vite !

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05.01.2010

P'tites fuites (19)

pointG.jpgTotomobile
A
udi a récemment fait essayer à la presse mondiale son prototype de coupé à propulsion électrique équipé d'un moteur délivrant 313 chevaux mais bridé à 100 km/h. Malgré cela aucun des journalistes spécialisés n'a osé qualifier de «merde» ce concept car pourtant baptisé «e-tron».

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Pipole
C
ouchepin avait affirmé qu'il profiterait de sa retraite pour faire des confitures. Au lieu de ça, le voilà promu chroniqueur à «Forum». L'émission qui a pourtant réussi à se débarrasser de Décaillet devient donc un EMS pour anciens conseillers fédéraux. De là à dire qu'elle est en pleine déconfiture, il n'y a qu'un pas.

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Religion
En Irlande, depuis le 1er janvier dernier, critiquer une religion, quelle qu'elle soit, est passible d'amende. Nom de Dieu, qu'est-ce que Freysinger a bien fait de naître à Sierre et pas à Cork !

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Sescualité
La psychologue bernoise Andrea Burri aurait démontré que le point G n'existe pas. Sale coup pour les machos qui vont devoir s'intéresser au reste de la femme.

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  • Crédit image : photo que l'on retrouve un peu partout sur le web dont l'origine n'est jamais mentionée.

26.05.2009

La Grande Pomme à pied

3565360002_930c83a18b_m.jpgEmpêcher un Etasunien de rouler avec sa voiture jusque dans les magasins est à peu près aussi inconscient que d’essayer d’apprendre à un poisson rouge à marcher.

Et pourtant, il y en a un, et pas des moindres, qui a réussi à contraindre les New-Yorkais à remiser leurs voitures au garage : Michael Bloomberg, le maire de New York.

Un politicien transfuge des Démocrates qui a rejoint les Républicains en 2002 et qui les a déjà quittés parce qu’il se fiche, semble-t-il, des partis. Un maire qui a une certaine conscience écologique et sociale puisqu’il s’oppose aux agrocarburants susceptibles d’affamer une partie de la planète et qu’il veut diminuer les émissions de CO2 dans la Grande Pomme de 30 % d’ici 2030 tout en y plantant 1 million d’arbres.

Rien que ça !

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03.12.2008

Le TCS n’aime pas les éléphants

2346169688_fbf2e71748_m.jpgDans le monde féroce dans lequel nous vivons, le TCS vient de trouver une nouvelle proie pour ses Homo automobilus de membres : les camions et leurs routiers accusés de se livrer à « des courses d'éléphants ».

Il est vrai qu’un camion de 40 tonnes – et peut-être bientôt de 60 tonnes – a de quoi foutre des complexes d’infériorité au bon père de famille – ou au jeune freluquet à la pédale lourde - qui survole les autoroutes du haut bas de son cockpit automobile.

Et puis franchement, c’est quoi ces routiers pas sympas qui se permettent de ralentir l’inexorable progression de l’Homo automobilus vers son travail ou son loisir, vers son destin. Un destin qui vaut bien entendu beaucoup plus que celle du routier qui lui ne fait que transporter les marchandises plus ou moins utiles que chacun se doit de posséder dans notre belle société de surconsommation.

Ce n’est pas parce que le routier livre des pièces de rechange pour mon carrosse de tôle, des asperges du Mexique pour mon repas ou une télévision pour mon « temps de cerveau disponible » qu’il a le droit de s’interposer, comme ça, entre ma voiture et mon horizon que je souhaite j’exige infini.

Place le routier, je veux passer !

La gestion à flux tendu, l’utilisation des camions comme entrepôts de stockage sur pneus, les délais de livraison, la fatigue de la route, les essaims d’automobilistes qui tournoient autour des « gros culs », le TCS s’en fiche. La route est à la voiture, les camions n’ont qu’à rester sagement alignés sur la voie de droite et tant pis pour l’heure de livraison, tant pis pour les attentes devant les quais de déchargement, tant pis pour le temps de repos, tant pis pour le camionneur.

Tant pis pour cet être nuisible qui ne pense qu’à livrer sa marchandise dans les temps pour respecter les désirs exigences de ses commanditaires pour qui chaque seconde que passe une marchandise dans un camion est autant de perte de profit.

Le camionneur ne dépassera plus. D’abord sur certains tronçons particulièrement fréquentés puis, peut-être, partout.

Camion, tu es et tu resteras sur la voie de droite, à 80 km/h, pour que puissent doubler à 120 km/h, ou plus, les chevaliers de tôle de la route. Il faut dire, camionneur, qu’en dépassant tu crées des bouchons et que tu ralentis la circulation. Tu ralentis la vie. Ma vie.

