24 Heures

31.01.2010

Ils l’ont dit

delanoe.jpgNous avons le «Grand Prix du Maire de Champignac» de La Distinction, les Français ont eu, dès 1988 et sous l’impulsion de la conseillère de Paris Jacqueline Nebout le «Prix de l’humour politique». Ce prix s’est éteint en 1997 et a été repris en 2002, juste après les élections présidentielles, par le Press Club de France.

Voici quelques unes des formules primées qui m’ont été transmises par Claudine, merci à elle !

A tout seigneur, tout honneur, commençons par le prix 2009 :


  • Le vrai changement au PS, ce serait de gagner. (Bertrand Delanoë)

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02.01.2010

L’air de rien

gillardpicard.jpgAprès un début d’année empli de félicité et de tendresse, place à un peu d’humour.

Le fait que la plupart des chaînes de télévision satisfont la tradition du bêtisier en fin ou en tout début d’année ne vous aura sans doute pas échappé. À moi non plus. Et je me dis qu’il n’y a pas de raison de me priver de m’offrir mon propre petit – tout petit – bêtisier. Alors, en voiture Simone !

C’était le 8 décembre dernier, le Conseil communal de Lausanne débattait du budget de l’année 2010. Le photographe Jean-Bernard Sieber, de l’agence ARC, dûment équipé de son accréditation et de sa chambre noire numérique, slalomait dans les rangs du conseil pour tirer le portrait des intervenants.

Julien Pidoux, journaliste à 24 heures, suivait les débats et devait certainement songer à la façon dont il en rendrait compte dans l’édition du jeudi.

Le radical Nicolas Gillard, toujours prompt à attaquer les dépenses de la Ville mais néanmoins excellent orateur, allait se retrouver dans la boîte numérique de Jean-Bernard. Une pixellisation d’autant plus méritée qu’il allait prononcer une de ces petites phrases qui plaisent tant aux journalistes : «Le budget est une montgolfière qui est incapable de perdre un peu d’altitude.»

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24.12.2009

Saccageons la planète

1474307720_f9671c57e8_m.jpgOuf, on a eu chaud, si j'ose dire. Les anticapitalistes altermondialistes camouflés en réchauffistes catastrophistes en sont pour leurs frais. La voie de la raison, du pragmatisme et du bon sens l'a emporté.

Le sommet de Copenhague s'est donc bien terminé: une modeste limitation théorique du réchauffement climatique, pas d'objectif chiffrés de réduction des émissions de gaz à effet de serre et pas de création d'un organisme de contrôle des engagements des états.

C'est qu'ils ont bien failli nous pourrir la vie les écologauchos qui interprètent la moindre élévation de température comme un dérèglement climatique qui mènera la Terre à sa perte. Il ne faut pas divaguer, si vraiment la planète est en danger, mieux faut se préparer à lutter contre l'adversité et à s'adapter que de foncer tête baisée dans des mesures qui ne peuvent que nuire à notre bien-être. La nature n'est pas la plus forte et elle se soumettra aux besoins de l'Homme. Ça s'est toujours passé ainsi et ça continuera.

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12.09.2009

Acte manqué

Construire pour les générations futuresDans la campagne qui porte sur l’initiative visant à rouvrir le débat sur l’urbanisme lausannois pratiquement gelé par le paquet « Métamorphose » de la Municipalité, la publicité politique tient le haut du pavé.

Ainsi, il a beaucoup été question des affiches considérées comme mensongères des uns, de l’abus de logo officiel des autres ou encore des collages sauvages massifs d’autocollants des fans de foot.

Je ne saurai résister à apporter ma modeste contribution à ce pugilat qui porte plus sur la forme que sur le fond. Il n’y a pas de raison de ne pas se faire plaisir, surtout si c’est avec humour, n'est-ce pas ?

Mais venons-en au fait.