Les camions s’entasseront à droite pendant que les membres du TCS fileront vers leur destin à gauche. Tout ça pour, paraît-il, améliorer la sécurité et la fluidité du trafic.

Pour améliorer la sécurité et la fluidité du trafic ? Il y a une autre solution qui, en plus, permettrait d’économiser le précieux or noir : tout le monde à 80 km/h.

Mais ça, les hormones mâles de l'Homo automobilus ne le supporteraient pas !

21.09.2008

Au bord de la crise de nerfs minéralogique

Plaque minéralogiqueC’est le journal Sonntag qui nous le révèle : en raison l’augmentation incessante du nombre de véhicules immatriculés en Suisse, il va falloir songer à modifier les plaques minéralogiques de nos très chers véhicules.

Le journal se livre à quelques supputations qui vont de la diminution de la taille des chiffres, pour en ajouter un, à l’ajout d’une lettre en passant par la suppression pure et simple des armoiries du canton et de son sigle doublée d'un alignement sur le modèle de l’Union européenne.

Dans ce dernier cas de figure, on risque à coup sûr la crise de nerfs de ceux qui tiennent mordicus à afficher leur appartenance cantonale. Il faut dire que l’on est en Suisse et que le fédéralisme n’est pas un vain mot, surtout si l’on touche à l’essence même de ce qui fait certains hommes et, dans une moindre mesure, certaines femmes, la bagnole !

Comment est-il possible d’oser imaginer une seule seconde imposer à un Appenzellois et à un Genevois d’avoir des véhicules dont les immatriculations sont impossibles à distinguer ? Et je ne parle même pas de ce crime de «lèse-peuple-souverain» qui consisterait à condamner les europhobes à se promener avec une plaque eurocompatible, même munie d’une bande rouge au lieu de bleue, accrochée aux fesses. L'humiliation suprême !

Je vous laisse imaginer le vent de révolte qui soufflera à coup sûr dans les rangs des nationalistes pour qui la voiture est un élément essentiel de leur identité. À en juger par la mobilisation déclenchée, en France, un pays pourtant très centralisé, par la mesure équivalente visant à supprimer l’indication du numéro de département, on se prépare de belles prises de becs en Suisse.

Pour ce qui me concerne, ces petits soucis identitaires de plaque d’immatriculation me font bien marrer et me font surtout regretter que l’on ne profite pas de l’occasion pour réfléchir autrement : s’il n’y a plus assez de numéros de plaques disponibles dans les cantons, c’est peut-être parce qu’il y a trop de voitures, non ?


  • Crédit image : emprunt dénué d'intérêt à mz Sonntag.

19.08.2008

GM liquide à tout va

M Cadillac SRX Sport cool exotic carsAlors que le groupe américain General Motors n’en finit plus de voir ses cours boursiers chuter, l’ex-géant de l’automobile annonce qu’il va renouer avec une politique qu’il s’était bien juré d’abandonner : la politique au rabais, pardon la politique du rabais.

Et pourtant, en juillet 2003, GM et Ford se rendaient compte, tout à coup, après deux années passées à relancer la vente de voitures congelée par les événements du 11 septembre 2001 à grands coups de rabais et de prêts à taux zéro, que cette politique les menait droit dans le mur.

À vouloir se chiper parmi les parts de marché, les deux mastodontes en étaient arrivés à la brillante conclusion que leurs ventes n’augmentaient pas tant que cela et que par contre leurs marges diminuaient.

GM décidait alors, en 2004, d’arrêter avec sa «logique onéreuse de promotions permanentes, lesquelles ont représenté l’an dernier en moyenne 4 000 dollars par véhicule.»

«Il ne faut jamais dire fontaine je ne boirai pas de ton eau» est une devise qui aurait dû rester présente à l’esprit du constructeur automobile car en novembre 2006, la firme remettait le couvert et se relançait dans «un nouveau programme de promotions massives.»

Un programme dont l’objectif était de stimuler la vente de 4x4 freinée en 2006 par une augmentation du prix de l’essence qui, de 2,2 $ en janvier, était passé à 3,0 $ en octobre. Les voitures se vendirent au rabais, les marges diminuèrent et GM commença à fermer des usines et, bien entendu, à licencier.

De rabais en rabais, de diminution de marge en diminution de marge, GM s’est mis dans une panade épouvantable qui s’est traduite par une chute vertigineuse de sa valeur en bourse pour atteindre sa valeur historiquement la plus basse depuis 53 ans à la mi-août.

On parle même maintenant de faillite et certains estiment que GM devrait débloquer 15 milliards de liquidités pour passer l’année 2008 et continuer à espérer que ça aille mieux en 2009.

Un problème pas très nouveau surgit : comment faire pour obtenir rapidement de l’argent liquide ? Pour GM, c’est simple, il suffit de vendre des voitures et si possible de se débarrasser des stocks de gros SUV qui n’ont plus la cote, même chez les étatsuniens. Pour faire bon poids, la firme a aussi décidé de fermer des usines de 4x4 et de vendre la fameuse marque Hummer.

Un problème demeure : comment convaincre les étatsuniens d’acheter les 4x4 dont ils ne veulent plus ?

Pas compliqué : à grands coups de rabais … comme d’habitude. Elle est pas belle la spirale économique ?

14.08.2008

Ecolochine

2591738653_9c6fc96a7c_m.jpgTiens donc, alors que beaucoup d’internautes suisses vomissent littéralement les Jeunes Verts et leur initiative visant à interdire certaines voitures les plus polluantes, la Chine annonce qu’elle va sensiblement augmenter les taxes sur ses véhicules les plus polluants.

Je trouve cela assez marrant.

Oh, je ne suis pas dupe, cette annonce en pleine mascarade olympique tombe plutôt bien. Elle est l’occasion pour le Gouvernement chinois de se parer d'un vernis vert du plus bel effet médiatique.

Il n’empêche, la Chine, ce petit pays qui renferme presque le quart de l’humanité ; ce petit pays qui nous fournit les objets «made in China» dont nous raffolons tant ; ce petit pays dont l’empreinte écologique est moins de la moitié de la nôtre même si elle a doublé depuis les années soixante.

Bref, ce petit pays a l’air de prendre conscience, du moins dans les communiqués de presse, que la machine peut s’enrayer. Ou du moins qu’elle a intérêt à se présenter comme une mégapuissance qui se soucie des effets négatifs voire délétères de sa croissance.

Et ici, en Suisse, pendant ce temps, certains s’insurgent contre le fait que des soi-disant Khmers verts veulent les priver de véhicules qui génèrent plus de 250 g/km de CO2. Ils s’insurgent, alors que, comme le démontre magnifiquement Luc Genton, seule une minorité de véhicules particulièrement polluants seront concernés.

Bon, d’accord, la Chine, qui dit «vouloir passer à un modèle de croissance moins polluante et plus économe en énergie», nous bourre le mou. Mais pas plus que tous ceux qui veulent nous faire croire qu’il y a une croissance ou un développement «soutenable» ou «durable» possible et infinie dans un monde fini.

Mais il n’empêche, taxer les gros véhicules en Chine, c’est taxer les copains du pouvoir. C’est taxer les caciques du parti. Et ça, ce n’est pas demain la veille en Suisse.

Parce qu’en Suisse, comme en Europe ou aux USA, tout le monde peut, ou presque, avoir un gros machin qui pue et qui pollue grâce aux Chinois qui n’en auront jamais et qui fabriquent, dans les pires conditions, les produits «made in China» dont le bas prix nous laisse de quoi nous payer le gros machin qui pue et qui pollue.

19.05.2008

Les roues de la fortune

1443902170.jpgAvant de choisir un nouveau modèle de voiture, avant d’en acheter une, avant de se décider à passer son permis de conduire, avant de s’installer au volant pour aller chercher la tresse du dimanche, avant de tourner la clé de contact dans sa serrure, il y a un chiffre – ou plutôt un nombre – qu’il faut avoir à l’esprit : 8 milliards.

Huit milliards c’est le montant annuel des coûts externes de la route. Sur ces 8 milliards, 4,6 sont à mettre sur le compte de la seule voiture, ce qui correspond à 850 francs par voiture.

Les coûts externes d’un mode de transport sont les montants qui ne sont pas supportés par celle ou celui qui utilise ce mode de transport et qui le sont, donc, par l’ensemble de la collectivité. C’est ainsi, que chaque habitant – nouveau-nés et vieillards compris – paie chaque année, plus ou moins directement, 610 francs pour les coûts externes de la voiture et un peu plus de 1000 francs pour l’ensemble des transports routiers. Les coûts externes du rail ne coûtent, eux, que 60 francs par an à chaque habitant.

Parmi les coûts externes, l’Office fédéral du développement territorial (ARE), qui vient d’actualiser son étude pour l’année 2005, évoque les dépenses engendrées par les accidents, le bruit, les atteintes à la santé par la pollution, les atteintes climatiques ainsi que celles à la nature et au paysage. Parmi ces différents domaines, ce sont bien évidemment les coûts des accidents et ceux des dégâts à la santé dus à la pollution de l’air.

En comparant les résultats entre 2000 et 2005, l’ARE a constaté que les coûts externes de la route et du rail réunis ont grimpé de 6,9 à 8,5 milliards de francs, soit une augmentation de 24,2% répartie ainsi : 25% pour le trafic routier et 9 % pour le trafic ferroviaire.