Si vous êtes observateur, vous aurez sans doute remarqué les affiches du comité qui appelle à voter « non » à l’initiative populaire « des stades ». L’une d’entre elles a plus particulièrement retenu mon attention.

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15.03.2009

Lettre ouverte d’un ancien soldat suisse à « La Soupe »

1_messerlow.jpgChers animateurs et animatrices de «La Soupe»,

Je suis un fidèle auditeur de votre émission depuis sa première édition. Pour moi, depuis bientôt dix ans, la vie n’a de sens que parce que je sais qu’au bout d’une dure semaine de labeur, de contrariétés, de vexations, voire d’humiliations, je pourrai me raccrocher à notre rendez-vous hebdomadaire comme un naufragé à son radeau.

Je suis un amateur inconditionnel, un admirateur absolu, un amoureux fou, en un mot comme en cent un toxicodépendant de ce moment de plaisir et de volupté qui nous réunit chaque dimanche à l’heure du culte ou de la messe.

Pour rien au monde je n’accepterais de sacrifier mon heure et demie de jouissance radiophonique.

Je loue, que dis-je, je porte aux nues votre travail journalistique, vos enquêtes fouillées, vos réflexions pertinentes, votre travail acharné, votre déontologie professionnelle absolue, votre passion indéfectible, votre objectivité sans faille, bref votre perfection.

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01.03.2009

La crise : une chance pour un nouveau départ

secretbancaire.jpgAtterré par la vacuité du discours prononcé par le Président Hans-Rudolf Merz à l'occasion de la Journée des malades de ce jour, une rapide enquête m'a permis d'établir que ce discours est en fait un pur plagiat de celui que prononcera le futur Conseiller fédéral Hans-Ruedi Herz à l'occasion de la Journée du secret bancaire le 6 décembre prochain.

Chères concitoyennes, Chers concitoyens,

Il y a 75 ans, le Parlement fédéral instituait le Secret bancaire. Il a choisi à cet effet le premier dimanche de décembre pour symboliser l'imminence de l’hiver. Par cette initiative, il a voulu sensibiliser l'opinion à la cause des malades de l’argent. Cette journée qu’il leur dédiait devait avoir l'effet avertisseur d'un coup de tonnerre porteur de désespoir, qui n’aide en aucun cas à vaincre la convoitise.

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12.01.2009

On satan au pire

Satan glisseLors d’une escapade dominicale, dans une région où l’on boit de la malvoisie et où les reines sont des vaches, je suis tombé en extase devant une carte postale.

Si habituellement les cartes postales constituent une sorte de calvaire moral et intellectuel qui tirent leur pouvoir de nuisance de la panique que leur cartoline immaculée crée dans le cerveau de l’écrivain du dimanche ou des congés payés, il arrive parfois qu’elles s’imposent d’elles-mêmes comme source d’inspiration.

La carte ci-contre fait partie de cette dernière variété.

C’est ainsi que, aidé par quelques amis et un peu de malvoisie, la petite zone blanche fut rapidement zébrée des quelques mots qui suivent :

Monsieur [censuré],
Au diable Vaud Vert, nous nous sommes dit : «[censuré] satan à recevoir une carte!»
Même si vous êtes sur une pente politique glissante et que «les Verts c’est satanique», nous savons que votre Marie-Ange gardien veillera sur vous beaucoup mieux que la «masse Rey».
Vade retro satanas !


Reste à savoir à qui cette carte postale aurait pu être destinée …

Celle ou celui qui en devinera le destinataire recevra la carte originale, à condition qu’il me laisse son adresse.

Sont nominés, pour changer :
Christian Masserey, Rex, Daniel Brélaz, Michel Joye et moi.

02.01.2009

De l'art du condage

bergerallemand.jpgAujourd’hui, Le Matin nous propose un de ces sondages dont il a le secret : il s’agit de déterminer qui est le «N°1». On ne sait pas trop de quoi, mais on suppose que c'est de l'année 2008.