Pour terminer ce billet, voici encore quelques comparaisons qui, même si elles ne sont pas raisons, devraient inciter à la réflexion. Huit milliards de coûts externes pour la route, c’est un milliard de plus que le budget des CFF, c’est approximativement le budget de la République et Canton de Genève et c’est deux milliards de plus que la dette cumulée du Canton de Vaud à fin 2006.

25.04.2008

Du gaz ? De l’air !

Véhicule à gaz des SILLa politique est souvent difficile, voire, parfois, conflictuelle et ingrate. Cependant, de temps en temps elle procure des petits plaisirs. Même s’ils sont modestes, ils n’en font pas moins du bien.

Après la séance du Conseil communal de Lausanne où je me suis fait traiter de poujadiste – parce que je défends la cause des commerçants opposés à la city-taxe – et d'opportuniste ou de « communiste à la mémoire courte » – parce que je m’étonne que la Municipalité de Lausanne participe à la grande mascarade politico-économique des J.O. de Pékin –, j’ai trouvé excessivement agréable la séance de l’Association de communes de la région lausannoise pour la réglementation du service des taxis.

Cette association – qui réunit les communes de Lausanne, Pully, Belmont, Epalinges, Paudex, Le Mont, Crissier, Prilly, Renens, Ecublens, Chavannes-près-Renens et Bussigny-près-Lausanne – a pour but de mettre sur pied une réglementation du service des taxis sur le territoire des communes associées, d'appliquer cette réglementation et d'en contrôler le respect.

Hier soir, se tenait la séance semestrielle du Conseil intercommunal qui réunit des élu-e-s délégués par chacune des communes de l’association. Cette séance m’a donné l’occasion de déposer une motion demandant au Comité directeur de l’association d’étudier les moyens permettant de faire en sorte que la flotte des taxis de la région lausannoise s’oriente dans les meilleurs délais vers l’usage de véhicules à gaz naturel.

Eh bien, figurez-vous que cette motion a été acceptée à l’unanimité. À l’unanimité ! Une chose qui ne m’était jamais arrivée tant certains politiciens ont tendance à s’opposer, par principe à toute proposition émanant de la gauche de la gauche.

Dans ces conditions je n’ai qu’une chose à dire : merci aux membres du Conseil intercommunal et bonne étude au Comité directeur.

Voici le texte de la motion* en question.

Motion : « Du gaz ? De l’air ! »

Les émissions de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques, sont, en Suisse en grande partie imputables au trafic automobile. La pollution automobile et la production de gaz à effet de serre est étroitement liée au type de carburant utilisé.

Selon une étude de l’EMPA et de l’EPFZ publiée en novembre 2007 et portant sur la comparaison des différents modes de propulsion des véhicules automobiles, il apparaît que :

Les plus propres sont les voitures à gaz naturel. Leurs émissions de CO2 sont de 21 pour-cent inférieures à celles des voitures à essence et de 11 pour-cent à celles des voitures Diesel et ce sont aussi elles qui contribuent le moins à la formation d’ozone.

Si le gaz naturel n’est pas le combustible miracle qui évite toute pollution, il semble cependant être actuellement celui qui permet d’économiser au maximum les ressources de la planète et la planète elle-même.

Du point de vue des réserves de gaz naturel, Les SIG de Genève relèvent :

Le gaz naturel est issu de gisements souvent liés, mais pas toujours, aux réservoirs pétroliers. C’est donc une énergie fossile. Toutefois, contrairement au pétrole, la découverte de nouveaux gisements continue et les réserves de gaz sont aujourd’hui supérieures aux réserves de pétrole.
Le gaz est aussi mieux réparti géographiquement et n’exige pas d’installations de raffinage compliquées.
Une fois extrait du sol, on débarrasse le gaz de la vapeur d’eau, du soufre et de certains hydrocarbures lourds qu’il contient. Puis il est acheminé par gazoduc ou méthanier vers les stations où il est comprimé.


Par ailleurs, plusieurs grandes villes voient leurs taxis s’équiper de véhicules à gaz naturel. Parmi elles, citons les villes d’Allemagne, dont Berlin.

Du point de vue du coût d’exploitation, un véhicule à gaz permettrait d’économiser, selon Gazmobile, environ 700 francs par année pour 15'000 kilomètres.

Enfin, et ce n’est pas à négliger, par son Service du gaz, la Ville de Lausanne commercialise du gaz naturel et met à disposition 5 stations de remplissage en ville.

Pour toutes ces raisons, la présente motion demande que le Comité de direction de l’Association de communes de la région lausannoise pour la réglementation du service des taxis :
étudie les moyens permettant de faire en sorte que la flotte des taxis de la région lausannoise s’oriente dans les meilleurs délais vers l’usage de véhicules à gaz naturel.

Lausanne, le 24 avril 2008 Alain Hubler

*Une motion qui fait suite à la réponse donnée par la Municipalité de Lausanne à une question écrite posée par ma collègue de parti Andréa Eggli