Parmi les candidats en lice, on trouve le bébé hippopotame «Farasi», l’ex-président de la Confédération Pascal Couchepin, la conseillère fédérale Eveline – ou Evelyne, Le Matin hésite – Widmer-Schlumpf, le cycliste Fabian Cancellara ou le réalisateur Marc Foster.

Pour l’instant, et après 1541 votes, c’est l'hippopotameau qui gagne. Ce score prouve bien que les internautes qui fréquentent le site du quotidien orange savent faire la différence entre un mammifère cétartiodactyle et un mammifère catarrhinien.

Voilà une excellente nouvelle.

À mon tour maintenant de vous proposer un condage des plus passionnants. Il s’agit pour vous de désigner qui sera le «N°0» de l’année 2008. Pour ce faire vous devez choisir entre : Christian Masserey, syndic et cityménageur de Lausanne ; «Rex*», chien truffier de la police lausannoise qui ne crache pas sur un djeun à l'occasion ; Daniel Brélaz, roi et représentant de commerce sinophile ; Michel Joye, chef entrepreneur en mobilité et xème papa du m2 et Alain Hubler, blogueur et grand maître de ces lieux.

La plate-forme de blogues de 24 Heures n'autorisant pas ce genre de gadgets, le condage est là, suivez le lien.

Merci de répondre en votre âme et conscience et de vous montrer aussi perspicaces que les lecteurs du Matin.


*Nom et photographie d’emprunt.

P.S. Comme ce condage est très sérieux, vous pouvez cliquer autant de fois que vous le voulez pour faire perdre le candidat de votre choix. C'est beau la liberté d'expression ! Non ?

02.11.2008

nMBA : image politiquement incorrecte

Musée du mur de l'AtlantiqueJ'avoue que je n'ai pas digéré les propos du plasticien Robert Ireland qui a affirmé à propos de ceux qui ont le malheur de penser que le nouveau Musée des beaux-arts n'a pas sa place à Bellerive mais à Rumine qu'ils étaient, somme toute, les descendants de Baldur von Schirach - Reichsleiter, chargé de l’éducation de la jeunesse de l'Allemagne nazie - qui a affirmé «Quand j’entends le mot culture, je sors mon revolver.»

Comme un prêté vaut bien un rendu, je lui dédie cette photo du musée ... du Mur de l'Atlantique, juste histoire de montrer que le béton vieillit mal, comme les références historiques déplacées.

03.10.2008

L’envers du décor

de Quattro et SecuritasHier, aux alentours de 12h45, la conseillère d’Etat Jacqueline de Quattro s’exprimait en direct devant les caméras de la TSR pour le journal de la mi-journée.

Elle s’expliquait à propos de la fameuse affaire des taupes de Securitas et rapportait les conclusions de l’enquête menée à l’interne par l’ancien juge Jomini. Selon se dernier, la police cantonale avait bien et bien eu vent de cette affaire, mais par la suite, elle n’avait plus eu d’informations à ce sujet de la part de Securitas.

Lors du journal, interviewée en duplex et sur la place du Château par Cedrinne Vergain, Madame de Quattro déclare : « Oui je suis soulagée. »

Et pourtant, pendant que la ministre parlait, la taupe rôdait … dans son dos. Elle rôdait et s’installait confortablement sur sa place de parc située au pied de la statue du major Davel.

de Quattro et SecuritasSi, selon 24 Heures, le rapport de l’ancien juge Jomini « absout » la police, il n’en demeure pas moins que la Ministre de la Sécurité et de l’Environnement devrait garder l’œil ouvert et jeter de temps en temps un petit coup d’œil par-dessus son épaule.

P.S. Après une très longue et minutieuse enquête, je suis en mesure de vous révéler que ce véhicule Securitas peu banalisé est, selon toute vraisemblance, celui de la personne chargée de vérifier que les places jaunes réservées à l’administration cantonale sont bien utilisées par les ayants droit.

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